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Hippodromes sur la sellette

Ces derniers temps, voire tout récemment, certains de nos hippodromes se retrouvent sur la sellette. Après Enghien, où l’on a fait une croix sur ses réunions d’obstacle en 2016, Maisons-Laffitte devrait fermer ses portes à la fin de cette saison, avec comme seule trace de son glorieux passé son centre d’entraînement redimensionné. En province, dix sociétés ont fermé leurs portes sur les cinq dernières années.

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Quel est l'avenir de Borély, à Marseille ? La question interpelle tout le Sud-Est

A Marseille, l’hippodrome de Borély, créé en 1860 et rénové complètement en 1999, où l’on court en plat et au trot à 39 reprises dans l’année, est dans le collimateur des édiles actuelles de la ville, qui verraient d’un bon œil de reprendre totalement la main sur ce lieu hautement stratégique en matière de promotion immobilière.
Longchamp et Auteuil ont vu leurs loyers nettement renégocier à la hausse lors de ces dernières années par la ville de Paris. D’ici 2022, ce sera au tour de Paris-Vincennes de signer une nouvelle convention, son bail arrivant à échéance à cette date.
En province, d’autres Sociétés de courses entretiennent des rapports plus ou moins compliqués avec les mairies où elles sont implantées. Le dernier différend en date concerne l’hippodrome marin de Ploubalay, où l’on court depuis 1908, pas encore assuré de disputer sa réunion annuelle sur la plage de Sieu, programmée le 21 juillet prochain. Malgré un franc succès chaque saison, à plus forte raison avec la création du Trophée des Plages, la mairie se fait tirer l’oreille pour mettre à disposition sa fameuse grève, concurrence touristique oblige. Espérons que la voie de la raison finisse par l’emporter, évidemment au bénéfice de nos… trotteurs.
Ces fermetures ou remises en question concernant l’avenir de nos hippodromes sont donc à prendre très au sérieux et surtout révélatrices d’un rapport de force de plus en plus déséquilibré entre les Sociétés de Courses et les municipalités où elles sont implantées. En 2010, dans le cadre de la loi d’ouverture sur les paris en ligne, le code des impôts avait pourtant été l’objet d’une évolution assurant une rémunération pour les villes, basée sur les enjeux collectés. A titre d’exemple, cette année-là, 62 municipalités avaient ainsi perçu plus de 10 000 euros de rentrées par ce biais, dont 29 plus de 100 000 euros (parmi lesquelles six à 400 000 euros et plus, dont trois à 700 000 euros, plafond retenu). 205 municipalités avaient perçu une manne inférieure à 5 000 euros.
La baisse continue des enjeux hippiques amorcée depuis 2012 a vu ces rémunérations chuter d’autant. Face à moins d’espèces sonnantes et trébuchantes en retour, bon nombre de municipalités commencent ainsi vraiment à s’interroger sur le bien-fondé de réserver d’aussi grands espaces à de seules fins d’organisation de courses de chevaux. Parallèlement, la fréquentation des hippodromes n’ayant cessé de décroître lors de ces vingt dernières années, passant de 3 millions d’entrées par an à environ 2 millions en 2018 (dont la moitié à titre gracieux), l’argument de la popularité de notre sport ne peut plus guère être utilisé, notamment au niveau des grandes villes où le public brille par son absence.
Dans une telle position, nos Sociétés Mères et la Fédération Nationale des Courses Hippiques se doivent de réagir : la question du nombre de nos hippodromes est bel et bien un vrai sujet de fond nécessitant de mettre tous les « plus » et les « moins » sur la table. Et plus que jamais, la Fédé devrait se doter d’un service Relations Publiques et de lobbying pour assurer un relais permanent et défendre la cause hippique auprès des municipalités.

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