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Daniel Redén
En bref - 22.01.2026

Daniel Redén, le double effet cool viking

Depuis ses premiers partants dans le Prix d'Amérique Legend Race (Groupe 1) en 2019, l'entraîneur suédois Daniel Redén (46 ans) a régulièrement abordé l'échéance tricolore avec de grandes ambitions. Si les résultats de ses chevaux n'ont pas toujours été à la hauteur de ses espoirs, il n'est pas du genre à renoncer. Dimanche, il sera ainsi doublement représenté avec Epic Kronos, l'impressionnant vainqueur du Prix Ténor de Baune-Amérique Races Q4 (Gr.1), et Francesco Zet, dont la préparation s'est déroulée à domicile. Les profils de ces deux champions sont différents mais, outre leurs très grands potentiels, ils ont un point commun : ils seront tous les deux drivés par des pilotes français, Paul Ploquin et Benjamin Rochard. Un choix de leur entraîneur.

Huit ans après Readly Express (Ready Cash), qui avait privé Bold Eagle (Ready Cash) d'un troisième titre consécutif, l'hymne suédois peut-il, va-t-il, de nouveau retentir à Vincennes dimanche après-midi ? Sur les quatre représentants du nord de l'Europe qui seront sur la ligne de départ sur les coups de 16h20, deux sont entraînés par Daniel Redén pour la Stall Zet. Celui qui est devenu au fil des ans une silhouette habituelle dans les écuries de Vincennes, quand bien même il ne se déplace plus qu'essentiellement pour les grandes épreuves, n'en est pas à son coup d'essai dans le Prix d'Amérique Legend Race. Epic Kronos (Muscle Hill) et Francesco Zet (Father Patrick), ses deux partants de l'édition 2026, portent ainsi les numéros 14 et 15 dans la liste de ses pensionnaires candidats à l'Amérique.
Le premier des deux, le plus jeune, qui débute son année de 6 ans, est programmé pour le dernier dimanche de janvier depuis un an. On se rappelle ainsi parfaitement de ce que déclarait il y a un an dans ces colonnes Daniel Redén au sujet du vainqueur Grand Prix de l'UET (Groupe 1) sur cette piste en octobre 2024 : "Le meeting d’hiver prochain sera un véritable objectif pour lui. Il est taillé pour Vincennes et l’a prouvé dans la finale du Grand Prix de l’UET. Depuis Call Me Keeper et Propulsion, je venais en France sans ambitions particulières, mais avec Epic Kronos, les attentes seront réelles". Fidèle à lui-même, le Suédois ne se cache pas même si ses résultats dans les plus grandes épreuves hivernales sur la cendrée parisienne n'ont pas toujours répondu à ses attentes. Mais Epic Kronos semble en effet de taille à lui donner. Il l'a déjà fait en remportant le Prix Ténor de Baune-Amérique Races, le 21 décembre. Ses douze cents derniers mètres sur une piste rendue difficile par la pluie ont pour beaucoup été les impressionnants de six épreuves qualificatives. Ce n'est pas son driver Paul Ploquin qui dira le contraire !
"Il a vraiment impressionné. Moi le premier ! Il est juste en retrait de la première ligne à deux au carré quand je le décale à la sortie de plaine car le wagon de trois arrive et, en quelques hectomètres, il dépose les premiers", commente admiratif le pilote mayennais auquel Daniel Réden fait régulièrement confiance depuis le précédent meeting d'hiver.

Un choix fort et motivé
Car c'est un choix fort que Daniel Redén a fait en décidant de se passer d'Örjan Kihlström, le driver attitré de la Stall Zet, pour mener ses chevaux à Vincennes, comme il nous en avait expliqué les raisons : "Nous en avons discuté. Il est très difficile de venir driver à Vincennes seulement de temps en temps. Le niveau est tellement relevé. J’essaie désormais de trouver des drivers français qui correspondent à mes chevaux lorsque je suis à Vincennes".

Il est très difficile de venir driver à Vincennes seulement de temps en temps. Le niveau est tellement relevé. (Daniel Redén)

La confiance entre l'entraîneur suédois et le pilote français est telle que le premier n'a pas hésité à faire appel au second, pourtant dépourvu d'expérience à l'étranger, pour driver Don Fanucci Zet à Solvalla dans l'Elitloppet au printemps dernier avec la réussite que l'on sait puisque le fils d'Hard Livin a été le dauphin de Go On Boy (Password).
Après la faute d'Epic Kronos dans le bas de la descente dans le Prix de Bretagne-Amérique Races Q1 (Gr.2), Paul Ploquin a debriefe avec Daniel Redén en mettant l'accent sur le fait que le cheval avait besoin de confort précisément à cet endroit du parcours, d'où la décision de le déferrer uniquement des postérieurs dans le "Ténor de Baune", ce qui ne l'a pas empêché de trotter dans l'excellente réduction kilométrique de 1'11''2. Il en sera de même dimanche où Epic Kronos fait partie des trois chevaux à ne pas être présentés pieds nus, avec Immortal Doc (Brillantissime), déferré des antérieurs, et Koctel Du Dain (Boccador de Simm), plaqué des antérieurs et déferré des postérieurs.
La ligne de conduite que Daniel Redén s'est fixé pour le choix de ses drivers vaut aussi pour Francesco Zet de retour à Vincennes ayant atteint "un niveau de maturité suffisant à présent", nous disait à son sujet voilà quelque temps Anders Malmrot, le team manager de la Stall Zet. Pour la première fois d'une carrière de plus de quarante courses, le trotteur aux onze Groupes 1 ne sera pas drivé par Örjan Kihlström. C'est le Sulky d'Argent en titre, Benjamin Rochard, qui a été choisi, lui dont la drive et le sang-froid dans le Harper Hanovers (Groupe 1) avec Izoard Védaquais (Bird Parker) en 2024 à Solvalla n'étaient pas passés inaperçus aux yeux des professionnels suédois. À l'image d'un Matthieu Abrivard qui avait décidé de se concentrer sur le Prix de Cornulier avec son champion Iguski Sautonne (Village Mystic), ce choix fort connaîtra-t-il la même issue ?
En matière de choix, Daniel Redén a aussi opté pour une préparation en Suède pour ses deux chevaux qui sont arrivés à Grosbois mercredi dans la soirée, Epic Kronos retrouvant le centre d'entraînement pour la troisième fois de l'hiver. Nous revient alors ce que nous avait déclaré l'intéressé l'an dernier : "J’entraîne sur ma piste en sable profond comme d’habitude. C’est une excellente piste où j’ai mes repères. En revanche, il m’est très difficile d’entraîner à Grosbois. Pour atteindre les mêmes pulsations qu’en Suède, je dois aller très vite, ce qui augmente les risques de blessure. C’est pourquoi je ne le fais pas".

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