© ScoopDyga Les nombreux aménagements d'horaires sont au cœur de l'actualité et sont une des mesures du programme Race And Care mis en place par la filière hippique. Et le jeudi 9 juillet 2026 se tiendra justement la quatrième édition de la Journée nationale de la bientraitance du cheval de course. En trois ans, l'événement a changé de dimension : ce ne sont plus seulement quelques écuries et hippodromes qui participent, c'est toute la filière des courses qui se mobilise autour d'une conviction partagée : un cheval bien traité est un cheval qui performe. Et, au-delà du terrain, c'est aussi le grand public que l'on veut convaincre.
Il y a encore quelques années, la bientraitance équine était une notion que la filière des courses vivait en interne, sans nécessairement la mettre en scène. Aujourd'hui, le paradigme a changé. Face à une opinion publique de plus en plus sensible à la cause animale : 79 % des Français se déclarent concernés par le bien-être du cheval, dont 31 % très sensibles, selon une étude IPSOS × Santévet de 2025.
Pour que la Journée nationale du 9 juillet contribue à améliorer encore ce score, elle s'appuie sur un arsenal de mesures concrètes qui structurent l'action de la filière tout au long de l'année. Côté antidopage, le lancement d'Eqade marque une nouvelle étape dans la modernisation des contrôles : plus de 96 % des réunions de courses font désormais l'objet de prélèvements. La recherche bénéficie de l'apport de l'intelligence artificielle, et la thèse de l'INRAE consacrée au bien-être à l'écurie est en voie de finalisation, ouvrant la voie à de nouveaux outils d'évaluation (voir notre dossier sur le sujet).
Sur les hippodromes eux-mêmes, le niveau d'exigence a été relevé. Près de 100 % des sites sont désormais labellisés EquuRES, et des audits inopinés ont été mis en place depuis 2025 pour garantir que le label ne soit pas qu'un badge. En 2026, ce sont 151 journées dédiées à la pédagogie du bien-être animal qui se tiendront dans les hippodromes, soit cinq fois plus qu'il y a cinq ans.
Les règles du jeu ont également évolué. L'interdiction de la cravache au trot est désormais actée. Au galop, les délais d'attente après infiltrations ont été allongés : 30 jours pour les glucocorticoïdes en intra-articulaire, 14 jours pour les infiltrations biologiques. Des vet-checks ont été instaurés dans une logique de prévention des accidents. Et 601.000€ ont été investis en 2025 pour améliorer les équipements en faveur du bien-être et de la sécurité. Autant de signaux concrets que la filière veut porter à la connaissance du grand public.
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