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Lâchez les candidats !

Après Jean-Pierre Barjon, candidat soutenu par Equistratis, on connaît depuis la fin de la semaine dernière le second postulant à la Présidence de LeTROT : Philippe Savinel.

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Entré dans le collège des cooptés en début d’année, celui qui était encore le PDG du Groupe Pernod Ricard jusqu’à la fin de ce premier semestre 2019 a décidé de briguer la succession de Dominique de Bellaigue le 11 décembre. Mardi prochain, on devrait en savoir plus sur la plate-forme stratégique du candidat et ses plans d’actions ainsi que sur son équipe de campagne. D’ores et déjà, c’est un secret de polichinelle de dire qu’elle est constituée d’un premier cercle composé de Joël Séché et d’Olivier de Seyssel, tous les deux vice-présidents de LeTROT, mais aussi de Thibault Lamare, élu début 2019 à la tête du Syndicat des Entraîneurs/Drivers, après avoir été le porte-parole des JPFC. Ces « jeunes Professionnels de la Filière Cheval » avaient été à l’initiative de la manifestation parisienne de la fin mars 2017 pour dénoncer le projet de la FDJ de proposer des jeux en ligne dans son réseau de points de ventes.
A ce tandem maintenant déclaré, s’ajoutera-t-il un troisième homme ? Ce n’est pas impossible, Pascal Boey, Président du Syndicat des Propriétaires, n’ayant jamais caché qu’il aimerait bien se lancer dans la course quand Dominique de Bellaigue passerait la main. L’heure est maintenant venue.
Reste à savoir pour qui le Président aux cinq mandats se positionnera. Là encore, sans être grand devin, la logique voudrait que ce soit pour Philippe Savinel, ce dernier étant adoubé par les des deux vice-présidents du « sortant » et s’inscrivant plutôt dans une logique de continuité que de rupture.
Dans sa tribune publiée en fin de semaine dernière dans la presse spécialisée, Philippe Savinel se veut en effet rassurant, estimant la situation financière de l’Institution certes « préoccupante mais loin d’être désespérée », mettant en avant un système fonctionnant « globalement bien dans son ensemble, grâce à une colonne vertébrale solide et une équipe PMU professionnelle et motivée, compétente et claire dans la stratégie à suivre. »
Depuis juillet, Philippe Savinel a été nommé par ailleurs à la tête d’un comité de pilotage commun entre le Trot et le Galop, son binôme galopeur étant Georges Rimaud, afin de « poursuivre les plans d’optimisation en cours, mais également de travailler conjointement sur de nouveaux projets d’économies, de rationalisation, voire de transformation. Ceux-ci concernent aussi bien les dépenses et investissements communs que le développement de stratégies coordonnées entre France Galop et LeTROT. » Dans sa tribune, l’ancien PDG de Pernod-Ricard ne dit pas autre chose, associant d’ailleurs le PMU dans ces chantiers à venir, afin de jouer « collectif » et « ensemble ».
Entre un Philippe Savinel se voulant consensuel et capitaine d’équipe, homme de « rassemblement et non de divisions », un Pascal Boey membre du Conseil d’Administration lors de la dernière mandature et un candidat plus clivant comme Jean-Pierre Barjon, se jouera le résultat de cette élection, sur fond d’inquiétude et d’une réalité de fait : la baisse de 12% des allocations intervenue en 2019. La campagne est désormais bel et bien lancée.
En attendant ce verdict des urnes, le ènième changement de paysage télévisuel hippique, intervenant en ce début d’automne, ne manque pas d’interpeller. Après le Groupe TF1, c’est au tour de M6 de prendre le relais, avec en tout et pour tout seulement quatre grandes courses appelées à être télévisées sur la chaîne à l’année, le quinté+ quotidien étant relayé sur son site internet. Sans préjuger de l’intérêt et de la qualité de l’émission hebdomadaire « Top départ : lâchez les chevaux », le change n’est y est pas. Nos courses vont être encore un peu plus « ghettoïsées ». Elles n’en avaient vraiment pas besoin !

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