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Double casquette

Jean-Pierre Barjon va vivre, ce dimanche, des émotions et responsabilités sans pareil. Non seulement, l’homme aura en effet la « pression » du propriétaire du grandissime favori et tenant du titre, Bilibili, mais il aura surtout l’honneur -avec les exigences qui vont avec- de porter la responsabilité de cette journée, sous sa « casaque », cette fois, de nouveau Président de la SECF.

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Jean-Pierre Barjon et son champion, Bilibili ont fait sensation il y a deux semaines dans la dernière épreuve préparatoire menant au Prix de Cornulier. Photo Scoopdyga

En imaginant que son champion réédite dans ce championnat du trot monté, il sera alors dans la position de celui qui s’offre en mains propres le trophée du vainqueur ! Pareille situation ne s’était présentée depuis des lustres, du temps où la casaque d’Albert Viel -alors à la tête de la maison mère, dominait la scène du trot. C’était dans les années 70 et le début des années 80… Voilà qui ne nous rajeunit pas !
En moins de deux décennies, « JPB » est devenu cet acteur majeur observé de tous, avec aujourd’hui une double casquette. D’un côté, celle du socio-professionnel à la tête d’un élevage conséquent et d’une écurie de courses qui se veulent performants. De l’autre, un « patron » d’une filière ayant la nostalgie de l’époque des « vaches grasses » et dont l’avenir est incertain. Admiré (mais aussi jalousé) pour sa réussite dans les affaires, aussi bien au titre d’entrepreneur qu’avec sa casaque, le voilà confronté à son plus grand défi : recréer de la richesse au sein d’un secteur hippique où -à la différence de taille près par rapport à ses précédentes expériences -, il n’est pas le seul à détenir les clés du succès. La SECF est en effet une association de type 1901, à la gouvernance complexe ; ne pouvant (re)prospérer sans une totale remise à plat de fonctionnement avec ses partenaires du Galop et du PMU. Tout cela pour dire qu’entre diriger une PME et une société de courses, fut-elle « mère », les leviers de la réussite sont très différents !
Revenons-en au sport et à la très belle affiche de ce Cornulier 2020, à la configuration originale, pour plusieurs raisons. Avec trois 5 ans et six 6 ans au départ, cette édition est tout d’abord la plus « jeune » (6,75 ans de moyenne d’âge) enregistrée depuis 1987, où ne s’étaient présentés que des 6 et 7 ans (pour une moyenne de 6,54) à l’occasion du second succès d’Oligo (J Hallais). Il n’aura échappé par ailleurs à personne la « féminisation » de ce peloton 2020, où les juments ont un large avantage du nombre (10) par rapport aux mâles, la plus jeune d’entre elles, Flèche Bourbon relevant le challenge de faire le doublé Président/Cornulier, à sept mois d’intervalle, réalisé uniquement par One du RIb (2006/2007) et Kaiser Trot (1980/1981), deux autres pensionnaires de… Joël Hallais. L’une de ces dames sera-t-elle capable de mettre à la raison Bilibili, l’incontestable référence de la discipline, avec ses trois participations dans le Cornulier (1er et deux fois 3e), son record établi l’an passé sur ce parcours (1’11’’2) et son statut de trotteur le plus rapide au trot monté toutes distances confondues (1’10’’5) ? Ce serait alors un véritable exploit.
La singularité de ce Cornulier 2020, c’est encore la présence de trois produits de Ready Cash sous les ordres du starter. On ne pouvait imaginer qu’un pur étalon américain, Mickey Viking en l’occurrence, devienne un jour aussi influent au trot monté; puisqu’on lui doit aussi Niky, le père de Bilibili, mais encore Jag de Bellouet, triple lauréat de l’épreuve reine représenté ici par Carla du Chatelet. Qui l’eut cru, il y a trente ans ?
C’est la magie des courses et de la génétique.

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