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Les enseignements d’un dimanche à rebondissements

La défaite de Draft Life dans le Prix Xavier de Saint-Palais, la disqualification sur le tapis vert de Feliciano pour ses allures dans le Prix Albert Viel, le premier Groupe I d’Elladora de Forgan dans le Prix du Président de la République : on ne s’attendait pas à trois scénarios de cette nature dans les premières épreuves de Groupe I de ce dimanche de gala. Heureusement, Vincennes est redevenu « logique » ensuite : Bold a gagné son 18e Groupe I et Fado du Chêne a confirmé son talent dans le Prix d’Essai. Ouf !

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Bold Eagle réalise son meilleur chrono (1'10''3) sur ses trois succès dans le Prix René Ballière (Photo Scoopdyga)

Prix X.de Saint Palais – Souvent à cette période de l’année, les juments sont capables de courir en dessous de leur valeur habituelle. Eric Raffin en convenait, après sa 2e place avec Draft Life : « ma jument était molle aujourd’hui ». Etait-elle en début, en pleine ou en fin de « chaleur » ? Pas impossible, même si on n’a pas la réponse à la question. Toujours est-il que la championne était dans un jour « sans » et a été trop aisément dominée par Dexter Fromentro pour que sa prestation soit à prendre au pied de la lettre. Ceci dit, ce fils de Qwerty est un cheval en devenir, à la mode « Levesque », c’est-à-dire attendu et mis dans du coton jusque-là. A mon sens, il ne faut pas aller chercher plus loin le futur lauréat du Prix de Normandie.

Prix A. Viel. Côté spectacle, on est totalement resté sur notre faim, puisque Falco d’Héripré a perdu le plus clair de ses chances au départ, que Flocki d’Aurcy s’est mis au galop 300 mètres plus loin et que Follow You a perdu la cadence à l’entrée de la ligne droite. Et que penser de la disqualification sur le tapis vert du lauréat, Feliciano ? A regarder les seules images « officielles », elle paraît sévère, sachant que les commissaires disposent de d’autres prises de vue pour prendre leur décision. Après Ecu Pierji, cela fait tout de même beaucoup et un sacré manque à gagner pour leur entourage respectif, sachant qu’un succès dans un Groupe I vous ouvre, toutes grandes, les portes du haras. Personnellement, je trouve que l’on n’est pas assez indulgent dans ces grands rendez-vous avec les allures de ces jeunes chevaux, surtout dans la phase finale. On demande à voir du spectacle et des arrivées disputées ? Il faudrait plus en tenir compte. En attendant, DURA LEX SED LEX et le malheur des « Allaire » a fait le bonheur de Cyrille Buhigné et de son Fighter Smart (Uniclove, 4e de ce Groupe I en 2011), ayant fait le petit parcours avec Mathieu Mottier, le partenaire d’Ecu Pierji l’an passé. Si l’on est désolé pour Philippe Allaire, c’est tout de même bien que, de temps à autre, un Groupe I tombe dans l’escarcelle de petites structures comme celle de l’entraîneur mayennais.

Prix du Président de la République. On ne gagne pas autant de fois ce Groupe I (quatre pour Franck Leblanc et six pour Nivard) par hasard… Elladora de Forgan, spécialisée depuis ses débuts sous la selle, y compris lors de sa qualification, a été façonnée par un « maitre » du trot monté. Sans être une crack, la fille de Gazouillis a gagné son Président grâce à son aptitude à aller sous la selle et à ne jamais dire non. Franck Nivard s’est chargé de la finition, ayant pris le risque d’utiliser son débouche-oreille sur la fin, d’où l’ultime coup de reins de sa jument. Sinon, elle aurait été battue par une remarquable Etoile de Bruyère, inattendue à ce niveau de performance. Chez les favoris, Equinoxe Jiel et Etonnant ont pêché, à mon sens, d’un manque d’expérience au trot monté.

Prix René Ballière. Bold Eagle
écrit encore un peu plus sa légende, tout en créant le suspense puisqu’il n’avait plus gagné sur le Plateau de Gravelle depuis un an et hérité du numéro 9. Le crack s’est joué de cette double adversité, en s’imposant en roue libre de la plus belle des manières. J’ai eu l’impression, dimanche, de voir le Bold de 2016, rajeuni de deux ans. Non seulement c’est un phénomène, mais il est parti pour durer. Que demander de mieux pour la promotion de notre sport qui en a bien besoin ? Derrière la star, j’ai beaucoup aimé le panache d’Uza Josselyn et la fin de course de Belina, n’ayant vraiment fait que cent mètres de ligne droite, pour des raisons de trafic. Elle ne devait pas être fatiguée dimanche soir en rentrant à son box !

Prix d’Essai. Quand ils sont bons, les trotteurs montés peuvent nous offrir du grand spectacle sur la piste, y compris à l’âge de 3 ans. Fado du Chêne et Feeling Cash ont été superbes dans le dernier Groupe I de la journée, luttant botte à botte depuis l’entrée de la ligne droite. Ce n’est qu’à cinquante mètres du poteau que le premier cité est parvenu à décrocher son rival, Paul Ploquin ayant eu l’intelligence de progresser à la corde. Je suis content pour Claude Guedj qui touche là, son premier très bon cheval, au terme de quarante ans d’élevage. Il n’est jamais trop tard et c’est une juste récompense à sa passion et ses investissements.

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