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José Fernandes (à dr.)
- 24.07.2026

José Fernandes, les courses sans modération

Le label Faël fait feu de tout bois. Il compte quatre partants au mois de juillet et trois se sont imposés. Le dernier en date, Maverick de Faël, s’est mis à l’honneur à Enghien. C’est le couple José Fernandes, en position de propriétaire, et Virginie Le Piver, en qualité d’éleveur, qui anime cette belle dynamique. Le premier revient pour nous sur une histoire aux mille rebonds.

La grande interview

L’homme est intarissable. Il déploie une ferveur qu’on n’arrive plus à éteindre après avoir allumé la lumière de sa passion hippique. José Fernandes a la volubilité précise et élégante. Il n’a rien oublié des trente dernières années qui l’ont vu connaître de beaux succès avec sa femme Virginie Le Piver. Des décennies traversées également d’épreuves difficiles, la face souvent cachée du sacerdoce de l’élevage et du propriétariat. Les anecdotes sur la saga des Faël fusent en tous sens et croisent une galerie de personnalités du trot hors norme. Et se recentrent toujours sur l’essentiel : une fidélité doublée d’une constante réussite. Dans sa vie professionnelle, l’homme gère trois restaurants en grande région parisienne, avec une cinquantaine de salariés à son service. Parler des courses avec José Fernandes, c’est échanger avec un autodidacte exigeant, passionné et précis. C'est se frotter à une hypermnésie hippique qui forme un voyage rempli de souvenirs. Pour chacun de ses chevaux, il énumère les caractéristiques physiques, les éventuels problèmes d’aplombs à la naissance, les gains en courses. Le tout sans fiches ! Le quinquagénaire a l’énergie à revendre d’un passionné de la vitesse. Et le prouve. Outre les courses hippiques, il entretient la passion des courses... automobiles, version endurance. Sa nourriture ? Une vie à 250 km/h.

24h au trot.- Comment êtes-vous arrivé dans les courses ?
José Fernandes.- Cela n’a rien d’original. Mon père aimait les courses et je suis allé tôt sur les hippodromes. Je suis né de parents portugais qui sont arrivés en France en 1969. J'ai vu le jour l’année suivante. Ils ont fait plein de boulots avant d’ouvrir un restaurant en région parisienne. Mon père m'emmenait souvent aux courses à Deauville, à Compiègne, à Auteuil, à Vincennes. Il a nourri sa passion et franchi le pas en devenant propriétaire de quelques chevaux. Il était par exemple associé sur Destin de Grez (Narland Ludois) chez Régis Perroteau dans les années 1990. Il a eu aussi quelques sauteurs.

Et votre parcours personnel, quel est-il ?
J.F.- Je suis né et ai toujours vécu en région parisienne. J’ai commencé dans la finance. Puis j’ai changé de voie en 2012, année où j'ai pris plusieurs restaurants en franchise. J’en ai trois aujourd'hui, un à Dreux, un à Mantes-la-Jolie et un autre à Montigny-les-Cormeilles. On peut donc dire que je suis restaurateur, à la tête de trois équipes.

Parler des courses avec José Fernandes, c’est échanger avec un autodidacte exigeant, passionné et précis. C'est se frotter à une hypermnésie hippique qui forme un voyage rempli de souvenirs.

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