© Aprh Du 2 au 11 novembre, le Championnat du Monde des Drivers se posera comme un deuxième centre de gravité du trot mondial, en parallèle du début du meeting d’hiver de Vincennes. L’événement organisé tous les deux ans aura lieu en Nouvelle-Zélande. Il verra s’affronter dix drivers sous leurs couleurs nationales, représentant les plus grandes nations du trot. C’est Pierre Vercruysse qui défendra la France. Le professionnel est un habitué du Championnat auquel il participera pour la quatrième fois. Il est aussi et surtout le seul Français au palmarès. Il nous parle de ce périple à l’autre bout du monde, littéralement aux antipodes.
Il s’agira de la 31ème édition du championnat du monde cette année. La formule a été lancée à la fin des années 1970, avec un doublé immédiat du pilote star de la Norvège de l’époque, Ulf Thoresen, en 1979 et 1981. La périodicité à pu changer mais est désormais fixée, depuis plusieurs décennies, à une édition tous les deux ans. En 2023, le Néerlandais Rick Ebbinge défendait victorieusement son titre lors d’un championnat coorganisé par la Belgique, l’Allemagne et son pays. La France n’y était pas représentée. Cette fois, avec Pierre Vercruysse, c’est le seul driver tricolore de l’histoire au palmarès, en 2013, du World Driving Championship (WDC – l’appellation internationale du Championnat du Monde) qui remettra les gants.
24h au trot.- Pierre, qu’est ce qui vous motive encore et toujours à traverser le monde pour participer à un nouveau Championnat du monde des Drivers ?
Pierre Vercruysse.- J’ai toujours la flamme de la compétition même si je drive moins désormais ici, en France. J’ai manqué le coche des agents il y a un peu moins d’une petite dizaine d’années et j’ai eu beaucoup moins de chevaux proposés. En fait, c’est aussi un un concours de circonstances avec la gestion de mon effectif d’entraînement qui a pu me freiner à un moment où les agents sont devenus incontournables. Dans tous les cas, il n’y a aucun regret dans ce constat. J’ai pu mener ma carrière de mon côté. Aujurd'hui, il y a une très bonne génération de jeunes sur le circuit, des jeunes qui ne font que ça. Et pour répondre à votre question, je suis toujours motivé par ce genre de rencontres. Je n’ai jamais refusé une opportunité d’aller disputer des courses ou championnats à l’étranger. C’est toujours riche : vous y rencontrez des professionnels, vous y voyez des choses nouvelles. Ma philosophie de vie ne nourrit aucun regret sur les choses que je n’ai pas bien réussies mais s’intéresse plutôt à toutes les choses que je n’ai pas encore faîtes. Alors j’ai dit oui tout de suite pour ce Championnat du Monde. Et en plus, je n’ai jamais couru en Nouvelle-Zélande !
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