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Après la révolution, le temps de la construction 

Qui aurait parié, il y a trois mois, que LeTROT aurait pour nouveau chef de file un homme non issu de son sérail et adoubé par aucune des grandes familles ayant fait l’histoire de la discipline, cent-cinquante années durant ? Personne, à dire vrai. 

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Jean-Pierre Barjon, le jour du succès de Bilibili dans le Prix de Cornulier 2019

Jean-Pierre Barjon a réussi à relever ce challenge incroyable alors qu’il était totalement inconnu dans la planète trot en 2003, année où sa casaque blanche et verte faisait pour la première fois son entrée en scène, associée au 2 ans Meaulnes du Corta.
Seize ans plus tard, l’entrepreneur à succès, ayant vendu l’an dernier une petite fortune (88 millions d’euros) sa société dont il était le principal actionnaire (avec pour marque phare la limonade Lorina qu’il avait achetée pour une bouchée de pain en 1996), a conquis cette fois une citadelle/forteresse considérée comme imprenable pour un nouveau « venu ». C’est - le terme n’est pas trop fort - une véritable révolution au sein de l’Institution.
Pour réaliser ce tour de force, Jean-Pierre Barjon s’est tout d’abord appuyé sur sa légitimité de socio-professionnel, ayant investi régulièrement depuis quinze ans, à la fois comme éleveur/propriétaire. Aujourd’hui à la tête d’un élevage d’une quarantaine de poulinières basé dans le Centre-Est, ayant sous sa casaque une vingtaine de chevaux déclarés à l’entraînement (19 pour être précis), Jean-Pierre Barjon a réussi, en quinze ans, à se doter d’une écurie de premier plan. Même s’il a pu compter sur le facteur chance en tombant d’entrée de jeu sur
Meaulnes du Corta, vainqueur du Prix d’Amérique, et Niky, devenu un étalon de premier plan, l’entrepreneur a su en effet transformer l’essai en un temps record, avec ses élèves « classiques » Bilibili et Chancelière Citrus.
Parallèlement, le candidat a pu et su capitaliser sur un triple concours de circonstances : l’usure du pouvoir du côté de la SECF, Dominique de Bellaigue ayant certainement effectué un mandat de trop tout en ne se choisissant pas un dauphin ; l’inquiétude grandissante des socio-pros face à l’avenir, celle-ci s’étant justifiée par une baisse des allocations en 2019 de plus de 10% ; mais encore le travail de fond et très critique réalisé ces trois dernières années par Equistratis, pointant les lacunes de gestion/stratégie de l’Institution, Sociétés Mères et PMU en premier.
Le fruit étant mur, la première vendange a été le sans-faute des listes emmenées par JP Barjon, chez les socio-pros. A partir de ce moment-là, il était clair qu’il serait difficile d’aller contre un tel raz de marée, tant bien même que cooptés et Présidents de Sociétés aient tenté de faire front, « ensemble », derrière Philippe Savinel. En adoptant un profil bas et en faisant une campagne à-minima (à l’opposé de son adversaire), ce dernier aura ainsi perdu la bataille, certes de peu, mais bel et bien échoué, ouvrant une nouvelle ère.
Maintenant, il appartiendra à Jean-Pierre Barjon et à son Conseil d’Administration renouvelé à 92% (avec un seul sortant encore en poste, le vice-président Joël Séché) de « recoller » les morceaux car ces élections auront laissé des traces, de définir une stratégie d’entreprise, de collaborer plus efficacement en terme de synergie avec France Galop, d’imposer ses vues auprès du PMU pour redynamiser un pari hippique sur le déclin d’autant que la FDJ privatisée a déjà commencé à faire feu de tout bois, et enfin d’exister auprès des « politiques ». C’est dire si la tâche est immense. A partir de ce 11 décembre 2019, Jean-Pierre Barjon est confronté à son plus grand défi d’entrepreneur. Puisse-t-il, là encore, réussir.

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