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Devoirs d’exemplarité

Tout se sait dans le microcosme hippique, à plus forte raison à l’époque des réseaux sociaux et en plein meeting d’hiver où plus d’un millier de chevaux s’entraîne à Grosbois, chaque jour. Quand le trotteur norvégien Vainqueur R.P., associé à Eric Raffin, a remporté le 12 janvier dernier le Prix de Croix, un Groupe II, devant Ermining d’Oliverie, Express Jet et Enino du Pommereux, les balances ont aussitôt bruissé de rumeurs sur le fait que le vainqueur était entraîné, en réalité, par Jean-Michel Bazire depuis trois semaines et constituait un « coup sûr ».

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Vainqueur R.P. (Eric Raffin) domine la situation pour finir. Derrière lui, on voit Enino du Pommereux qui terminera à la 4e place, tout près. Photo APRH

Or, Jean-Michel Bazire était associé ce jour-là à Enino du Pommereux avec lequel il avait gagné le Critérium des 4 ans en mai, le fameux Vainqueur R.P. étant resté déclaré sous l’entraînement du professionnel, Frode Hamre.
L’enquête menée par les Commissaires de la SECF, sur réclamation de Sylvain Roger, entraîneur d’Enino, ont bel et bien confirmé que Vainqueur R.P. (depuis vendu à Joël Séché et désormais sous la férule de Jean-Luc Bigeon) résidait dans l’établissement de JMB à cette époque où il était placé sous la responsabilité d’une de ses salariées. Dans ce contexte, et vu le lien de subordination entre JMB et son employée, Vainqueur R.P. aurait donc dû être déclaré dans son effectif. Si tel avait été le cas, le driver ne pouvait se mettre au sulky d’Enino du Pommereux et tout ce pataquès aurait été évité, à savoir la disqualification du 5 ans norvégien, une mise à l’amende de 8 000 euros pour JMB et le malaise allant avec…
Affaire de jeu ? L’enquête menée sur les mises engagées au PMU n’a rien décelé d’anormal. Délit d’initiés ? En partie, mais il en est toujours ainsi dans le domaine du turf, les turfistes n’étant jamais sur le même pied d’égalité, selon les réseaux dont ils disposent et les proximités avec les entourages des chevaux. D’où ce mythe des fameux « tuyaux », réels ou percés…
Négligence ? Certainement et indiscutablement. Pour ne pas avoir pesé les conséquences et effets de bord de cette non-déclaration d’entraînement de Vainqueur R.P. dans son effectif, pour avoir accepté de driver Enino du Pommereux, Jean-Michel Bazire a prêté le flanc à la suspicion et à la critique. Il s’en serait bien passé, évidemment.
Quand on est le leader de sa profession et un bon communicant (chaque semaine dans les colonnes de Paris-Turf), un devoir d’exemplarité s’impose. JMB, qui déteste l’à-peu-près avec ses trotteurs et toujours à la recherche de l’excellence, a failli en la circonstance.
« On apprend toujours de ses erreurs ». Le professionnel le sait mieux que quiconque et saura en tirer la leçon. Par extension, le cas «Vainqueur R.P. » est l’occasion de sensibiliser tous les professionnels sur l’impérieuse nécessité de jouer la transparence, à tout moment. Que ce soit dans les déclarations d’effectifs, dans les propos tenus par les entraîneurs face à la presse écrite ou télévisée, les informations données sur les réseaux sociaux ; toute négligence ressort au grand jour à un moment ou l’autre et peut se retourner contre vous.
La sanction délivrée par les commissaires de la SECF, pour exemplaire qu’elle soit, les rappelle également à leurs… devoirs. Eux aussi se doivent d’être irréprochables dans leurs jugements et décisions. Et puisqu’il s’agit, en la circonstance, d’une affaire de prête-nom, ils ont encore du pain sur la planche en la matière. Que JMB serve d’exemple, certes. Mais ces règles doivent être les mêmes pour tout le monde ! On n’en est, malheureusement, pas encore là !

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