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Après le tsunami, que va-t-il se passer ?

Quels qu’aient été leurs choix sur leur bulletin électronique, les 5 373 votes pour l’un des cinq collèges menant au comité de la SECF, en cette fin octobre, ont envoyé deux messages très clairs.

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Jean-Pierre Barjon (Photo Soopdyga)

Le premier, ils l’ont donné à travers leur mobilisation, avec un taux de participation de 54%, supérieur de plus de 15 à 17 points (soit 40% de plus) par rapport aux rendez-vous précédents de 2011 et 2015. Cette significative augmentation du taux de participation n’est pas la simple résultante d’une campagne menée de manière moderne (changement de modalité de vote, marketing téléphonique, publicité dans les journaux, utilisation des réseaux sociaux, etc… ) mais la résultante d’une inquiétude générale chez les « socios », et par conséquence de l’impérative nécessité de prendre son destin en main. Critiquer, c’est bien ; se bouger, c’est mieux.
Ces 40% de mobilisation supplémentaires sont, dans une écrasante majorité, le fait de femmes et d’hommes du métier, inquiets pour leur avenir et celui de leurs enfants, ayant subi de plein fouet la baisse des allocations en 2019 et sensibles au travail de « sape » mené par Equistratis depuis ces trois dernières années. Ce think-thank aura en effet capitalisé -une fois l’affaire GDE/Nonant le Pin résolue- sur les problèmes que connaît l’Institution, à la fois en termes de Gouvernance mais surtout sur le plan économique, avec une récession des enjeux hippiques depuis 2012, que les paris sportifs ou de poker, voire le développement à l’international, n’ont jamais été en mesure de combler. La baisse des ressources revenant à l’Institution, liée à une vraie crise autour des paris hippiques et du PMU, aura été le catalyseur du tsunami électoral enregistré jeudi dernier, au-delà du besoin de renouvellement de dirigeants ayant donné l’impression de vouloir trop verrouiller ou de ne plus maîtriser la situation de leur maison.
Car pour être un tsunami, ces élections en ont été un pour les « sortants », seul un « ancien » -PJ Goetz en l’occurrence, candidat Equistratis cette année – faisant figure de rescapé par rapport aux quinze entrants, tous fédérés par ce même Equistratis avec pour chefs de file le tandem Jean-Pierre Barjon/Patrick David. Huit membres du comité sortant en ont ainsi fait les frais, dont Pascal Boey, Yves Dreux, Christian Bigeon, Jean-Baptiste Bossuet, et Jean-Pierre Viel, les deux premiers cités allant devoir quitter leurs fonctions à la tête, respectivement, des Commissions de la province et des programmes. Les sept autres personnalités qui ne se représentaient pas cette année auront, en la circonstance, évité cette défaite.
La fin justifie-t-elle les moyens ? Les résultats poussent à répondre par l'affirmative. Les vainqueurs se sont appuyés clairement sur une logique de liste alors que l'élection est officiellement uninominale. Les candidatures individuelles ont paru alors d’autant plus dispersées, ne pouvant résister à la vague de mécontentement. Entre la campagne orchestrée par Jean-Pierre Barjon et les siens et celle de la "plateforme Ensemble", force a été également de constater une grande disparité dans les moyens mis en oeuvre.
Pour autant, le feuilleton de ces élections 2019 est loin d’être terminé, avec plusieurs scenarii en questions. Quelle indépendance vont souhaiter mettre Jean Pierre Barjon et Patrick David vis-à-vis à d’Equistratis et de Jacques Carles, son âme pensante ? A quelle cuisine électorale pourrait-on assister dans les semaines à venir pour faire pencher la balance du côté du programme « Ensemble » de Philippe Savinel ? Et surtout, une fois le 11 décembre passé et la nouvelle équipe élue ; quelle unité affichera LeTROT, cet état d’esprit ayant été -sur ces 30 dernières années- sa marque de fabrique ?

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