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Actualité - 21.06.2020

Se souvenir des belles choses, par Pierre Pilarski

Alors que Bold Eagle va fouler cet après-midi pour la dernière fois en compétition la cendrée de Vincennes, nous avons sollicité en début de semaine Pierre Pilarski pour la rédaction d'une lettre entre souvenirs et hommage. Nos abonnés l'ont découverte dès jeudi soir.

À quelques jours de mettre un point  final à sa belle histoire commencée il y a sept ans déjà, Bold Eagle va tenter de mettre une cinquième roue à son carrosse de Roi du Prix René Ballière. Pour une toute dernière fois sur la cendrée parisienne ! 

Bien entendu, il sera très difficile pour le vieux Roi de rééditer ses exploits passés car l’adversité s’annonce redoutable, Face Time et Enino en tête ! Mais « point n’est besoin d’espérer pour entreprendre », disait Guillaume d’Orange, « ni de persévérer pour réussir »... Bold sera donc, dimanche, au départ de son cinquième et dernier « Ballière » ! Et les souvenirs de remonter à la surface...

2016. Après une triple couronne ratée de trop peu et un retour gagnant dans le « Louis Jariel », rien ne semble pouvoir empêcher le champion de remporter la première levée de sa fabuleuse série. Rien ? Vraiment ? Your Highness et son crack driver, un certain Björn Goop (!), qui alignent les Groupes I en Scandinavie, sont de la partie. Qu’importe, Éric Rafin, qui remplace Franck Nivard au pied levé, se joue de l’opposition.

2017. La déception de Solvalla est encore bien présente et la victoire avec Franck au sulky fait le plus grand bien au moral... de l’entourage.

2018. Le grand rendez-vous suédois encore manqué a plombé notre bel enthousiasme retrouvé du coté de Cagnes, puis d’Enghien. Mais rien n’y fait, Bold est bien le Roi de cette fin juin en devançant les deux « Josselyn », Uza et Bélina.

2019. C’est Björn, le meilleur ennemi de toujours, qui, au sulky de Bold, va résister jusqu’au bout au retour du « quasi- vainqueur » du dernier Prix d’Amérique, Looking Superb, et de son diable de driver, l’autre Roi de Vincennes, JMB.

2020. Éric, pour boucler cette jolie boucle, prend la tête de l’épreuve, laisse passer Enino du Pommereux qui emmène Bold sur un plateau jusqu’à l’entrée de la ligne droite, moment choisi par le Crack pour, une toute dernière fois, accélérer sur cette piste bénite des Dieux (des courses)... Face Time Bourbon, lui, a enfin réussi à s’extraire de l’emprise du peloton...

Un rêve et peu importe la réalité au réveil.
C’était bien, vraiment bien ! Des regrets ? Surtout pas ! 
Se souvenir des belles choses ...

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