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Prix du Bourbonnais : faut-il s’inquiéter pour Bold Eagle ?

Pour la troisième fois sur ses cinq dernières sorties, Bold Eagle a connu la défaite, ce dimanche à Vincennes. Cela commence tout de même à compter pour le champion qui, au préalable, avait aligné trente-cinq victoires et seulement cinq défaites depuis ses débuts réalisés le 20 septembre 2013 ! Dans ces conditions et à huit semaines du Prix d’Amérique, faut-il s’inquiéter pour le fils de Ready Cash. On aura une réponse à la « normande » : oui et non.

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Pour la première fois en 19 confrontations, Bird Parker a réussi à prendre la mesure de Bold Eagle, dans un Prix du Bourbonnais qui fera date (Photo SCOOPDYGA)

Oui, il y a dans l’attitude de Bold Eagle le début du commencement d’une faiblesse, d’ordre psychologique. Dimanche, cela nous est paru assez frappant, à mi-ligne droite quand le crack sur lequel Franck Nivard était rênes pendues quelques mètres plus tôt, s’est petit à petit un peu « raccourci », au fur et à mesure que Bird Parker lui mettait la pression. Tant et si bien que sur les trente derniers mètres, l’impression visuelle a été largement en faveur du second. On a alors ressenti comme une fatigue morale et en conséquence du… renoncement de la part du partenaire de Franck Nivard. Autant Bold Eagle semblait parfaitement dominer son sujet et… ses adversaires quand il n’était pas encore dans le rouge, autant il a semblé perdre pied assez rapidement quand il a fallu combattre. Certes, le trotteur aux quinze Groupe I n’a jamais été un monstre de vaillance, une fois la tâche lui semblant accomplie et dépassés ses adversaires, mais en général il poursuivait son effort jusqu’au poteau. Dimanche, il n’en a pas été capable. Le fait de ne pas avoir couru depuis début septembre (quand il avait été battu par Aubrion du Gers dans la finale du Masters à Vincennes) est-il une explication ? On répondra par la négative, Bold Eagle ayant toujours bien couru sur sa fraîcheur d’autant que l’on savait le cheval au mieux à l’entraînement, Sébastien Guarato sachant parfaitement doser l’intensité de son travail. La lassitude et l’usure liée à la compétition de très haut niveau commenceraient-elles à se faire sentir ? C’est une option probable également, tant les organismes sont mis à rude contribution, Bold Eagle étant sur la brèche depuis l’été de ses 4 ans, avec pour seul break le printemps 2016, où il effectuait cependant sa seconde saison de monte.
De là à penser que le fils de Ready Cash n’est plus en mesure de remporter un troisième Prix d’Amérique consécutif, ce serait aller trop vite en besogne et brûler l’icône du trot prématurément. Ce dimanche, Bold n’a pas eu le parcours idéal car après avoir pris un bon départ, il s’est retrouvé un peu loin par le jeu des relais, à mille mètres de l’arrivée. A cet instant, pour assurer son affaire, sachant que le crack n’avait pas été mesure d’effectuer sa rentrée trois semaines plus tôt (abcès au pied), Franck Nivard n’avait pas d’autre solution que de prendre l’initiative, au risque de rester englué dans peloton. En créant ainsi le wagon de la troisième épaisseur, à cet instant du parcours, le crack a ainsi emmené sur un plateau un Bird Parker, bien plus affûté que lui pour avoir couru tout cet automne. Autre élément à prendre en compte : l’état de la piste, collante, ce qui ne constitue pas la meilleure des options pour lui. Enfin, et c’est évidemment plus facile à dire qu’à faire après coup, Franck Nivard a voulu temporiser à l’entrée de la ligne droite plutôt que de tenter de prendre une ou deux longueurs d’avance. En protégeant son cheval afin de lui éviter une rentrée trop éprouvante, il s’est ainsi exposé à un retour.
On l’a donc bien compris, et ses adversaires également, Bold Eagle peut être aujourd’hui « prenable », si les circonstances s’y prêtent, sa marge de manœuvre n’étant plus aussi nette. A cet égard, sa prochaine sortie programmée dans le Prix de Bourgogne (2 100 mètres autostart) sera en conséquence déterminante. S’il y était, à nouveau battu, ce serait l’amorce d’un déclin. Aujourd’hui, il est prématuré d’utiliser encore ce mot.

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  • Comment Author

    Ceux qui l annonçaient meilleurs trotteur de tous les temps se sont plantés ! Jamais bold ne sera meilleur qu un Ourasi . Même jag de bellouet était plus impressionnant. Un général du lupin etait plus fort aussi. Comme beaucoup d autres a mes yeux...

    à