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- 20.03.2026

Thierry Duvaldestin, la spirale du succès en cinq étapes

L’exploit n’est pas mince. Thierry Duvaldestin, qui a fêté ses 55 ans le 21 février dernier, vient d’atteindre, en qualité d’entraîneur, le cap des 4.000 victoires en France. C’était dimanche, sur l’hippodrome de Meslay-du-Maine, par l’entremise de Mic Mac Louanges (Saxo de Vandel), mené au succès par Théo Duvaldestin, l’un des deux fils de la maison. Seul Jean-Michel Bazire, dont le score est arrêté à 4.016 victoires, dès lors que son fils, Nicolas, a pris son relais à l’entraînement, avait, préalablement, affiché une telle réussite. Thierry Duvaldestin est, en outre, le recordman de succès glanés en une année, en France, dans la colonne des entraîneurs, avec 257 distinctions en 2023. Au plus haut niveau, son ascension a été marquée par plusieurs étapes phares, frappées du sceau d’un quatuor de chevaux hors du commun, de Pearl Queen à Idao de Tillard, en passant par Ready Cash et Flamme du Goutier.

PARCOURS

Thierry Duvaldestin aime à se définir, avant tout, comme un homme de la terre : "Je suis un terrien, un rural, un paysan, dans les pas de mes ancêtres", avait-il dit, un jour, en substance, dans une interview pour 'Trot Infos', avant d’ajouter : "Si je n’avais pu faire ma place en tant qu’entraîneur de chevaux, je me serais tourné vers l’agriculture, où sont mes origines." Le retour aux sources ne sera cependant pas nécessaire, car la réussite sera au rendez-vous. C’est toutefois dans la ferme familiale, qu’il a fallu, avec le temps, entièrement rénover et transformer, à La Ferté-en-Ouche, dans le département de l’Orne, que Thierry Duvaldestin a établi ses quartiers et bâti son empire. Une façon de rendre hommage aux siens et à ceux qui l’ont fait.

Si je n’avais pu faire ma place en tant qu’entraîneur de chevaux, je me serais tourné vers l’agriculture, où sont mes origines


A l’école des maîtres

Thierry Duvaldestin est passé par l’école de Chantilly, mais, surtout, sur le terrain, il a été formé à celle des maîtres Jean-Pierre Dubois et Pierre-Désiré Allaire. Un séjour outre-Atlantique, aussi, au Canada, lui ouvrira des horizons. Il s’installe tôt entraîneur, dès l’âge de 23 ans, en 1994, et signe, presque immédiatement, sa première victoire, avec D’Ombrée d’Ecosse (Ulf d’Ombrée), menée par ses soins, le 16 novembre, sur l’hippodrome de Lyon-Parilly. La première d’une longue série, qui l’emmènera jusqu’à la quatre-millième, trois décennies plus tard. Quant au premier succès à Vincennes, il sera l’apanage de Boréa Danyk (Orégon), dès le deuxième jour de l’année 1995, sous la selle d’André Meunier.

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