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Cet Elitloppet 2019 vaut bien un GP d’Amérique

Puisque LeTROT campe sur ses positions en interdisant à nos hongres de disputer des Groupes I, y compris chez les chevaux d’âge, l’Elitloppet 2019 offre à Aubrion du Gers cette opportunité.

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Aubrion du Gers va retrouver Jos Verbeeck à son sulky, ce dimanche, avec lequel il s'est déjà imposé à quatre reprises à l'étranger et terminé une fois 3e, en autant de sorties. (Photo APRH)

Ce dimanche, à Solvalla, dans un Elitloppet de très haute tenue, nous allons donc savoir si notre 9 ans est capable de regarder dans les yeux les champions Readly Express (1’08’’9) et Propulsion (1’08’’1). A la lecture du meilleur chrono d’Aubrion (1’10’’5) réalisé à ce jour, c’est dire si celui-ci va devoir placer la barre très haut dimanche pour rivaliser avec les spécialistes de la vitesse, un territoire quasi inconnu chez un trotteur n’ayant disputé à jour qu’une sortie (victorieuse) sur le mile, le Critérium de Vitesse d’Argentan.
Après l’avoir emporté en 2007 (L’Amiral Mauzun) et 2008 (Exploit Caf), le driver Jean-Michel Bazire aurait pu se laisser tenter par l’adage « jamais deux sans trois », en se remettant au sulky de son crack. Mais ayant pris pour habitude, à l’étranger, d’en confier les rênes à Jos Verbeeck, JMB est resté fidèle au pilote belge, ce qui est tout à son honneur. Il offre ainsi l’opportunité à son confrère, banni de courses Françaises depuis trois ans, de revenir en pleine lumière en se rappelant à notre souvenir. JMB s’offre même le luxe de présenter un second partant, le 6 ans norvégien Looking Superb, 2e du GP d’Amérique et épatant vainqueur du Prix de l’Atlantique, en le confiant à Ake Svanstedt, qui le découvrira pour la circonstance.
Mieux encore, notre tête de liste ne sera pas du voyage, préférant rester ce weekend sur ses terres de l’Ouest et en particulier ce dimanche sur l’hippodrome de Sablé-sur-Sarthe, où l’on honore depuis plusieurs années la mémoire de son père, Michel. Après tout, le travail de l’entraîneur est fait et ce sont aux chevaux et à leurs drivers de finir le « job ». C’est dire si JMB est passé dans une autre dimension, pouvant s’offrir cette liberté d’agir. Le choix des rois.
De son côté, Aubrion du Gers relève son plus grand défi. Spécialiste des parcours de 2 700 mètres et plus, n’ayant jamais couru deux fois dans le même après-midi, son premier challenge sera de se sortir de son numéro piège (le 1) dans sa batterie et de se qualifier pour la finale, sans avoir à se faire trop de mal. Si c’est le cas, tout sera envisageable ensuite, même si les statistiques ne parlent pas en la faveur des hongres dans l’Elitloppet, avec seulement quatre succès en 67 éditions (Victory Tilly en 2000, L’Amiral Mauzun déjà cité, Commander Crowe en 2012 et Nahar en 2013). Les chiffres ne sont pas, non plus, en faveur des trotteurs trop âgés : Timoko est le seul à l’avoir emporté à 10 ans, et seulement quatre autres chevaux l’ont emporté à 9 ans, dont le mayennais Ianthin, en 1983. Ce qui ne nous rajeunit pas.
Le défi tenté par Aubrion du Gers ne doit pas occulter les participations de nos deux autres représentants, la sudiste Bahia Quesnot et le parisien Dijon, tous les trois au départ de la même et 2e batterie, celle de Propulsion. Mais si la jument de Junior Guelpa, qui va vivre le plus beau moment professionnel de sa vie, a hérité du meilleur des numéros (le 3), ce n’est pas le cas du partenaire de Romain Derieux, avec le 8. Dans ces conditions, le fils de Ganymède devra gagner sa place en finale, dès le départ, en jouant sur son point fort, sa vitesse de base.
Enfin, on ne peut oublier Uza Josselyn, danoise sur son passeport, mais Française de cœur, née dans l’Orne, co-propriétaire de la famille Bernard et des époux Aebischer. Si une jument est programmée pour le mile, compte tenu de ses allures, c’est bien elle.
En résumé, cet Eliltoppet 2019 a une forte connotation française. Allez les bleu(e)s !

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