En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience, vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts et vous permettre l'utilisation de boutons de partages sociaux. En savoir plus
Logo Province Courses
HippiQuotidien
MON ESPACE PERSOCONNEXION
ABONNEZ-VOUS À PROVINCE COURSES
MON ESPACE PERSO ABONNEZ-VOUS À PROVINCE COURSES CONNEXION

Inscrivez-vous à notre newsletter

Province Courses Blog

Aux grands maux, les grands remèdes

En 2010, 252 millions d’euros avaient été distribués en allocations de courses et primes aux éleveurs par la SECF. L’an prochain, les socioprofessionnels du trot devront se partager cette même somme, soit une cure d’amaigrissement comme ils n’en ont jamais vécue.

post Image

Si l’on s’en tient à la seule inflation connue entre 2010 et 2018, le manque à gagner se situe à 30 millions d’euros. Mais il est bien supérieur tant les coûts ont explosé dans l’univers des courses lors de cette décennie : densification du calendrier engendrant des frais de déplacements et de main d’œuvre toujours plus importants, augmentation du prix des matières premières -fourrages et céréales en particulier-, prix de saillie en constante progression, en particulier sur les étalons les plus convoités, et l’on pourrait compléter la liste.
Elever un trotteur de courses et l’entraîner représentent en conséquence un investissement de plus en plus décalé avec son espérance de gains. Avec une enveloppe réduite de 10% en 2019, la situation ne va donc pas s’améliorer, ni pour les éleveurs, ni pour les socio-professionnels, ni pour les propriétaires.
S’il n’y a pas encore péril en la demeure, car 250 millions d’euros d’encouragements représentent encore beaucoup d’argent dans une filière comme celle du Trot, l’interrogation de tous les acteurs concerne cependant l’avenir tant nos Institutions ont perdu de leur crédibilité ces dernières années.
Collectivement, Sociétés Mères et PMU se sont fourvoyés en privilégiant une politique de l’offre à tout va, ayant certes été payante pendant une décennie (2002/2011) mais qui aura eu ensuite l’effet totalement inverse. Le problème, c’est que ce retournement de tendance se traduisant par une fuite massive des turfistes, a été l’objet d’un long déni de réalité. Y compris encore en ce début d’année, on nous faisait croire que la croissance des enjeux hippiques pourrait être de 2%. Or, elle sera en baisse d’au moins 2,5%.
Aux grands maux, les grands remèdes donc : la nouvelle stratégie du PMU et de son équipe dirigeante entièrement remaniée depuis le printemps prône une démarche rigoureusement inverse : moins de courses Premium, moins de paris, retour au Quinté+ de l’avant 2005 et recentrage autour du parieur hippique. La démarche est pleine de bon sens et n’en reste pas moins risquée tant il est toujours très compliqué de reconquérir un client déçu, à plus forte raison quand il dispose de l’embarras du choix dans l’univers des jeux.
Ce mercredi, lors du dernier Comité de LeTROT de cette année 2018, les débats ont donc été plus « chauds » que de coutume. Malgré cela, le plan présenté a été approuvé à l’unanimité du Comité, à savoir aussi bien de la part des éleveurs, entraîneurs, propriétaires, jockeys/drivers que des cooptés. A défaut d’être en phase sur les causes et les responsabilités des uns et des autres ayant conduit à la situation actuelle, les élus du Trot ont en effet bien conscience que l’essentiel est aujourd’hui dans la construction d’un nouveau modèle. Celui-ci dépend d’idées nouvelles, de sang neuf et d’engagements personnels au nom du COLLECTIF.
Comme 2019 sera une année électorale, l’occasion tombe à pic !

Laisser un commentaire