Bahia Quesnot, 1'08''7 sur le mile (© aprh)

Billie de Montfort, 1'09''2 sur le mile (© aprh)

Dijon, 1'09''0 sur le mile (© aprh)

Samedi 07 Mars 2020
N°636

CRITÉRIUM DE VITESSE DE LA CÔTE D'AZUR

LES FRANÇAIS AIMENT AUSSI LE MILE

On considère toujours que le mile est le parent pauvre du programme français. Les données brutes plaident effectivement vers ce constat. Jamais, l'offre française n'a été aussi faible sur le mile (18 épreuves en 2019 sur tout le territoire). Il reste que nos représentants se défendent toujours très bien dans cet exercice de vitesse. Et ils composent ce dimanche, dans le Critérium de Vitesse cagnois, une belle force de frappe face à l'italien Vivid Wise As.
C'est l'un des paradoxes de notre programme d'un côté et de notre position internationale de l'autre. D'année en année, les épreuves sur le mile (1 609 mètres) désertent les colonnes de nos programmes. En 1993, on comptait 105 courses annuelles sur la distance ! En 2008, elles n'étaient plus que 21. Le nombre est remonté à 32 en 2013 pour redescendre à 19 en 2018 et donc 18 l'an dernier. Et pourtant, dans le même temps, les trotteurs français rayonnent sur le mile. Il y a eu Timoko. Il y a depuis Bold Eagle (vainqueur au Canada l'an dernier sur ce créneau). Dijon (Ganymède) a remporté la dernière édition de l'Eliltoppet. Bahia Quesnot (Scipion du Goutier) est devenue un premier plan international dans l'exercice. Bref, les français aiment aussi le mile ! Et ce dimanche, plusieurs joueront un premier rôle à Cagnes.