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- 19.12.2025

À la rencontre de Nicolas Bridault

Nocive du Choquel, élevée par son frère, le courtier Christophe Bridault, en partenariat avec l’Ecurie Léomy, vient de lui offrir le troisième succès de Groupe 2 de sa carrière d’entraîneur en s’imposant dans le semi-classique Prix Une de Mai. Chaque année, depuis le début de la décennie, Nicolas Bridault révèle un compétiteur capable d’aller avec les meilleurs. En moins de quinze ans, l’homme s’est fait une belle place au sein de la profession. 24 Au Trot Le Mag est allé à sa rencontre.

INTERVIEW

24H Au Trot Le Mag – Où êtes-vous installé ?

Nicolas Bridault – Je me suis fixé, il y a une petite quinzaine d’années, à Beaulieu, dans le département de l’Orne, à environ quinze kilomètres de L’Aigle. Nous sommes bien situés, en ce sens que Vincennes n’est qu’à cent trente kilomètres de chez nous. J’ai un établissement fonctionnel, avec deux pistes de 1.000 mètres, l’une circulaire, l’autre en ligne droite. On a tout ce qu’il faut pour bien travailler. J’ai une demi-douzaine de personnes à mes côtés et nous nous occupons d’une cinquantaine de chevaux.

Racontez-nous votre parcours.

N. B. – Tout en ayant une autre profession, mes parents ont toujours été passionnés d’élevage et ont commencé à avoir des chevaux. Dans la foulée, mon frère et moi avons eu tôt fait d’attraper le « virus » ! Pour ma part, j’ai fait mes « classes » dans les rangs des amateurs, où j’ai dû gagner une quarantaine de courses. J’ai appris le métier sur le tas, comme l’on dit, et au contact de Jean-François Senet, qui était mon voisin, lors de mes débuts d’entraîneur, sur l’hippodrome de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais ; j’ai travaillé régulièrement des chevaux chez lui et il a été un bon professeur !

J’ai appris le métier sur le tas, comme l’on dit, et au contact de Jean-François Senet, qui était mon voisin, lors de mes débuts d’entraîneur


Ses 3 victoires de Groupe 2
Nocive du Choquel - Prix Une de Mai - 14/12/25
Fantaisie - Prix du Calvados - 08/01/2023
Fantaisie - Prix du Calvados - 09/01/2022


Et l’élève n’est pas mal non plus ! Vous avez des résultats, en effet, en particulier avec les 2 ans. Est-ce un parti délibéré ?

N. B. – Oui et non. Disons que notre but est de qualifier nos 2 ans de bonne heure, en mai et juin. Après quoi, nous avisons. Il y a ceux qui ont encore besoin de prendre de la force, que nous laissons tranquilles. Quant à ceux que nous jugeons capables d’aller tout de suite aux courses, nous ne les en empêchons pas et nous y allons. Nous aimons bien les 2 ans, mais nous ne sommes pas systématiques. Cette année, par exemple, nous avons qualifié une vingtaine de poulains et pouliches, mais nous n’en avons débuté que quatre ou cinq dans la foulée.


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