(© ScoopDyga)

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Dimanche 15 Mars 2020
N°644

LES COURSES ET LE CORONAVIRUS

EN TEMPS DE CRISE : PRENDRE SES RESPONSABILITÉS

La crise du Coronavirus Covid-19 a encore monté d’un cran dans ses effets hier (lire samedi) en fin de journée quand le Premier Ministre, Edouard Philippe, a annoncé la fermeture dès ce dimanche d’un certain nombre de commerces. Les restaurants, bars et discothèques ont depuis baissé leurs rideaux et loqué leurs portes.
Les courses, elles, continuent, vaille que vaille. En mode « sous cloche » mais elles continuent encore. Alors, pour certains, se posent dès lors leur légitimité à donner représentation. Ne devraient-elles pas participer à l’effort national demandé par ailleurs aux commerçants, un effort aux conséquences économiques énormes, et encore inconnues, pour les filières concernées ?

Oui, mais comparaison n’est pas raison. Dans la chasse actuelle au virus et à tous ses réseaux de propagation, il faut revenir aux faits, rien qu’aux faits. Comparer une filière comme celle des restaurants avec ses dizaines de milliers d’entités, dirigées par des entrepreneurs différents, mus (et c’est légitime dans notre modèle de société) par la recherche de profits individuels n’a rien à voir avec une filière unifiée, à mission de service publique et sous une double tutelle étatique (Agriculture et Budget). Les courses hippiques sont des lilliputiens en termes de nombre de sites de viralité potentielle (il y a dix hippodromes en activité au trot ce dimanche en France, un lundi et deux mardis). Le fonctionnement à huis clos coupe la chaîne de propagation avec le grand public, un point qui n’est possible dans la restauration et les bars qu’en les… fermant.

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