©DR Discuté depuis des mois, l'accord sur la répartition de la contribution nette du PMU à l'intention des sociétés-mères a été signé ce mercredi 12 novembre 2025 au siège commun des courses par Jean-Pierre Barjon pour la SETF et Guillaume de Saint-Seine pour France Galop. Le tout en présence d'Eric Woerth, préfigurateur chargé par le Premier ministre et les ministres concernés à la mise en place d'un pacte PMU 2030, qui a largement contribué à la concrétisation de la rédaction dudit accord. C'est d'ailleurs à lui qu'a adressé ses premiers mots Jean-Pierre Barjon au moment de commenter cette information : "Je tiens à saluer le travail très professionnel d'Eric Woerth et de ses équipes : grâce à leur action, il a été possible de mettre en place un cadre à la fois solide et opérationnel" nous a dit le Président de la SETF. D'une même voix, les deux sociétés-mères ont déclaré dans un communiqué "se réjouir de la signature, ce jour, d'un protocole d'accord, sur la répartition de la contribution nette du PMU visant à maximiser le retour à la filière et sur le partage du financement des entités communes de l'Institution."
Concrètement que cela signifie-t-il ?
Cela veut tout d'abord dire que les tensions connues autour de ce sujet depuis plusieurs mois vont pouvoir s'apaiser. Il s'agit ensuite de solder le passé selon un accord signé et d'établir des "règles du jeu" pour l'avenir également validées par les deux parties, le tout de façon contractuelle afin d'éviter toute interprétation. Enfin, cela consiste à mettre en place des règles de co-gestion de l'institution claires (sur le principe de la relation client-fournisseur quand il s'agit de travailler avec les entités institutionnelles que sont HRM -anciennement Equidia-, le GTHP, l'Afasec et la FNCH),
en respectant l'indépendance et les spécificités de chacune des deux sociétés-mères, et en assurant une forme de solidarité entre elles. Ce "pacte de solidarité" se matérialisera par une clause d'efficacité de chacun au titre de l'optimisation et de la création de valeur fluctuant de 1,5% autour des 50% de la contribution nette du PMU, taxe affectée comprise, et limitée à 10 millions d'euros. En d'autres mots, si une des deux sociétés-mères est en mesure de revendiquer, par exemple, 51% de la contribution nette du PMU, elle s'engagera à rétribuer à son alter-ego le % manquant, à hauteur de 10M€ maximum.
Cet accord, signé pour cinq ans puis reconductible tous les quatre ans, constitue donc une phase importante dans les relations entre le trot et le galop français, "une étape fondatrice en même temps qu'une excellente nouvelle" dixit Jean-Pierre Barjon qui a ajouté : "Il remplit deux grands objectifs : traiter le passé et protéger le futur. Il convient désormais d'écrire le Pacte PMU 2030, afin de nous construire un avenir."
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