© E. Fossard L’échéance du 21 juin approchant, Romain Larue a plus que jamais le regard tourné vers la Journée des Champions. Le quadragénaire normand est de ceux qui abordent cette réunion de prestige avec de légitimes ambitions. Comment pourrait-il en être autrement porté qu’il est par la réussite de Miss des Besaces dans les trois épreuves qualificatives au Prix du Président de la République-Étrier 4 Ans Finale ? Romain Larue n’a peut-être jamais été aussi proche de briser le signe indien qui fait qu’une victoire dans un Groupe 1 se refuse à lui. Cet élan pourrait aussi venir d’autres éléments comme Loulou de Mye, Ibiscus Man et Nelati de Morgane, ce qui serait une gageure pour une écurie qui ne compte qu’une dizaine de chevaux à courir.
Sur la route qui le conduit mercredi jusqu’à l’hippodrome de Caen depuis son établissement situé à Saint-Martin-de-Bienfaite, à quelques kilomètres d’Orbec, Romain Larue (42 ans) a déjà le regard porté sur la réunion du 21 juin, celle de la Journée des Champions, à Vincennes. "Ça pourrait être une grosse journée", glisse-t-il avec une envie que l’on ressent d’être déjà au jour J. Si Miss des Besaces (Memphis du Rib) est une "Présidentiable" en puissance avec ses performances répétées à l’Étrier au sein de sa génération tout au long du printemps, elle ne devrait pas être la seule représentante de l’écurie ce jour-là sur la cendrée parisienne. "Pour le moment, les deux sûrs sont "Miss" et Ibiscus Man qui courra soit le Prix René Ballière, soit le Prix Bertrand Deloison, annonce l’entraîneur. Ensuite, Loulou de Mye peut potentiellement courir le Prix de Normandie et, si Nelati de Morgane est bien en début de semaine prochaine, il est possible que je le colle dans le Prix d’Essai. Ça pourrait donc bien être une journée importante." Ce ne serait pas pour lui déplaire. Cela soulignerait l’une des singularités de son écurie, à savoir un effectif limité, dont les trois têtes de liste dépassent pourtant chacune les 300.000 € de gains. "Je n’ai pas beaucoup de chevaux, alors j’ai le temps de m’en occuper, dit-il pince-sans-rire. Mais ce n’est pas une volonté. J’ai quarante boxes et autant de stabulations. Alors, même avec le débourrage et le pré-entraînement qui me font manger tous les mois et me permettent de payer mes gars, je pourrais avoir un effectif plus conséquent." Ses chiffres parlent d'eux-mêmes sur les six dernières saisons avec une moyenne annuelle de 160 partants et un peu plus de 400.000 € de gains.
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