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Un mois pour convaincre les socio-pros

A 24 heures d’intervalle, les deux postulants déclarés à la Présidence du Trot sont entrés officiellement en campagne, fin septembre, montrant d’emblée leurs différences, à la fois sur le fond comme sur la forme mais encore sur le plan de la méthode.

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Qui succédera à Dominique de Bellaigue, dans la "place" depuis 22 ans ? Photo Scoopdyga

Philippe Savinel, 62 ans, a choisi de se présenter, mardi, face à la presse hippique, dans une salle de réunion située au 54e étage de la Tour Montparnasse, mise à disposition par Joël Séché au siège de sa Société. Afin, dira-t-il, de « montrer combien ses ambitions sont élevées » pour redonner des perspectives aux socio-professionnels du Trot. Son binôme de présentation est Thibaut Lamare, 38 ans, récent Président du SEDJ (Syndicat des Entraineurs/Drivers/Jockeys de Trot). Joël Séché et Olivier de Seyssel, vice-Présidents de la SECF, sont là apporter leur soutien mais encore Philippe Delon, Thomas Bernereau, Xavier Decaudin. Dans une slide de présentation, une douzaine de noms supplémentaires figure, ayant contribué à la plate-forme « Ensemble ». Cette présentation, télévisée et diffusée sur Equidia, va durer plus de deux heures, avant le jeu des questions/réponses.
Le lendemain, c’est en province sur l’hippodrome de Vire, que Jean-Pierre Barjon et Pierre David, candidats déclarés à la Présidence et Vice-Présidence du Trot, se lancent dans le grand bain, sous le biais d’une réunion publique réunissant 200 personnes. A leurs côtés, Jacques Carles le délégué général d’Equistratis est venu prêter renfort, ce think-thank étant la base arrière d’un « projet collectif en vue de trouver une sortie de crise ». « Pour la première fois, les électeurs vont avoir le choix, le changement de politique passant par le changement des hommes ». De fait, Jean-Pierre Barjon et Pierre David, avec le soutien d’Equistratis, ont rallié à leurs causes cent-soixante candidats, se présentant dans tous les collèges, aussi bien au niveau national que régional. « La France des socio-pros a décidé de se prendre en mains et nos listes en sont la preuve ». Quelques dizaines d’entre-eux ont d’ailleurs fait le déplacement. En un peu plus d’une heure, ces trois leaders aidés de Caroline Sionneau comme maître de cérémonie, ont planté le décor, ses enjeux et se sont positionnés en rupture avec la politique menée ces dernières années.
Le contexte de ces élections est donc bel et bien inédit. Pour la première fois au trot, en effet, vont être opposés des candidats à titre « individuel », dont beaucoup de sortants, à des postulants soutenus par une plate-forme fort critique sur le bilan de la décennie passée. Les électeurs auront également à se positionner sur des programmes qui, s’ils sont en phase sur la nécessité de retrouver le chemin de la croissance et de mettre en place une nouvelle Gouvernance, se différencient sur les leviers à actionner. Faut-il reconstruire à partir de l’existant ou faire fi du passé pour mieux inventer l’avenir ?
Il est clair que le tandem Philippe Savinel/Thibaut Lamare refuse de jeter le bébé avec l’eau du bain, apportant « sa confiance et son soutien dans la stratégie et les plans d’actions mis en place récemment par le PMU ». En revanche, Jean-Pierre Barjon et Equistratis estiment qu’il faudra trancher dans le vif (économie de 100 millions dans les budgets de fonctionnement, ventes d’actifs immobiliers, cessions des activités paris sportifs et de poker). Où se situe le bon curseur ? C’est tout l’enjeu de la période qui nous attend.

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