Stéphane Cingland : "Merci aux chevaux !"
Une semaine après Pierre Callier, la Une de notre rubrique "Le debrief du lundi" est consacrée à un autre entrant dans le club des professionnels titulaires de 1.000 victoires. Dimanche, à Avignon, Stéphane Cingland a en effet franchi ce cap, un peu plus de trente ans après la première. Au cours des 48 dernières heures, Éric Raffin, Franck Terry et Mickaël Lecourt ont été ceux qui ont remporté le plus de courses dans leur catégorie respective.
Parmi les quelque 114 professionnels, apprentis lads-jockeys et amateurs à avoir remporté au moins une course lors de ce dernier week-end du mois de juillet, la victoire obtenue à Avignon par Stéphane Cingland (47 ans) au sulky de Mirage Quick (Un Charme Fou), un pensionnaire de Jérôme Maillard, a une valeur très symbolique. Elle est en effet la 1.000ème de la carrière de celui qui a grandi auprès des trotteurs de son grand-père et de son père à quelques kilomètres de La Capelle avant de faire carrière dans le Sud-Est. "C’est magnifique d’arriver à un tel cap", sont ses premiers mots pour qualifier ce moment qui restera gravé dans sa mémoire. Tout comme l'est sa première victoire, en avril 1996, à Rambouillet, au sulky de Cantesflor (Florestan), dont il se rappelle en détail, à commencer par les mots de Rik Depuydt, qui a été son prtemier patron pendant six ans : "Rik m’avait dit : "Si tu ne gagnes pas, tu ne rentres pas !". Quand vous êtes gamin et n’avez jamais gagné, ça marque. La ligne droite de Rambouillet est déjà longue mais, là, elle m’a semblé encore plus longue car mon cheval n’était pas très courageux et était déjà en tête à l’entrée de la ligne droite". À la fin des années 1990, lui le Nordiste a décidé de s'installer dans le Sud-Est où il venait faire les meetings de Cagnes-sur-Mer avec le professionnel belge. "J'ai rencontré ma femme et, entretemps, une place s'est libérée chez Roland Jaffrelot", raconte-t-il. C'est pour le professionnel tant apprécié et disparu subitement en janvier 2019 qu'il remporte une autre victoire dont le souvenir lui est cher. "Quand vous êtes apprenti et que vous gagnez le Prix de la Ville de Nice à Cagnes-sur-Mer comme cela m’est arrivé avec Dollar de Meslay, ça reste forcément", dit-il.
TOP 4 des pilotes du week-end :
(3 gagnants minimum)
1️⃣. Éric Raffin - 15 c. - 6 vict. (40 %) - 4 pl. - 104.535 €
2️⃣. Julien Balu - 5 c. - 4 vict. (80 %) - 28.675 €
3️⃣. Paul Ploquin - 12 c. - 3 vict. (25 %) - 3 pl. - 92.590 €
4️⃣. Christophe Martens - 6 c. - 3 vict. (50 %) - 2 pl. - 57.640 €
Il cite aussi
Faneur (Spitzer) avec lequel il a gagné un Quinté+ pour la casaque de son père et bien sûr
Bulle de Laumont (Hand du Vivier) dont les gains ont dépassé les 573.000 €.
"Je l’ai récupérée alors qu’elle n’était pas qualifiée. On l’a emmenée jusqu’à la fin de sa carrière avec des victoires entre autres dans le GNT et le Prix de Vincennes à Cagnes-sur-Mer où elle a gagné 14 courses ! À ce jour, c’est la jument de ma carrière", confie-t-il alors qu'il l’a gardée comme poulinière à la disparition d'André Pigace, son propriétaire et éleveur. Il a d'ailleurs qualifié
Okio Esma (
Carat Williams), son deuxième produit, le mois dernier à Salon-de-Provence.
"J’ai eu de bonnes périodes en menant de supers chevaux. Or, ce sont les chevaux qui vous font avancer et progresser. Ce sont les chevaux qui font les hommes, assure-t-il.
Si je n’avais pas eu les chevaux, je n’aurais pas gagné toutes ces courses. Merci aux chevaux ! Merci aussi aux entraîneurs qui m’ont fait confiance."
S'il n'est pas du genre à se mettre en avant, ni à se plaindre, Stéphane Cingland n'élude pas le fait que ses dernières saisons n'ont pas été à la hauteur des précédentes, quand il gagnait régulièrement entre 30 et 40 courses par an. Cette 1.000ème victoire est donc la bienvenue.
"Je ne cache pas que cela fait un petit moment que je l’attendais, confie-t-il.
L’écurie n’est pas trop en réussite. C’est une période qui dure. Du coup, cette 1.000ème me fait du bien dans la tête. La saison dernière a été nulle. Quand vous ne gagnez plus de courses, vous n’êtes plus appelé."
L’écurie n’est pas trop en réussite. C’est une période qui dure. Du coup, cette 1.000ème me fait du bien dans la tête. (Stéphane Cingland)
Une situation qu'il analyse ainsi :
"À la sortie du Covid, quand j’ai déménagé à côté de Salon-de-Provence, je suis allé moins aux courses pour l’extérieur et j'ai refusé des drives. Du coup, je les ai perdues. Ça a été dur, mais je comprends. Je ne suis pas trop offensif dans ma façon de mener. Je mène comme un entraîneur et, aujourd’hui, je ne suis plus trop à la mode. Mais je ne vais plus changer maintenant...".
Éric Raffin ne baisse pas la cadence
S'il n'a pas gagné autant de courses que Benjamin Rochard depuis le début du mois, Éric Raffin n'en est pas moins sur une drôle de cadence. Après un week-end, au cours duquel il a remporté 6 nouvelles courses, il totalise 33 gagnants contre 44 au premier cité. Surtout, son taux de réussite à la gagne est tout à fait remarquable : 40 % ce week-end et 29 % sur l'ensemble du mois ! En la matière dans notre top 4 de ce debrief, seuls Julien Balu, auteur de son premier triplé samedi à Saint-Jean-de-Monts avant de s'imposer encore le lendemain à Granville pour son patron Mickaël Lecourt, et Christophe Martens font mieux, respectivement avec 80 % et 50 %.
En matière de cap, Lilian Bertin en a aussi franchi un en remportant son 100ème succès à Enghien, dimanche, en selle sur
Leader de Sèvre (
Rockfeller Center).
Franck Terry-Mickaël Lecourt : 4 partout !
Alors qu'ils sont très précisément 131 entraîneurs à avoir remporté au moins une course au cours du week-end, seuls trois d'entre eux en totalisent trois ou plus. Franck Terry, qui n'a pas eu moins de 30 partants, et Mickaël Lecourt, qui totalise désormais 200 gagnants sous cette casquette et dont la forme s'est poursuivie lundi lors de la réunion Premium à Châtelaillon-La Rochelle, sont les deux à avoir scoré à 4 reprises.
TOP 3 des entraîneurs du week-end :
(3 gagnants minimum)
1️⃣. Franck Terry - 30 c. - 4 vict. - 5 pl.- 55.070 €
2️⃣. Mickaël Lecourt - 8 c. - 4 vict. - 1 pl. - 34.715 €
3️⃣. Anthony Dollion - 4 c. - 3 vict. - 1 pl. - 32.100 €
La photo du week-end
En ouverture du défilé de la 11ème étape du Trophée Vert, à Aix-les-Bains, dimanche, Claude Rouy, le Président du seul hippodrome des Alpes, n'a pas hésité à répondre favorablement à l'invitation de Maxime Busset afin de prendre place devant ce dernier dans un road-car. Une photo pour le moins originale !
© Ag. Couleur CasaquesBird Parker et Royal Dream au coude-à-coude
Avec un nombre sensiblement équivalent de produits en piste samedi et dimanche,
Bird Parker et
Royal Dream obtiennent un nombre similaire de victoires (5). Ils dominent tous les deux le classement des étalons, parmi lesquels ils ne sont pas moins de neuf à compter 3 gagnants. C'est notamment le cas de
Face Time Bourbon, en tête par ailleurs du classement par les gains avec 109.000 € contre 89.425 € pour
Bird Parker.
TOP 11 des étalons du week-end :
(3 gagnants minimum)
1️⃣.
Bird Parker - 23 part. -
5 vict. - 2 pl. - 89.425 €
2️⃣.
Royal Dream - 21 part. -
5 vict. - 5 pl. - 83.310 €
3️⃣.
Face Time Bourbon - 19 part. -
3 vict. - 6 pl. - 109.000 €
4️⃣.
Boccador de Simm - 20 part. -
3 vict. - 4 pl. - 48.915 €
5️⃣.
Up And Quick - 23 part. -
3 vict. - 3 pl. - 47.945 €
6️⃣.
Real de Lou - 21 part. -
3 vict. - 5 pl. - 47.830 €
7️⃣.
Orlando Vici - 26 part. -
3 vict. - 38.010 €
8️⃣.
Prodigious - 7 part. -
3 vict. - 1 pl. - 32.250 €
9️⃣.
Un Amour d’Haufor - 22 part. -
3 vict. - 2 pl. - 25.680 €
1️⃣0️⃣.
Dollar Macker - 14 part. -
3 vict. - 1 pl. - 23.990 €
1️⃣1️⃣.
Gospel Pat - 8 part. -
3 vict. - 22.455 €
Par ailleurs, on soulignera la 100ème victoire de l'étalon
Discours Joyeux grâce à
Magic Nonna sur l'hippodrome de Carentan dimanche.
Les premières victoires
→
Quentin Daougabel (entraîneur) avec @louna d’hucheloup (Valko Jenilat) à Aix-les-Bains dimanche
→
Lylou Cury (amatrice) avec
Ino Purple (Laetenter Diem) à Aignon dimanche
→
Nic Willems (propriétaire-entraîneur) avec
Maz (Silver Pierji) à Abbeville dimanche
→
Francis Moes (entraîneur) avec
Miss d'Arthiro (
Dijon) à Montier-en-Der dimanche
Emeric Alron (apprenti) avec
Keops de Castelle (
Un Mec d’Héripré) à Carentan dimanche
Ecurie du Val Tense (propriétaire) avec
Nougayork (
Royal Dream) à Montier-en-Der dimanche