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Etre et avoir été

La victoire, dimanche dernier, du 5 ans, Waldgeist dans le Prix de l’Arc de Triomphe a privé sa contemporaine, Enable de réaliser la fameuse passe de trois dans la plus grande course au monde de plat disputée sur le gazon, où avait échoué également Trêve en 2015 (4e). 

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La championne anglaise a raccourci son action à cent mètres du poteau, son entraîneur John Gosden et son jockey Lanfranco Dettori voyant s’envoler leur rêve d’un triplé, face au pensionnaire d’André Fabre qui l’avait suivi comme son ombre, capable -lui- de poursuivre son effort jusqu’au poteau d’arrivée.
Suffisamment bon à 2 ans pour gagner son Groupe I (Critérium de Saint-Cloud), 2e du Prix du Jockey-Club à 3 ans, gagnant du GP de Saint-Cloud à 4 ans, 4e de l’Arc l’an dernier, Waldgeist a donc passé un cap lors de son année de 5 ans, prenant une éclatante revanche sur Enable, qui l’avait pourtant devancé jusqu’alors par trois fois en autant de sorties. Comme quoi, la route tourne quand un pur-sang est attendu et préservé comme sait si bien le faire André Fabre avec ses chevaux, ne brûlant jamais les étapes avec eux, à plus forte raison quand il s’agit d’un mâle.
Depuis trois saisons, Enable était au sommet de son art et rien ne lui résistait. Pour la première (et sans doute la dernière fois), cette jument d’exception a essuyé un 2e échec en quinze sorties. Non pas qu’elle ait été moins performante dimanche dernier, mais à cause de Waldgeist qui, lui, a été au sommet de son art, fournissant la meilleure valeur de sa carrière.
Etre et avoir été. Les échecs de Trêve et d’Enable dans leur quête de remporter un 3e Prix de l’Arc de Triomphe nous amènent, évidemment, à faire le parallèle avec « notre » champion trotteur, Bold Eagle. Lui aussi a tout dominé de l’âge de 3 à 6 ans, avec deux Prix d’Amérique à la clé notamment et de nombreux autres Groupe I (dont trois Critériums) mais à compter de son année de 7 ans, il est rentré dans le rang, celui des champions « prenables » et non plus inaccessibles.
Est-ce à dire qu’il faut arrêter de courir un champion quand il entre dans sa phase descendante, même si celle-ci est encore de très haut niveau et l’autorise toujours à briller dans de très grandes épreuves ? Nous avons tous un avis différent sur la question, aucun d’entre nous détenant la vérité, à plus forte raison quand on n’est pas directement concerné.
Tout cela pour dire que Bold Eagle, amené à courir au Canada dans deux semaines, défit depuis un bon moment le temps et le poids des ans, à tort ou à raison, tandis que sa contemporaine, Bahia Quesnot, à pied d’œuvre ce samedi aux Etats-Unis, est -toutes proportions gardées- la « Waldgeist » du trot actuel.
Mais cette révélation de l’année 2019 est tout de même loin de valoir à nos yeux le 4 ans, Face Time Bourbon dont le sacre dans le GP de l’UET est attendu et espéré ce même samedi, en Finlande, avant de penser au Prix d’Amérique 2020, dans les traces de son glorieux aîné, Bold Eagle.
Etre et avoir été. Le Comité de la SECF va évoluer, lui aussi, en profondeur, chez les socio-professionnels. Depuis une semaine, on connaît en effet les postulants aux cinq collèges. Avec la non-candidature de sept sortants -sur seize postes- et une concurrence jamais vue jusqu’alors (48 postulants pour seize sièges), le renouvellement est d’ores et déjà assuré. Sous quelle forme et dans quelle proportion ? Il faudra encore attendre trois semaines pour le savoir.      

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