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Bold Eagle : faut-il arrêter ?

Evidemment, l’énorme contre-performance de Bold Eagle, dimanche à Cagnes-sur-Mer, est trop mauvaise pour être exacte, selon la formule consacrée. Ayant eu à la fois la mauvaise course, trottant en épaisseur, sans doute dans un jour « sans », voire malade (on le saura seulement dans quelques semaines quand tous les examens auront été faits), le champion du Trot Français n’en est pas moins au crépuscule de son immense carrière. 

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Bold Eagle, lors de l'un de ses heats d'échauffement à Cagnes-sur-Mer

Quasi-invincible de 3 ans jusqu’au milieu de son année de 6 ans (35 victoires en 39 sorties), le crack a vu ses statistiques s’inverser depuis son premier (et unique) combat perdu face à Aubrion du Gers dans le Prix d’Eté 2017, avec seulement six succès en 18 sorties pour trois Groupe I supplémentaires emportés (contre 15 précédemment).
A ces données chiffrées, s’est régulièrement ajoutée l’impression dans ses fins de course que le champion avait perdu de sa rage de vaincre, de son instinct de tueur. Donnant souvent l’impression de dominer ses adversaires dans le dernier virage, Bold Eagle n’a plus cette capacité d’en remettre « une » (accélération), la ligne droite venue.
Si le moteur est toujours là, le crack a perdu de son fighting spirit au fil du temps. Face à des adversaires qu’il dominait de la tête et des épaules à 5 et 6 ans, mais qui ont continué de progresser, il lui aurait fallu garder cette envie de se battre pour les mettre à la raison. Or, ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Bold Eagle est un fils de Ready Cash, connu pour donner des trotteurs près du sang et en particulier très généreux à l’effort. Les « bons » Ready Cash ne calculent pas, ne s’économisent pas, aussi bien à l’entraînement qu’en compétition. Dans ces conditions, il est logique qu’à un moment donné, ils finissent par rendre les armes.
Comme son père, Bold Eagle a gagné le Critérium des 3 ans, premier de ses 18 Groupe I. Comme son père, il n’a pas disputé, cinq mois plus tard, le Critérium des 4 ans. Mais à l’inverse de son auteur, ayant raté ses années de 4 et 5 ans, Bold a gagné deux Groupe I à 4 ans, cinq à l’âge de 5 ans, dont un premier GP d’Amérique, et six à 6 ans, année où Ready Cash retrouvait seulement le devant de scène.
Les gros combats évités par Ready Cash à 4 et 5 ans, Bold Eagle les avait livrés, étant au sommet de son art à 5 ans. A 6 ans, le père et le fils ont donné l’impression d’être sur la même ligne de crête. A 7 ans, le père a fait mieux que son rejeton. A 8 ans, Ready Cash avait encore gagné 940 500 euros, là où Bold n’en totalise « que » 67 000 jusqu’à présent. A 9 ans, Ready Cash fut en revanche incapable de revenir au premier plan,
Est-ce à dire que Bold Eagle a consommé tout son potentiel de compétiteur avec une année d’avance sur son géniteur ? Ce n’est pas impossible, surtout à de telles altitudes, le premier ayant disputé un bien plus grand nombre de Groupe I (25 à ce jour, pour 18 succès) que son aîné (20 au total, pour 9 titres).
Est-ce à dire que Bold Eagle doit mettre dès à présent un terme à sa carrière sportive ? Nous aurions tendance à le penser. En effet, il n’a plus rien à prouver et s’expose aujourd’hui à plus de probabilités de connaître d’autres défaites que d’autres grands succès. Un champion doit savoir réussir sa sortie, même s’il existe de fameux come-back, comme celui de ZZ cette semaine dans la galaxie du football. Qu’on le veuille ou non, la suite de la grande histoire de Bold Eagle est désormais à écrire au haras où il a si bien débuté, à l’image de son père, comptant déjà, au sein de sa première génération, la gagnante de Groupe I, Green Grass

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