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Jérémy Van Eeckhaute
- 20.06.2025

"J’espère marcher dans les pas de mon père"

Il était adolescent quand son père, Joël, a remporté deux Prix de Normandie en l’espace de cinq ans avec Grâce Ducal et Lazio du Bourg. Deux victoires restées gravées dans sa mémoire. Dimanche, Jérémy Van Eeckhaute (37 ans) va tenter d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire qui lie sa famille avec ce Groupe I qui est depuis trois ans l’Étrier 5 Ans Finale. Pour cela, il compte sur Kapaula de l’Epine, une jument qui fait partie des valeurs sûres de sa génération. Le moment serait d’autant mieux venu que Jérémy, dit Gaston en référence à son deuxième prénom, se remet d’une chute survenue fin avril qui a entraîné la fracture d'une vertèbre et a fait craindre le pire, avec un risque que la moelle épinière ne soit touchée. Pendant sa convalescence, il peut compter plus que jamais sur le soutien de son père pour former un tandem gagnant.

Interview

24h le Mag.- Bientôt de deux mois après votre chute à Strasbourg, comment allez-vous ?
Jérémy van Eeckhaute.- Gentiment. J’ai beaucoup moins de douleurs et je peux marcher de plus en plus. Pendant six semaines, les recommandations des médecins étaient juste de marcher un petit peu et de ne pas faire de voiture. Les dernières radios de contrôle sont assez bonnes. Je pense donc pouvoir attaquer la rééducation à partir de la semaine prochaine. Il faut que je sois patient avant de pouvoir remonter dans un sulky afin d’éviter les secousses et les risques de chute. Je n’ai donc pas de date pour savoir quand je pourrais de nouveau atteler. Dans le futur, quoi qu’il arrive, il faudra que je me fasse enlever les vis et les plaques.

Quel a été le bilan médical de cette chute ?
Je souffrais de la fracture d’une vertèbre, la T12 en l’occurrence. Il a fallu opérer assez vite, dès le lendemain matin, car elle était en train de tasser les autres vertèbres avec le risque de toucher la moelle épinière. J’ai souffert le martyr avant d’être opéré. Les 48 premières heures ont été les pires. J’ai eu peur de ne plus marcher. Dans mon malheur, je me sens donc quand même chanceux. Il va me falloir du temps pour récupérer, mais l’essentiel est d’avoir toutes mes capacités physiques. Le reste est secondaire. Ma chute peut sembler anodine, car elle a eu lieu au départ et non en pleine course comme dernièrement à Caen par exemple, et j’aurais pu ne rien avoir. Mai tout de suite, j’ai compris qu’il y avait quelque chose de grave. J’étais incapable de me relever.

J’ai eu peur de ne plus marcher. Dans mon malheur, je me sens donc quand même chanceux. Il va me falloir du temps pour récupérer, mais l’essentiel est d’avoir toutes mes capacités physiques.

Pendant ce temps-là, il a fallu réorganiser le fonctionnement de l’écurie. Comme cela s’est-il passé ?
J’ai la chance d’être à Grosbois où il est quand même plus facile de trouver des prestataires de service et d’avoir mon père qui est quotidiennement à mes côtés même s’il est en pré-retraite. C’est un soulagement moral. Je savais qu’il était là et que je pouvais compter sur lui. J’ai aussi des copains qui m’ont pris des chevaux au repos ou à la mer. Il n’y a que depuis trois semaines que je suis revenu dans la cour pour

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