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Mon weekend de Prix d’Amérique

Trois jours durant, le weekend du Prix d’Amérique est l’occasion de s’immerger en profondeur dans l’univers du trot, d’y faire de nombreuses rencontres, de vivre de très grands moments de sport et de repartir avec de belles images, plein la tête. Cette édition 2018 aura été fidèle à la tradition.

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Le duel que se sont livrés tout au long de la ligne droite Readly Express et Bold Eagle, record de la course égalé, restera dans les annales du Prix d'Amérique (Photo SCOOPDYGA)

Vendredi 26 – C’est la journée Expo Etalons mais aussi celle des ventes de prestige du Prix d’Amérique. L’équipe de Province Courses y tient un stand chaque année, ce qui nous donne l’occasion d’aller à la rencontre de nos lecteurs, d’entendre leurs suggestions et récriminations, dont la plus fréquente, malheureusement, consécutives aux retards de La Poste, chargée (logiquement) de distribuer notre hebdomadaire au plus tard le samedi matin. Cette incapacité de l’entreprise publique d’honorer ses engagements, notamment dans le Centre-Est, le Sud-Ouest et la région parisienne, pénalise fortement notre publication, car des lecteurs -lassés de ne recevoir leur journal qu’en début de semaine- finissent par jeter l’éponge, en ne renouvelant pas leur abonnement. Quelle alternative avons-nous ? Poster, chaque semaine, des réclamations sur le site internet de La Poste, leur dire tout notre mécontentement, et inciter nos lecteurs à se contenter de notre site internet, où le journal est en ligne chaque jeudi soir. Cette inconséquence de La Poste est insupportable, pour nous éditeur qui payons le prix fort un service dégradé, tout comme pour nos « fans » qui se sentent frustrés, car mal servis. On ne peut que les comprendre.
En revanche, cette nouvelle expo Etalons ne connaît pas son succès d’affluence habituel. Il y a bien moins de monde dans les travées, si ce n’est entre 16 et 19 heures. C’est bien dommage, mais à vouloir proposer trop de rendez-vous dans la même journée (AG du GAET, deux sessions de ventes, l’expo), il y a une dilution du public et des intérêts. Il faudra qu’Arqana, organisateur du salon, révise un peu sa copie.
Les trois sessions de ventes, organisées entre le jeudi soir, vendredi matin et soir, ont permis à Arqana d’enregistrer de très bons chiffres, avec 3,6 millions de CA, soit une progression de 900 000 euros sur 2017 (+33%). Le fait de présenter quelques jeunes éléments estampillés « Jean-Pierre Dubois » est toujours un gage d’attractivité. La preuve : le haras de la Brosse, à lui seul, a réalisé le quart du CA de ces vacations, avec quinze produits adjugés pour un peu plus d’un million d’euros, dont Firefly (220 000 euros), French Darling (160 000) et Fame And Fortune (125 000 euros). Les adjudications de parts d’étalon ont également obtenu un franc succès. Je pense surtout à cette part de Bold Eagle, adjugée 128 000 euros, ce qui est colossal car elle valorise le reproducteur sur la base de 12,8 millions d’euros, mais aussi disproportionnée par rapport à son prix de saillie (20 000 euros). La spéculation autour de Ready Cash est à son paroxysme, expliquant d’ailleurs en grande partie de rebond des ventes. Mais elle est, également, un peu l’arbre qui cache la forêt quand on voit le très faible engouement sur les poulinières ne correspondant pas à cette mode.
Samedi 27 – J’emmène un ami visiter le centre d’entraînement de Grosbois, où il n’avait jamais mis les pieds. Même si le plafond est bas et la visibilité réduite, il est impressionné par le cadre du lieu, ses infrastructures, son toilettage, l’ambiance studieuse qui y règne. En allant faire une visite de l’établissement de Pierre Vercruysse, je reconnais John Campbell, le fameux driver américain aux plus de 10 000 victoires pour 300 millions de dollars de gains, aujourd’hui Président de l’Hambletonian Society. Cette légende américaine du trot, pour la première fois présent en France, est lui aussi impressionné par le site de Grosbois. « Je n’ai jamais vu un centre d’entraînement aussi beau et doté de telles installations, dans le monde entier. Vous avez vraiment de la chance. » Il dira la même chose, en fin d’après-midi dimanche, après avoir assisté à la réunion du Prix d’Amérique. « Amazing, impressive, wonderfull », ce sont ces trois premiers mots qui lui viennent à la bouche.
Dimanche 28 - C’est le jour « J ». Les tribunes de Vincennes sont archi-pleines, la parade très réussie, et -ce qui n’a pas toujours été le cas-, les accès aux écuries tels que l’on peut circuler assez librement et faire notre travail dans de bonnes conditions. Si mes trois favoris, Bold Eagle, Readly Express et Propulsion terminent bien aux trois premières places, je n’ai pas cependant le bon jumelé gagnant. Bold Eagle est-il venu un peu trop tôt ? Non, car il aurait été enfermé par Belina Josselyn et JMB qui n’attendaient que cette opportunité dans le dernier tournant. Franck Nivard aurait-il dû attendre un peu plus dans la ligne droite pour utiliser son dernier artifice ? C’est probable, du moins c’est mon avis. Il n’en reste pas moins que Readly Express mérite son succès pour au moins deux raisons : le 6 ans et Bjorn Goop ont pris leurs responsabilités en formant le wagon de trois et en attaquant les premiers ; puis ils ont su « garder une poire pour la soif » dans les cinquante derniers mètres, pour venir reprendre le meilleur sur le fil. En procédant de la sorte, le tandem scandinave a exploité à merveille la petite faille du double tenant du titre, à savoir son relâchement une fois pris l’avantage. Ce verdict, même si j’aurais adoré assister à un triplé de Bold, me va tout de même très bien car le final a été enthousiasmant et la lutte héroïque, que Readly Express est un grand vainqueur avec un palmarès forçant l’admiration (lauréat de Groupe I à 3 ans, 4 ans, 5 ans et maintenant 6 ans) et que Bjorn Goop est un « seigneur » au royaume des drivers. L’immense bonheur et les sauts de cabri de Timo Nurmos, d’habitude si réservé, fait également très plaisir à voir. Seule (petite) ombre au tableau : lorsque Readly Express effectue son tour d’honneur, on peut remarquer qu’il « feinte » légèrement. C’est dire si la lutte entre les deux fils de Ready Cash a été sans concession.

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