... ©BV/SETF
- 24.01.2025

Prix d'Amérique : un championnat qui porte bien son nom

« Je t’aime, moi non plus… » La rivalité, sportive, des trotteurs français et américains ne date pas d’hier et elle a fait beaucoup, séparément, pour l’amélioration des deux races. Mais, comme deux contraires bien faits, celles-ci s’attirent et se mêlent à l’envi. Le palmarès de la course de légende qu’est le Prix d’Amérique l’atteste et illustre, en fin de compte, la réconciliation.

Historique

Le Prix d’Amérique, aujourd’hui Legend Race, n’est pas la compétition la plus ancienne du calendrier du trot, loin s’en faut, mais il en est la plus prestigieuse, jusque dans le monde. Il est aux courses au trot ce que le Prix de l’Arc de Triomphe est à celles de galop. Du reste, les deux épreuves ont vu le jour la même année, voilà plus d’un siècle, en 1920, avec la même ambition de confronter les meilleurs chevaux, non seulement en France, mais à l’échelle européenne, voire mondiale. Le verdict rendu par la compétition de haut niveau n’a que plus de valeur si le contexte en est ouvert et sans frontière.

Dans cet esprit, le choix du nom donné à la course est révélateur. C’est le Prix d’Amérique, en hommage aux Etats-Unis et à leur intervention, décisive, dans la terrible guerre qui vient alors de s’achever. C’est aussi le Prix d’Amérique en référence aux trotteurs américains, qui sont, à la fois, des adversaires sur la piste et des alliés sur le plan de l’élevage, du fait de l’apport génétique qu’ils rendent possible. En retour, le Prix d’Amérique ne manquera pas de souvent leur sourire, à eux en tant que tels ou en tant que contributeurs à certains succès français.

Les trotteurs américains ? À la fois des adversaires sur la piste et des alliés sur le plan de l’élevage…


A chacun son tour
La première décennie du Prix d’Amérique est dominée par les trotteurs français, avec le triplé de l’exceptionnelle Uranie, en 1926, 1927 et 1928, ou encore les doublés de Pro Patria, en 1920 et 1921, et de Passeport, en 1923 et 1924. En 1930, âgée de 10 ans, Uranie est en lice pour un quatrième titre, mais, fautive au départ, elle ne peut rendre cinquante mètres à sa cadette de quatre ans, Amazone B ; or, celle-ci est issue d’un croisement mixte, entre le français Passeport et l’américaine Anna Maloney

A voir aussi :
...
Iron du Gers et David Bekaert fins tacticiens

Dans ce Grand Prix de la Ville de Nice (Gr.3), il était le cheval le plus craint au premier échelon et David Bekaert le savait bien. Il a dès lors eu bon jeu de contrôler les opérations à ...

Lire la suite
...
Les réunions d'Enghien de fin de semaine en matinale

L'été caniculaire n'en finit plus de modifier l'organisation des courses et d'exiger des modifications d'horaires. C'est à nouveau le cas jeudi : la réunion d'Enghien débutera dès 9h15 pour une première course à 9h37. DERNIÈRE MINUTEL'importante ré...

Lire la suite
...
1000 victoires
pour Joël Séché

Notre pointage hebdomadaire de début de semaine met en lumière ce lundi un propriétaire qui a vu ses couleurs briller à deux reprises. Pas un exploit en soit pour un habitué des podiums mais ce doublé signifie l'accession à ...

Lire la suite
...
Impala de Val en solitaire

Grandissime favori du Prix de Londres (Gr.2), Impala De Val (Viking de Val) remplit parfaitement son contrat en remportant avec une très grande aisance son objectif estival. Sur la piste, le débat fut sans équivoque : le duo Impala ...

Lire la suite