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Le chef d’œuvre de Jean-Michel Bazire

Jamais un entraîneur de trot n’avait réalisé un tel exploit dans le GP d’Amérique. Réaliser le doublé gagnant de notre épreuve reine auquel il faut ajouter une 4e place, avec seulement trois partants sur les rangs, est devenu du domaine du possible puisque Jean-Michel Bazire a réalisé ce tour de force ce dimanche ! Ce Prix d’Amérique 2019 sera donc à marquer d’une pierre blanche pour pareil tir groupé, signé par un professionnel hors pair entrant encore un peu plus dans la légende, au-delà de ses 20 sulkies d’or déjà acquis.

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1, 2 et 4 avec ses trois pensionnaires, Bélina Josselyn, Looking Superb et Davidson du Pont: du grand art, signé JMB

Jean-Michel Bazire est un génie du trotteur en particulier et du cheval en général, tant il sait être à son écoute pour en tirer la quintessence, que ce soit au sulky et pour en faire un athlète de haut niveau. Si la consécration de Bélina Josselyn n’a pas été une surprise, si la 4e place de Davidson du Pont est dans la logique des choses car il a été notre meilleur 5 ans l’an dernier, la 2e place de Looking Superb est en effet révélatrice. Là encore, jamais un trotteur venu de « nulle part », arrivé en France avec moins de 100 000 euros de gains, s’était immiscé à l’arrivée d’un Prix d’Amérique, qui plus est à la 2e place, battu seulement d’une tête ! En moins de deux mois sous son entraînement, JMB avait déjà réussi à lui faire gagner un Groupe II, le Prix Ténor de Bauné lui ayant ouvert les portes pour le jour « J ». Cinq semaines plus tard, voilà Looking Superb 2e de notre championnat du monde… Dans cette progression stratosphérique du 6 ans norvégien, on ne peut y voir que la touche de « JMB », ayant su déceler un potentiel jusqu’alors caché que sa méthode d’entraînement a révélé au plus haut niveau. Evidemment, ce n’est ni un hasard, ni de la chance, mais le fruit de trente années d’observation, de réflexion, de remise en questions, de millions de tour de pistes effectués derrière un sulky. Le talent allié au travail et à la rigueur débouchent sur l’art. En ce sens, JMB mérite aujourd’hui et à nos yeux le titre de Picasso des courses et pas seulement celui d’un Zidane du trot.
L’arrivée de ce 98e Prix d’Amérique, composée de deux TF et de trois étrangers, met également en lumière les vertus des croisements franco-américains, y compris sur les 2 700 mètres de notre Grande Piste de Vincennes, si tant est qu’il fallait encore en être convaincu. Bélina Josselyn possède 47% de courant de sang standarbred, illustrant cette réussite, au même titre que Looking Superb, issu de « notre » Orlando Vici et Readly Express, fils de « notre » chef de race, Ready Cash. Seul, Davidson du Pont, avec seulement 12,5% de jeune sang US, fait figure d’exception, rappelant qu’aucun Trotteur Français (à 100%) n’a gagné le Prix d’Amérique depuis Késaco Phédo, en 2004, et avant lui, Général du Pommeau en 2000. C’est dire si la balance est largement en faveur du métissage entre le meilleur de ces deux races.
Le succès de Bélina Josselyn, après ceux d’Up And Quick en 2015 et de Royal Dream en 2013, est celui d’un éleveur/propriétaire (en l’occurrence deux), les Bernard père et fils. En cela, il est réjouissant et mérité, tant l’élevage est une affaire au long cours, demandant patience et persévérance. Qu’un élevage, créé il y a quarante ans par un nouvel investisseur à l’époque, ait été récompensé ce dimanche est en effet un message d’espoir envoyé à toutes celles et ceux désireux de se lancer dans cette activité constituant la base des courses. Sans « naisseurs », en effet, notre si beau et grand sport n’existerait pas, faut-il le rappeler.

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