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Pierre Callier
Actualité - 20.07.2026

Pierre Callier rejoint le club des mille

Avez-vous bien suivi le week-end au trot ? L'un des faits marquants de la vingtaine de réunions au programme est constitué par le rythme auquel Éric Raffin et Benjamin Rochard enchaînent les victoires depuis le début du mois de juin. Mais c'est un autre professionnel auquel notre rubrique "Le debrief du lundi" consacre sa Une : Pierre Callier. À 63 ans, celui qui est connu pour être l'une des meilleures mains du Centre-Est vient en effet de remporter sa 1.000ème course.

Comment ne pas voir dans la millième victoire de Pierre Callier au sulky de son pensionnaire Nouki des Sources (Niky), dimanche, sur le champêtre hippodrome de La Clayette comme un clin d'œil à son histoire personnelle ? La famille Callier est en effet originaire de cette commune de Saône-et-Loire où Henri, son papa, a commencé à entraîner des trotteurs dans les années 1950 avant de se rapprocher de la région lyonnaise. "C'est un beau symbole. Dans l'idéal, gagner cette millième course à Vincennes aurait été parfait. Mais il y a aussi une descente et une montée à La Clayette", s'amuse l'intéressé.
À sa descente de sulky, Pierre Callier se savait attendu pour fêter ce cap important dans une carrière de pilote. "Sur cette piste très particulière, ce n'est pas toujours le meilleur cheval qui gagne, mais celui qui s'adapte le mieux, ce qui a été le cas de mon pensionnaire. Comme on m'avait rappelé plusieurs fois que je pouvais gagner cette millième hier (lire dimanche), poursuit-il, je savais au passage du poteau ce que ça signifiait. J'avais des copains qui m'attendaient et on a profité tous ensemble de ce moment. Cela n'empêche pas d'être au travail dans la cour le lendemain matin à la même heure que d'habitude."
Si son compteur de victoires affiche 999 sur letrot.com, c'est parce que sa première victoire a été obtenue l'année d'avant le basculement informatique de 1982. Il se souvient très bien de cette première : "Il s'agissait du Grand Prix des Jeunes à Lyon-Parilly, le 3 octobre 1981, où je drivais Lyonnais pour l'entraînement d'un ancien apprenti de mon père. C'était ma première course à l'attelé après avoir débuté au monté par une quatrième place". Pierre Callier a 18 ans et entame alors une seconde carrière auprès des chevaux de course après avoir travaillé dans des écuries de galop pendant quatre ans. "À 14 ans, comme j'étais très léger, j'ai commencé à monter dans l'écurie d'Yves Parenti, puis j'ai intégré celle d'Olivier Douïeb à l'époque où il gagnait le Prix de l'Arc de Triomphe avec Détroit. Je me rappelle très bien des galops le matin sur les pistes des Aigles avec Freddy Head et Alain Lequeux notamment. Quand j'ai commencé à prendre du poids, mon père m'a conseillé de venir travailler à ses côtés."
Les saisons ont passé, les victoires se sont enchaînées. "Quand j'étais môme et que je regardais Minou Gougeon, ça me paraissait totalement impossible un jour de gagner mille courses." Mais la compétition a toujours été un élément moteur dans sa carrière, ce qui a fait de lui l'un des pilotes les plus performants et recherchés de sa région.

C'est un métier qui demande d'être au point mentalement et physiquement. Les mauvaises périodes doivent permettre de se remettre en cause et d'apprécier les bonnes.
"Toutes les victoires sont belles, mais il y en a qui marquent plus que d'autres, revient-il à propos de son palmarès. Je pense en particulier à une victoire à Lyon-La Soie pour mon ami Yvan Berger qui était malade et revenait aux courses pour la première fois. On était tous en larmes aux balances. Pour mon écurie, Vespa de Bourgogne m'a apporté beaucoup de satisfaction en gagnant Quinté+ à Vincennes, et ce d'autant plus que je l'ai élevée." Quand il jette un regard sur ces dernières décennies, Pierre Callier, qui pense réduire son effectif à 25 chevaux l'an prochain faute de trouver du personnel, confie : "C'est beaucoup de travail, beaucoup d'heures passées sur les pistes et sur la route. C'est un métier qui demande d'être au point mentalement et physiquement. Les mauvaises périodes doivent permettre de se remettre en cause et d'apprécier les bonnes".

Éric Raffin et Benjamin Rochard ne baissent pas de rythme
Six victoires pour Éric Raffin grâce notamment à un coup de quatre sur la plage de Ploubalay dimanche. Quatre pour Benjamin Rochard lors de la seule réunion de samedi à Enghien. Les deux pilotes ne baissent pas de rythme, bien au contraire ! À l'issue de ce troisième week-end de juillet, le plus jeune des deux est sur des bases exceptionnelles ce mois-ci : 38 victoires, soit deux par jour, et 139 courses disputées, soit une moyenne quotidienne de 7,3. Pour rappel, l'aîné s'est imposé 41 fois en juin !
Cela ne doit pas passer sous silence le très bon week-end d'Esteban De Jesus qui, avec 4 nouveaux succès, en totalise 29 depuis le début de l'année, alors que son record est de 31 gagnants, établi l'an dernier.

TOP 6 des pilotes du week-end :
(3 gagnants minimum)
1️⃣. Éric Raffin - 13 c. - 6 vict. (46 %) - 1 pl. - 84.080 €
2️⃣. Benjamin Rochard - 14 c. - 4 vict. (29 %) - 4 pl. - 130.280 €
3️⃣. Esteban De Jesus - 7 c. - 4 vict. (57 %) - 1 pl. - 36.325 €
4️⃣. Matthieu Abrivard - 13 c. - 3 vict. (23 %) - 5 pl. - 83.560 €
5️⃣. Antonin André - 10 c. - 3 vict. (30 %) - 4 pl. - 38.555 €
6️⃣. Romain Derieux - 4 c. - 3 vict. (75 %) - 17.550 €

Signalons encore les 100èmes victoires de Louis Goetz et Clarisse Lelièvre (si on ajoute deux obtenues à l'étranger) qui ont atteint cette barre symbolique à Hyères dimanche. Enfin, Lisa Poilane (18 ans), la fille de l'entraîneur Sébastien Poilane, a remporté dimanche à La Ferté-Vidame le deuxième succès de sa carrière naissante trois jours après avoir gagné pour ses débuts à Montignac-Charente avec un autre cheval de l'écurie familiale.

Des entraîneurs en forme aussi
Le top 3 des entraîneurs du week-end est composé de professionnels habitués de notre rubrique hebdomadaire ces dernières semaines. Il s'agit de Pierre-Louis Desaunette (4 victoires), Marc Sassier (3) et Romain Derieux (3). Tous trois pointent par ailleurs dans le top 10 des entraîneurs depuis le début de l'année.
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La 100ème de Louis Goetz
Juste derrière eux, douze de leurs collègues ont gagné deux courses au cours du week-end, parmi lesquels Loïc Peschet mérite une mention avec 100 % de réussite de ses deux pensionnaires.

TOP 3 des entraîneurs du week-end :
(3 gagnants minimum)
1️⃣. Pierre-Louis Desaunette - 10 c. - 4 vict. - 25.315 €
2️⃣. Marc Sassier - 20 c. - 3 vict. - 6 pl. - 63.885 €
3️⃣. Romain Derieux - 5 c. - 3 vict. - 1 pl. - 23.990 €

L'empreinte Ready Cash
Que ce soit en son nom avec 4 victoires et comme père du numéro un du week-end chez les étalons, Face Time Bourbon (5 victoires), à égalité avec Un Mec d'Héripré, mais aussi du numéro quatre, Django Riff (4 victoires), Ready Cash est absolument incontournable dans le top 5 du week-end.

TOP 5 des étalons du week-end :
(4 gagnants minimum)
1️⃣. Face Time Bourbon - 24 part. - 5 vict. - 4 pl. - 105.235 €
2️⃣. Un Mec d’Héripré - 19 part. - 5 vict. - 4 pl. - 42.540 €
3️⃣. Ready Cash - 26 part. - 4 vict. - 2 pl. - 103.045 €
4️⃣. Django Riff - 18 part. - 4 vict. - 3 pl. - 53.045 €
5️⃣. Goetmals Wood - 11 part. - 4 vict. - 41.995 €


La victoire d'Oka Behem pour ses débuts à Écommoy, dimanche, permet à Hatchet Man d'enregistrer son premier gagnant pour son premier partant. Garibaldi débloque aussi son compteur de victoire comme étalon grâce à Nuance de Star, samedi soir, à Pornichet.
Alors que Go On Boy totalise désormais cinquante gagnants au sein de sa production par l'intermédiaire de Miracle d'Escaut qui a passé le poteau en tête à Montier-en-Der, dimanche, Dahlia du Rib en compte pour sa part cent après le succès de Karat Cool, à Segré, dimanche.

Les premières victoires
Jocelyn Robert (propriétaire) avec Ouija Bella (Village Mystic) à Enghien samedi
Adrien Fernandes (propriétaire) avec Maranello Pat (Un Mec d’Héripré) à La Roche-Posay samedi
Théo Lebois (propriétaire) avec Kenzo de Cazoulène (Coup Droit) à Biarritz samedi
Laura Bretaudeau (entraîneur) avec Isolaccio (Sam Bourbon) à La Ferté-Vidame dimanche
Francis Mathy (propriétaire) avec Mambo du Vivier (Cupidon du Vivier) à Laon dimanche
Tristan Lucas (propriétaire) avec Juste Avant (Vanishing Point) à Avranches dimanche
Xico Joan Marimon Civico (lad-jockey) avec Kairos Julry (Charly du Noyer) à La Clayette dimanche
Enzo Lemaitre (lad-jockey) avec Karolina Di Semble (Un Mec d’Héripré) à Avranches dimanche
Vincent Lavenu (propriétaire) avec Natif De Laye (Dexter Fromentro) à Luçon dimanche

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