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Attendre encore, pour savoir…

La situation de la filière ressemble un peu à la journée de gala s’étant déroulée ce mercredi à La Prairie, sur l’hippodrome historique de Caen, plein comme un œuf à l’occasion, baigné de soleil et d’espoirs mais aussi riche d’interrogations.

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Aubrion du Gers et Bold Eagle ont rempli l'un et l'autre leur contrat, mercredi, à Caen. Photo APRH

Fado du Chêne et Aubrion du Gers y ont brillé à une année d’intervalle, LeTROT se nourrissant de cette continuité, tout en accordant de la place aux jeunes à l’image de Gala Téjy, ayant fait son « Fado » au départ du Saint Léger des Trotteurs avant de rectifier -lui aussi- le tir de façon impressionnante.
Aubrion du Gers a de nouveau battu Bold Eagle, grâce à un JMB « maitre tacticien » face à Bjorn Goop découvrant un Bold Eagle vraiment rassurant pour sa rentrée. Il fallait qu’il en soit ainsi, sachant que pour l’un comme pour l’autre, les grandes échéances sont pour très bientôt. La grande piste de Caen n’a en effet rien de comparable à l’anneau de mille mètres de Solvalla avec ses virages relevés, tout comme l’exercice du mile par rapport à un « 2 450 mètres », à plus forte raison quand il faut le courir par deux fois. Le Prix René Ballière sera, quant à lui, l’épreuve de vérité pour Bold Eagle, qu’il doit remporter pour la 4e fois s’il veut continuer de nous faire rêver.
Jean-Michel Bazire laissera sa place à Jos Verbeeck au sulky d’Aubrion en Suède, Franck Nivard ayant perdu la sienne aux commandes de Bold. Ces changements de pilote ressemblent aux ajustements politiques permanents que nous vivons, y compris au trot.
Pendant trois décennies (le Quinté+ a été lancé en 1989), on nous a dit que le nombre idéal de partants était de 18 pour optimiser la recette ? A partir de cet été, la course événement sera choisie de préférence dans une épreuve réunissant 14 à 16 concurrents, car ce serait désormais la fourchette idéale pour avoir de bons enjeux.
Depuis que nous sommes en culottes courtes, au jeu simple gagnant, on pouvait jouer sur deux chevaux pour le prix d’un, grâce à la notion d’écurie ? Ce serait un non-sens et une contre-publicité pour les courses, le turfiste devant être désormais récompensé au mérite. Exit, en conséquence, ce principe d’écurie gagnante !
Fin décembre 2018, LeTROT avait-il arrêté, à partir d’une « modélisation », son programme de 2019 et la répartition de la baisse de ses allocations, entre Paris et la province, ses courses Premium et PMH ? Il a fallu une grogne partie de province (LeTROT a, en quelque sorte, ses « gilets jaunes »), pour que la Société Mère révise ses plans. A compter du 1er juillet, les courses PMH pour vieux chevaux (7,8 et 9 ans), disputées sur les hippodromes de 2e et 3e catégorie, vont être revalorisées d’environ 1 000 à 2 000 euros, soit une enveloppe supplémentaire d’un million d’euros prise sur les réunions parisiennes.
La fameuse règle de 2/3 de courses attelées pour 1/3 de courses montées, appliquée à Paris depuis des lustres, semble avoir aussi du plomb dans l’aile, à constater quelques changements de conditions de course, à compter de ce meeting d’été/automne. Là encore, en vue d’optimiser le nombre de partants et la recette, des épreuves montées sont appelées à disparaître. Est-ce à dire que l’on ouvrira un jour le Prix d’Amérique aux hongres ? Nous n’en sommes pas encore là tout de même !
A moins de six mois des élections socio-pros, on déblaie donc le terrain pour l’avenir, comme l’ont prouvé les décisions prises lors du Comité de LeTROT de ce début de semaine. Dominique de Bellaigue a même reconnu publiquement, ce mardi, combien le Trot et le Galop reposaient sur une culture différente, représentant autant d’obstacles pour mettre en place des mutualisations indispensables. D’où l’appel, de ses vœux, à la nomination de médiateurs au sein de chaque Société Mère afin de créer les passerelles adéquates. En clair, il y a encore beaucoup à faire pour s’assurer un avenir meilleur.

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