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Pourquoi les hongres devraient être fréquentables

La montée en puissance d’Aubrion du Gers (917 000 euros, 44 courses, 23 victoires), solide lauréat du Prix Kerjacques vendredi soir à Vincennes, remet la question d’actualité. Pourquoi les hongres n’ont-ils jamais eu droit de cité dans nos Groupe I ? En toute objectivité, nous allons tenter de l’expliquer, cette ligne de conduite ayant donné raison aux gardiens du temple pendant longtemps. Mais aujourd’hui, ce positionnement semble dépassé et extrême, compte tenu du déficit d’image de nos courses et de l’arithmétique des chiffres.

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Général du Lupin (Pierre Vercruysse) à sa grande période de gloire, au début des années 2000 a réalisé une carrière extraordinaire, sous la férule de Jean-Paul Marmion

Deux argumentaires essentiels ont guidé jusqu’alors la démarche des gardiens du temple du trot. Le premier, essentiel, repose sur la justification originelle d’organiser des courses en France, à savoir la SELECTION et l’AMELIORATION DE LA RACE. C’était tout à fait vrai et irréfutable quand les courses ont démarré et que les stud-book se sont constitués. Jusqu’à l’avènement du PMU et des trente Glorieuses 1960/1990, ayant permis à la filière des courses de connaître un extraordinaire développement économique, toute la construction des programmes était basée sur cet objectif génétique. Dès lors, exclure les hongres des épreuves de sélection -la notion de Groupe I est apparue à la fin des années 90- semblait logique pour tout le monde.
Mais la formidable progression des allocations de nos courses, entamée à partir des années 60 et qui ne s’est arrêtée qu’en 2016 (!), a eu pour conséquence directe (et logique) d’offrir des perspectives de gains tout à fait substantielles à nos trotteurs, devenus dès lors de plus en plus nombreux. Un second circuit a alors vu le jour, aux vertus exclusivement « sociales et alimentaires », avec des milliers de courses supplémentaires. Ce « complément » d’offre, n’ayant aucune justification de sélection, a ainsi contribué à la croissance de toute l’activité.
Dans ce contexte, on a « castré » à tout va, exploiter un cheval hongre en compétition étant bien plus facile à tous points de vue, notamment auprès de chevaux ombrageux et de caractère. A partir de là, les responsables de la commission des programmes ont estimé, en leur âme et conscience, que ces fameux hongres disposaient (et disposent encore) de suffisamment d’opportunités de très bien gagner leur vie pour ne pas leur dérouler le tapis rouge dans nos Groupe I.
En France, ce nombre d’épreuves se limite à 23 occurrences, les deux disciplines confondues. Six s’adressent aux seuls 3 ans, trois aux seuls 4 ans, deux aux seuls 5 ans, soit ONZE AUTHENTIQUES EPREUVES CLASSIQUES. On trouve ensuite quatre courses poursuites (entre 3 ans face aux 4 et 5 ans ou 4 ans face aux 5 et 6 ans), et huit vraies épreuves inter-générationnelles (4 à 10 ans).
Avec le recul du temps et à la lecture des palmarès de ces 23 Groupe I, les Critériums ou leurs équivalents sous la selle ont été d’implacables « marqueurs » génétiques et leur contribution à la sélection de nos étalons incomparable par rapport à un Prix d’Amérique ou de Cornulier, à contrario plus populaires. Dès lors, ce ne serait pas discréditer le prestige de nos deux épreuves phares du mois de Janvier que de les ouvrir aux hongres. Au contraire, on leur donnerait encore plus de rayonnement, d’autant que la probabilité de retrouver un castrat de tout premier plan reste rare. La preuve : sur les 30 dernières années, on recense 125 Trotteurs Français devenus millionnaires en euros. Et parmi eux, combien de hongres ? Seulement 17, soit 15% de cette élite. Autre manière de voir les choses : en moyenne, émerge un grand cheval privé de ses attributs tous les deux/trois ans, preuve qu’ils restent des exceptions.
Notre sport n’a plus les moyens (ni l’audience) pour se permettre de les laisser sur le carreau, les jours des Prix de Cornulier et d’Amérique venus. Il faudra bien l’admettre et le plus tôt sera le mieux.

LES 17 HONGRES MILLIONNAIRES DANS LE TOP 125
10e : GENERAL DU LUPIN, 2 446 k€, 125 courses, 51 victoires - 15e : ROI DU LUPIN, 2 200 k€, 95 courses, 29 victoires - 22e : L’AMIRAL MAUZUN, 1 961 k€, 64 courses, 26 victoires - 28e : RAPIDE LEBEL, 1 816 k€, 45 courses, 22 victoires - 30e : GIESOLO DE LOU, 1 763 k€, 42 courses, 25 victoires - 33e : KITO DU VIVIER, 1 700 k€, 100 courses, 19 victoires - 56e : QUEMEU D’ECUBLEI, 1 414 k€, 65 courses, 25 victoires - 61e : NIMROD BOREALIS, 1 366 k€, 74 courses, 14 victoires - 70e : MARATHON MAN, 1 288 k€, 95 courses, 29 victoires - 78e : ETAIN ROYAL, 1 217 k€, 80 courses, 17 victoires - 89e : NEGRE DU DIGEON, 1 140 k€, 72 courses, 24 victoires - 92e : SWEDISHMAN, 1 114 k€, 86 courses, 28 victoires - 94e : QUELLOU, 1 071 k€, 82 courses, 32 victoires - 115e : MAGE DU MARTELIER, 1 025 k€, 77 courses, 25 victoires - 120e : USTINOF DU VIVIER, 1 011 k€, 79 courses, 32 victoires - 121e : NELUMBO, 1 011 k€, 124 courses, 20 victoires - 123e : UPPERCUT DE MANCHE, 1 008 k€, 78 courses, 22 victoires

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  • Comment Author
    patbol Répondre - Signaler

    à mon avis si un propiétaire ne peut courir le Cornulier ou le PRIX D'Amérique pour laisser sa place à un hongre je pense qu'il ne sera pas trés content ! et pour promouvoir les étalons ça manquerait de logique

    à