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Erminig d’Oliverie : à chacun son tour

Si les pouliches étaient les plus nombreuses au départ du Critérium des 3 ans (huit contre sept mâles), on savait qu’une seule d’entre elles était capable mettre à la raison le sexe fort. Mais si Erming d’Oliverie (Scipion du Goutier) est parvenu à mener sa tâche à bien, elle a bénéficié d’un concours de circonstance, car sur le poteau elle avait été devancée par Eridan, distancé après enquête pour ses allures (amble). Aux courses, il existe toujours une part de chance, et samedi, elle était du côté d’Erminig d’Oliverie et des deux Franck (Leblanc et Nivard).

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Calée à la corde, Erminig d'Oliverie est revenue prendre le meilleur sur Ecu Pierji (au centre) et a poussé à la faute d'allures, Eridan tout à l'extérieur (Photo SCOOPDYGA)

Cela dit, l’élève de la famille Gobard et de Philippe Theze méritait bien de décrocher son premier titre classique, étant l’indiscutable leader de sa génération côté pouliches, avec déjà six victoires de Groupe II (Prix Une de Mai, Ozo, G. Deloison, Uranie, Reine du Corta, A. Dreux) et ayant déjà titillé les mâles dans les Prix de l’Etoile (2e) et Albert Viel (4e). Depuis samedi, la demoiselle a pris le leadership de sa promotion au terme d’une course au déroulement cependant inattendu et très tactique, le train ayant été anormalement lent pendant le premier kilomètre, avec une première accélération seulement dans la descente puis une seconde dans les 500 derniers mètres, effectués sur le pied de 1’10 et fractions. A ces deux moments-là, Erminig d’Oliverie a pris d’ailleurs ses responsabilités en prenant tout d’abord la direction des opérations puis en répondant aux attaques des deux pensionnaires de Sébastien Guarato. Ainsi, était-elle parvenue à revenir dominer Ecu Pierji dans les cent derniers mètres, et sorti les tripes pour tenter de résister à Eridan, contraint alors de passer à l’amble pour lui prendre le meilleur. On connaît la suite : le courage de la pouliche a poussé son adversaire à la faute d’allures.
A ce propos, je n’ai jamais été à l’aise avec les règles existantes pour allures dans la ligne droite. En effet, il faut être vraiment expert pour comprendre les décisions prises par les commissaires, les passages à l’amble ou au traquenard ne sautant jamais clairement aux yeux, à plus forte raison quand il s’agit de compter le nombre de foulées ! Dans ces conditions, les verdicts (clémence ou disqualification) ne font jamais l’unanimité et constituent de véritables poisons et antidotes à la fameuse notion de transparence, dont souffre tant le monde des courses.
En attendant, Erming d’Oliverie a offert un second Critérium des 3 ans à Franck Leblanc, six ans après Unique Quick, en digne fille de Scipion du Goutier, autre crack façonné par le professionnel mayennais, lui aussi précoce et impressionnant à cet âge sous la selle (Prix de Vincennes en décembre de ses 3 ans). Reste à savoir si la hiérarchie de cette génération attelée des « E », où une demi-douzaine d’éléments se tiennent vraiment de près actuellement, est vraiment solide et durable. A notre humble avis, ce n’est pas certain et nous ne serions pas surpris de voir émerger de nouvelles têtes d’ici fin 2018/début 2019.
Dernier élément à soumettre à notre réflexion : Erminig d’Oliverie est le second produit d’une jument tout juste qualifiée, n’ayant jamais couru, tandis que sa grand-mère n’avait pas réussi à décrocher ce sésame. Il n’en reste pas moins que la pouliche a pour cinquième mère, la jument base Sirène du Mesnil, ayant donné trois filles ayant fait souche élevées par André-Francis Bigeon. La première Floralie Barbés a été en effet la mère du très bon, Néric Barbès. La seconde, Gazelle Barbès, est à l’origine des « Oliverie », tandis que la troisième, Helvetia Barbès est à l’origine des excellents Tango Barbès, Rolls Dyv, Ouragan de Celland, El Camino Real, et bien d’autres… Il n’aura également échappé à personne qu’Erminig est la reproduction du même croisement ayant donné la très bonne Bahia Quesnot, à savoir le croisement And Arifant/Buvetier d’Aunou.

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