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Actualité - 22.05.2020

En rire ou en pleurer ?

Comment justifier la décision de stopper le processus de relance des courses quand bien même les hippodromes étaient situés en zone rouge ? C'est ce qu'a tenté de faire, visiblement, un document officiel du Ministère de l'Intérieur. On a bien dit : "tenté".

Comme exposé dans notre édition hebdomadaire de Province Courses, la question centrale autour de l'interdiction de courir dans les départements en zone rouge était bien : "mais qu'est-ce qui n'allait pas ?" (titre de notre édito - lire l'édition de la semaine). Comme souvent en pareilles circonstances, les spéculations sont allées bon train : une vengeance de la part du Ministre de l'Intérieur ou d'un(e) de ses conselller(ère)s en pleine crise d'autoritarisme, une proportion archi-developpée à vouloir casser les pieds des courses françaises, un alibi pour les maires frileux et en manque d'arguments face à la volonté d'ouvrir certains des lieux publics voire les écoles ? À chacun sa version. 

Mais il fallait avoir une drôle de créativité pour imaginer l'argumentation de la Préfecture de Paris, pourtant par ailleurs confrontée à des situations comme celles du Bois de Boulogne le week-end dernier, de l'esplanade des Invalides ou encore des quais du Canal Saint-Martin. Voici comment est justifiée la décision de ne pas courir à Vincennes (pour les trotteurs) mais aussi (et surtout à Auteuil et Longchamp si on essaie d'apporter un début de compréhension de ce qui est rédigé par le rédacteur lui-même) : "Considérant que, malgré la pertinence des mesures fixées dans le cahier des charges, les conditions dans lesquelles les courses se déroulent font que les jockeys se trouvent à des distances réduites les uns des autres, alors qu'ils produisent un effort intense susceptible de favoriser la transmission du virus, en raison de l'importante quantité d'air expulsée et éventuellement de gouttelettes de salive durant l'effort, que cet effort nécessite probablement une distanciation plus importante qu'entre promeneurs."
Notre réaction ? Entre consternation et inquiétude pour si peu de considération et de connaissance sur un sujet qui touche pourtant de plein fouet nombre de professionnels d'une filière concernée (comme d'autres certes) par la crise sanitaire. Notre deuxième réaction ? En rire nerveusement, si on est d'humeur. Ou alors en pleurer.

LeTROT a préféré rester pragmatique et a diffusé sur son réseau intranet le communiqué rappelant les consignes.
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RAPPEL
Mesures impératives
Les socioprofessionnels et leurs chevaux doivent :
- arriver sur l’hippodrome le plus tard possible avant la première épreuve qu’il dispute, en tenant compte des délais de préparation du cheval (heat, …),
- en repartir le plus tôt possible après la dernière épreuve qu’il a disputée, en tenant comptes des opérations de contrôle anti-dopage.
Les conjoints et enfants de socioprofessionnels ne sont pas admis sur les hippodromes en raison du huis-clos renforcé.
Le port du masque est obligatoire à tout moment pour toute personne sur l’hippodrome.
Une personne refusant de porter un masque ne doit pas être admise sur l’hippodrome.
Toute personne refusant de se soumettre à un contrôle de température ne doit pas être admise sur l’hippodrome.
Les propriétaires et éleveurs ne sont pas admis sur les hippodromes en raison du huis clos renforcé.

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