©TR-Media Si Mack Lobell (Mystic Park) demeure le plus jeune et le seul 4 ans au palmarès de l'Elitloppet (Groupe 1) depuis sa création en 1952 - une épreuve où il figure deux fois au palmarès puisqu'il s'imposa également deux ans plus tard -, il n'est pas rare que la mythique épreuve suédoise consacre un 5 ans. Ils sont en effet dix-sept à l'avoir fait dont le dernier en date se nomme Don Fanucci Zet (Hard Livin) en 2021, lui qui participera dimanche à sa sixième édition consécutive (lire la dernière édition de 24h le Mag). Il n'empêche qu'il s'agit d'une authentique performance que de gagner à cet âge.
Le plateau de cette 73ème édition comporte trois chevaux de la promotion née en 2021. Dans la première batterie, il s'agit des suédois Luke the Spook (Greenshoe), entraîné par Adrian Kolgjini, et Dream Mine (Maharajah), présenté par Jörgen Westholm, qui s'élanceront respectivement avec les numéros 1 et 6. Dans la seconde, la jument d'origine américaine Allegiant (Tactical Landing), qui bat pavillon suédois, sera la seule à défier ses aînés avec le numéro 2 derrière les ailes de l'autostart. Parmi ces trois-là, l'attention se focalise sur Dream Mine et Allegiant. "Beaucoup d'observateurs sont curieux de savoir comment ils vont se comporter, nous dit le journaliste Tony Rittar. Ils ne font pas office de favoris mais viennent juste après."
"C'est le cheval de ma vie, a dit ainsi le premier au sujet de Dream Mine quand il a reçu l'invitation des organisateurs. Je le suis depuis sa naissance et je pense savoir comment le mettre dans les meilleures conditions pour l'Elitloppet."
Jusque-là, celui qui est à la recherche d'une première mention dans la course la plus importante de son pays a parfaitement mené la carrière du mâle qu'il a co-élevé avec Christer Nordin. À 3 et 4 ans, Dream Mine a dominé sa génération, enchaînant les succès dans le Derby Suédois, le Grand Prix de l’UET et la Breeder’s Crown entre autres. "Bien sûr, il a dominé sa génération, mais il n’a pas encore affronté les meilleurs de ses aînés, souligne le journaliste suédois. Depuis cet hiver, il n’a qu’une course dans les jambes à Umaker où il a été performant comme il l’est toujours. Il a pour lui d'être un cheval capable de tout faire, courir en tête comme attendre et même d'être le nez au vent."
Quant à Allegiant, la référence à Moni Maker (Speedy Crown) s'impose. Pourquoi ? Parce que comme celle qui a conquis l'Europe quand elle débarqua des États-Unis à la fin des années 1990, elle est née de l'autre côté de l'Atlantique, où elle a été élue pouliche de sa génération à 3 ans avant d'être achetée 925.000 € par Tobias Persson (Eagle Rising AB) pour l'exportée en Suède, elle qui est la plus rapide des seize participants de cette édition en 1'08''5 (1.609m.-autostart). "Nous visons l'Elitlopet depuis un an ! Je suis très excité par ce qu'elle peut faire", a déclaré Daniel Redén dans le style que l'on lui connaît.
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