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Valentin Desbriel
- 18.04.2025

Valentin Desbriel : objectif passion et plaisir

Comment ne pas attraper le virus des chevaux et des courses lorsque votre naissance est le fruit d’une rencontre occasionnée par Lutin d’Isigny ? Si Éric Desbriel, journaliste à Paris-Turf, n’était pas allé à la rencontre du champion à Isigny-sur-Mer, il n’aurait jamais rencontré celle qui allait devenir la mère de ses trois enfants, Véronique. Habitué à ne pas avoir sa langue dans sa poche, la verve laisse place à l'émotion chez Valentin Desbriel dès lors qu'il s'agit de parler de ses chevaux et de sa famille, lesquels ne font finalement qu'un.

PASSION COURSES

"C’est simple, j’ai appris à marcher sur l’hippodrome de Vincennes !", précise d'entrée de jeu Valentin Desbriel (40 ans), photographe depuis plus de 23 ans sur les hippodromes. "Mon père était allé en reportage à Grandcamp-Maisy à la rencontre de Lutin d’Isigny et de Jean-Paul André, son driver qu’il ne connaissait pas personnellement. Le courant est tout de suite passé entre eux. Lors du déjeuner, il a rencontré ma maman Véronique qui était serveuse à "La Flambée", un endroit où déjeunaient régulièrement des entraîneurs et drivers de la région et une amie d'enfance de Laurence (Cornière) Lagadeuc. Voilà comment tout a commencé." Une véritable histoire de destin.

Des trois garçons qui naîtront de l'union de Véronique et Éric, Émilien, Valentin et Hugo, seul Valentin contracte le virus du cheval. "Lorsque j’étais plus jeune, mon passe-temps favori était de me rendre à Vincennes en nocturne avec mon père. Ma journée parfaite était souvent un vendredi lorsque je pouvais enchaîner Auteuil et Vincennes avec mon père." Depuis sa plus tendre enfance, Valentin sillonne les hippodromes et les salles de presse. "J’ai tout de suite aimé cette ambiance, où tout le monde se côtoie. Du smicard au riche propriétaire, l’adrénaline est la même pour tous."

Ma journée parfaite était souvent un vendredi lorsque je pouvais enchaîner Auteuil et Vincennes avec mon père.

Alors pourquoi ne pas avoir embrassé le métier comme son parrain Jean-Paul André ? "Je me suis rapidement rendu-compte de l’implication que demandait le monde des courses et du travail qu’il fallait fournir pour devenir lad ou entraîneur. Je ne m’en sentais pas capable. Un jour en salle de presse, Laurent Dyga (ScoopDyga) m’a proposé une alternance dans la photographie et c’était parti. J’ai tout de suite accroché. J’aime capturer les moments importants et ce métier me permettait de suivre ma passion au quotidien." Au fil des rencontres et des opportunités, Valentin devient même co-propriétaire. "Nous étions quatre associés sur Ralph de Coquerie (Juliano Star), mon premier petit bout de cheval. Même s’il n’a pas beaucoup performé, c’était déjà intense en émotion. En 2017, El Fuego de Bez (Ludo de Castelle) a été le premier cheval à porter ma casaque sous l’entraînement de mon ami Maxime Bézier. Il a ensuite connu des problèmes de santé et nous l’avons envoyé chez Rodolphe Lagadeuc où il avait un accès à la mer. Cela lui a donné une seconde jeunesse et il m’a apporté ma première victoire à Vire en 2020 sous la selle d’Antonin André, le fils de mon parrain. Un moment intense confirmé par deux autres succès dans les semaines qui ont suivi. Il coule maintenant des jours heureux dans un pré chez Jean-Paul et Antonin André. Il est inconcevable pour moi de ne pas offrir une belle retraite à mes chevaux."

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