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Jean Ferron
Actualité - 31.07.2026

Jean Ferron : "2026 est un peu mon année"

La multiplication des réunions pendant l’été est une période propice pour les apprentis et lads-jockeys afin de multiplier les opportunités de driver et/ou monter. Quand certains en profitent pour faire leurs premières armes au sein des pelotons et connaître, pourquoi pas, les émois des premières victoires, d'autres vont vouloir conforter leur statut dans la hiérarchie et en profiter pour passer dans les rangs des professionnels. L'été est la saison des apprentis et lads-jockeys. C'est pourquoi 24h au trot a souhaité leur consacrer une série en allant à la rencontre de cinq d'entre eux pour mieux les découvrir et connaître leurs aspirations. Après Martin Goetz et Étienne Delaunay, notre troisième volet est consacré à Jean Ferron.

24h au trot.- Est-ce que le premier semestre a répondu à vos attentes ?
Jean Ferron.- Je ne m’étais pas fixé d’objectif en débutant l’année, d’autant que j’étais à Grosbois pendant tout le meeting d’hiver et jusqu’au mois de mai, ce qui limite la disponibilité. Je savais que les résultats allaient venir plus tard avec la belle saison quand j’allais retourner à la campagne, ce qui est le cas maintenant. Le bilan est positif. Je suis dans l’attente de ce que j’imaginais.

Jean Ferron en repères
◆ Âge : 21 ans
◆ Statut : lad-jockey
◆ Employeur : Charley Mottier
◆ Débuts : 18 avril 2022 à Bihorel-lès-Rouen avec Iran (4ème)
◆ Première victoire : 6 juin 2022 à Gournay-en-Bray avec Iran
◆ Nombre de courses : 433 (350 monté / 83 attelé) (*)
◆ Nombre de victoires : 43 (36 monté / 7 attelé) (*)
◆ Classements apprentis : 1er monté et combiné (*)
(*) au 30/07/26

Comment considérez-vous la période estivale ?
C’est la période où il y a le plus de courses, le plus d’hippodromes en activité. Il faut donc être présent et bien monter. Tous les feux doivent être au vert. C’est vraiment la période de l’année où on peut gagner beaucoup de courses.

Je sais que je suis premier au monté et au combiné pour le moment. Mais le plus dur est d’y rester.

Est-ce que vous regardez avec attention les différents classements des apprentis ?
Un petit peu mais, franchement, je ne m’en préoccupe pas trop. Maintenant, je sais que je suis premier au monté et au combiné pour le moment. Mais le plus dur est d’y rester. Je ne sais pas si c’est facile d’y être mais, personnellement, cela ne m’a pas paru compliqué car 2026 est un peu mon année. Je savais que cela allait s’accélérer gentiment. Je suis donc très content. Et puis, on me le rappelle aussi régulièrement. C’est une motivation y compris pour mon patron.

Dans quels domaines jugez-vous que vous devez progresser ?
À l’attelé ! J’ai couru beaucoup de courses au monté (350) et j’en ai gagné quelques-unes. Je me sens à l’aise au monté. Cela n’empêche pas de toujours chercher à progresser, à s’améliorer, après chaque course, après chaque travail le matin. Il va falloir que je me dirige plus vers l’attelage. Quand vous gagnez des courses comme apprenti au monté, vous avez l’étiquette de jockey et pas celle de driver. C’est le point rouge à améliorer.

Avez-vous un modèle dans le métier et pourquoi lui ou elle ?
J’adore Mathieu Mottier. Il monte beaucoup pour l’écurie. Il tire les chevaux vers le haut. Mais il nous tire aussi vers le haut comme salarié quand on prépare les chevaux. Il est aussi très performant comme entraîneur. Il n’y a qu’à voir la réussite constante de son entraînement. Il sait tout faire : aller devant comme cacher. Il monte, il drive, il entraîne… Il a tout pour lui.

Quel(s) objectif(s) jusqu’à la fin de l’année ?
Avec les places aux classements que j’occupe, j’ai forcément des envies. Ce serait bien de rester à la première place au monté. Mais celui du combiné peut être sympa. Je pense même que c’est plus important d’être premier au combiné qu’au monté. Maintenant, si je suis battu, ce sera comme ça. Tous ceux qui ont été sacrés meilleurs apprentis n’ont pas systématiquement fait carrière. Mais ce serait un titre sympa. J’aurai au moins quelque chose à raconter (sourire).

Tous ceux qui ont été sacrés meilleurs apprentis n’ont pas systématiquement fait carrière, mais ce serait un titre sympa. J’aurai au moins quelque chose à raconter.

Interview tac au tac
Un rituel ou une superstition avant de driver-monter ?
Au début oui. De moins en moins.
Quelle chanson ou artiste écoutez-vous le plus sur la route des courses ?
J’adore la variété française, mais j’aime aussi le rap.
Quel métier feriez-vous si vous n’étiez pas driver ?
Un métier au contact des animaux et en extérieur.
Qu’est-ce que les gens ne savent pas sur le métier de jockey-driver ?
Même si on gagne des courses, ce n’est si facile. Il faut un minimum de travail.
Votre talent caché que personne ne soupçonne ?
Imitateur peut-être…
Un sportif favori ?
Rafaël Nadal

© Aprh
Sur le podium du Prix Yvonnick Bodin

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