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Nicolas Bazire, Éric Raffin et Jean-Loïc Dersoir
En bref - 20.01.2025

Retour sur la conférence de presse du "Cornulier"

En début de soirée dimanche et après une introduction au cours de laquelle Jean-Pierre Barjon, le Président de la SETF, a qualifié l'édition 2025 du Prix de Cornulier d'"historique" - "on a pratiquement multiplié par quatre le nombre de spectateurs en l'espace d'un an", a-t-il souligné -, Éric Raffin et Nicolas Bazire pour la lauréate Joumba de Guez (Carat Williams) et Jean Loïc Claude Dersoir pour sa dauphine Ina du Rib (Uhlan du Val) se sont prêtés aux questions de Marine Costabadie et Laurent Bruneteau lors de la conférence de presse du Prix de Cornulier.
Après avoir confié que ses émotions étaient toujours intactes en revoyant la course, le jockey vainqueur pour la quatrième fois a été interrogé sur sa réaction sitôt après l'arrivée au micro d'Olivier Pivain, annonçant qu’il avait envisagé d’arrêter sa carrière de jockey s’il venait à s’imposer ce dimanche : "Cet hiver, j’ai la chance que Nicolas (Bazire) me fasse confiance avec Lionheart et Joumba de Guez. Mais, à côté, je n’ai pas de top chevaux à monter. Comme j’ai été gâté, j’ai commencé à penser un peu à arrêter. Dimanche dernier, j’en ai parlé à ma femme et mes enfants, mais ceux-ci m’ont dit de continuer. On ne va pas s’arrêter là-dessus. Mais je suis obligé de faire assez attention à mon poids. À 43 ans, il faut être comme si j’avais 20 ans, mais ce n’est pas facile. Si vous voulez être crédible, il faut être au poids. Je ne veux pas monter à plus cinq kilos".

Je suis obligé de faire assez attention à mon poids. À 43 ans, il faut être comme si j’avais 20 ans. (Éric Raffin)

Le jockey vendéen est aussi revenu sur sa perception de cette nouvelle victoire dans le "Cornulier" : "Ce sont des courses très dures à gagner. Quand vous les gagnez jeune, vous ne vous rendez pas compte de l’importance. J’ai eu la chance de

la gagner trois fois. Les neuf derniers "Cornulier", je n’avais pas gagné et tu crois que tu ne vas jamais la regagner. Plus tu vieillis, plus tu te rends compte de l’importance de cette course. C’est pour cela qu’il y a eu un ouf de soulagement." Son aîné Jean-Loïc Dersoir a aussi émis sa volonté de continuer à monter : "J’ai "Ina" qui me porte car c’est une superbe jument qui donne envie de poursuivre, d’autant que je n’ai pas trop de problème de poids pour l’instant. C’est une chance car je n’ai pas besoin de me "sécher" comme Éric".

47,5 ans : la moyenne d'âge des deux premiers jockeys !

À l'heure où le monde sportif est admiratif de la longévité du tennisman français Gaël Monfils, qui, à 38 ans, a réussi à se qualifier pour les huitièmes de finale de l'Open d'Australie avant d'être contraint à l'abandon ce lundi matin, comment ne pas sur-ligner les performances d'Éric Raffin et Jean-Loïc Dersoir. Respectivement âgés de 43 et 52 ans, soit une moyenne de 47,5 ans, ils demeurent toujours aussi compétitifs dans la plus grande course au monde de leur spécialité ! Ils sont d'ailleurs les deux jockeys en activité les plus titrés dans le Prix de Cornulier avec 4 victoires chacun.
Comme un clin d'oeil, leur moyenne d'âge est le double de l'âge de Nicolas Bazire (24 ans), l'entraîneur de la lauréate Joumba de Guez, ce qui en fait l'un des plus jeunes à avoir remporté cette course. Il est notamment revenu sur la préparation de la jument et la répartition des rôles au sein de l'écurie familiale avec son père Jean-Michel : "On avait la jument pour gagner et c’est important de ne pas passer à côté. Elle montre qu’elle arrive à maturité. Elle avait besoin d’un peu de temps. (...) À Grosbois, on a chacun notre cour et on travaille ensemble. On connaît nos chevaux. On discute beaucoup. L’été, il nous laisse un peu plus gérer tout l’effectif. Il est très ouvert. On le laisse faire car il est meilleur que nous. J’ai 24 ans, j’ai zéro expérience, je ne vais pas m’aventurer à vouloir imposer mes idées".

Un niveau de compétitivité bien avant la course
Lors de cette édition, les dix-huit jockeys ont été pesés à 65,2 kg, soit à la marge minimum. De mémoire du préposé à la balance, dimanche, il n'avait pas souvenir d'une telle exigence de la part de l'ensemble des jockeys. C'est bien le signe de leur volonté commune de donner toutes les chances possibles à leur partenaire.

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