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Face au projet du PMU : tension intérieure chez les présidents des sociétés de province

Le PMU a dévoilé ces dernières semaines les grandes lignes de son projet d’avenir. Un projet qui peut se résumer sur le principal en une réduction drastique de l’offre Premium aux clients-parieurs. L’idée est de revenir aux fondamentaux du PMU et de proposer une offre de paris plus concentrée et attractive. Si on est encore à l’état d’axes à suivre, il a paru important de prendre le pouls de présidents de sociétés de courses. Que pensent-ils, à ce stade, de la feuille de route établie par les nouveaux dirigeants du PMU ?

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(ScoopDyga)

Le PMU fait sa révolution. D’abord interne. Le grand remplacement est en cours. Le nouvel binôme à la tête de l’opérateur de paris, Bertrand Méheut, en tant que président, et Cyril Linette, comme directeur général, a largement fait le ménage et réintroduit du sang neuf. Une équipe dédiée à son nouveau projet est installée ou quasiment. Les déclarations chocs du nouveau directeur général ont fait florès ces dernières semaines, notamment lors du récent Congrès de la Fédération Nationale des Courses Hippiques. Pour faire simple, c’est un virage à 180°. La stratégie de multiplication de l’offre pour développer ou contenir le chiffre d’affaires est relayée au passé. Il s’agit maintenant de s’intéresser plus au qualitatif. À la reconquête d’une clientèle usée et lassée. Et de penser aussi, peut-être, à son renouvellement.Que ressort-il de notre consultation auprès de cinq présidents de sociétés aux profils différents ? Tous se rejoignent sur le diagnostic du PMU. Aucun ne conteste la nouvelle ligne d’horizon vers le « mieux disant » plutôt que le « plus disant ». Quant à l’application d’un plan de sauvetage, la majorité demande plus de temps. Et réclame une phase transitionnelle progressive pour évaluer en temps réel le remède. Quitte à transformer alors la feuille de route. Ils évoquent peu ou prou la maxime « Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation ». Il y a donc une histoire d’amour contrariée entre les présidents audités et le projet PMU. Comme l’impression que tout va trop vite sans suffisamment de concertation. Les ingrédients attirent mais la recette inquiète. Tous font écho d’une tension intérieure.IMPRESSION GÉNÉRALEFrançois Forcioli-Conti, président de Cagnes-sur-Mer« On n’a encore que des éléments très partiels d’informations sur les évolutions à venir. Ce qui me semble, c’est que M. Linette, qui découvrait le monde hippique, a en quelques mois fait un tour d’horizon et une analyse assez complète des problèmes qui se posent et de la nécessaire adaptation de notre produit à la demande moderne. Les grands axes sont dessinés mais, maintenant, tout est affaire de mise en œuvre. Comme disait Napoléon : "La guerre est un art simple et tout d’exécution". Je pense que l’analyse est bonne, mais il ne faut pas que la mise en œuvre soit trop brutale, car il y a des remèdes de grande qualité qui, lorsqu’ils sont administrés à trop forte dose, vous tuent. Je crois qu’on se retrouve tous sur les grands principes mais la mise en œuvre sera déterminante. »Gilles Jeziorski, président de Reims« Le diagnostic de Cyril Linette a été rapide mais, ceci dit, c’était facile car le même diagnostic, les uns et les autres, nous l’avions fait depuis cinq ans pour certains. Sa première mesure répond à "trop de courses tuent les courses". Le premier risque est que cela crée un trou d’air car cela vient un peu trop tard. Il va se ressentir dans les années 2019 et 2020. C’est peut-être la bonne solution, mais il faut être conscient qu’on va le payer au prix fort. Notamment sur le plan des allocations. C’est maintenant dans la tête de tout le monde pratiquement acquis qu’on ne pourra pas tenir simplement sur des économies d’échelle et de structure, mais qu’il faudra aussi toucher aux allocations. Il faut avoir le courage de le dire. Je remarque par ailleurs qu’on demande beaucoup d’efforts

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