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Lueurs d’espoirs

S’il est encore trop tôt pour se réjouir, les chiffres enregistrés par le PMU lors de ce premier trimestre 2019 confirment une inversion de tendance plutôt encourageante. A la fin mars, les enjeux affichaient certes une baisse de 3,4%, mais elle est à comparer aux -4,5% enregistrés au cours du second semestre 2018. Soit un point de gagné, ce qui est toujours çà.

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Autre bonne nouvelle: samedi dernier à Enghien pour la victoire de Looking Superb dans le GP de l'Atlantique, il y avait plus de 8 000 personnes sur le Plateau de Soissy. Photo APRH

Le Quinté+, sans être redevenu positif, retrouve un peu de couleurs, la baisse ayant été amortie de près de deux points au cours de ces trois premiers points, versus 2018. La promesse de rapports doublés, pour l’ordre et le désordre, a été tenue depuis la suppression du rapport 4sur5 intervenue à la mi-janvier ainsi que la disparition de la tirelire, offrant aux turfistes des perspectives de gains alléchantes. Dimanche dernier, pour le Prix du Président de la République, le rapport ordre était ainsi de 1,3 millions (un seul gagnant avec un Flexi à 25 %) et le désordre supérieur à 10 000 euros, ce qui redonne le droit de rêver.
La bonne nouvelle vient surtout de la réaction des turfistes face à la baisse du nombre de courses PMU intervenue à partir de début janvier. Alors que depuis quinze ans, on ne cessait de faire de la surenchère pour promouvoir le recyclage, nous faisant croire que les courses étaient avant tout un marché d’offre, l’option radicale prise par la nouvelle équipe du PMU montre l’inverse. Entre janvier et mars 2019, les enjeux collectés par course ont progressé de 22 %, compensant la diminution de 21% de l’offre. C’est bien la preuve que les turfistes aspirent à jouer sur un moins grand nombre d’occurrences, mais « mieux », afin de préserver des masses suffisantes par type de pari dans l’espoir de toucher de meilleures cotes.
Parallèlement, le PMU s’est infligé une cure d’amaigrissement et de réduction de ses charges (28 millions d’euros en 2018) mais encore de révision de ses investissements à l’International. On pense notamment au Brésil où sa tentative d’implantation aura coûté entre 2016 et 2018 une bonne vingtaine de millions d’euros. Faire de la croissance à tout va, quel qu’en soit le prix à payer, n’est plus de mise et c’est tant mieux. On peut en dire autant en ce qui concerne les paris sportifs et le poker, sur lesquels les dépenses publicitaires ont été revues à la baisse. A défaut de vendre pour le moment ces « actifs », le PMU a réduit la voilure, pour se concentrer essentiellement sur les paris hippiques. En résumé, notre Institution a remis l’église (l’hippisme) au milieu du village et de ses prérogatives. Ce n’était pas faute de le dire depuis des années !
L’autre satisfaction aura été de voir la prompte réaction et la mobilisation de la filière, suite à l’incendie de Notre Dame de Paris, preuve de son souci de s’inscrire dans la « vraie vie », ce qui n’a pas toujours été le cas par le passé. En « levant » 1,1 million d’euros sur la recette PMU de dimanche dernier, les courses ont apporté leur pierre à l’édifice et fait preuve de leur sens de l’intérêt général.
Côté courses, on ne peut passer sous silence un Prix de l’Atlantique disputé samedi dans un temps record (1’10’’6), où l’absence de Bold Eagle, décidémment infortuné ces derniers mois, aura été compensé par l’éclair de grande classe fourni par Looking Superb. Le second du GP d’Amérique est désormais lauréat de Groupe I et aura franchi de nombreux paliers en six mois sous la houlette de Jean-Michel Bazire. L’écurie du sarthois, en termes de chevaux d’âge, devient de plus en plus impressionnante ! Dès ce samedi, à Argentan pour la première épreuve du TGV 2019, son chef de file Aubrion du Gers aura l’opportunité de le confirmer, une fois de plus !

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