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- 14.08.2026

Danny Brouwer comme sur la promenade des Hollandais

Il réalise sans aucun doute son plus bel été depuis le début de sa jeune carrière. Danny Brouwer brille sur la Côte d'Azur et entretient cette tradition des professionnels néerlandais actifs dans l'Hexagone. Portrait.

PORTRAIT

1/ Une passion plus forte que les études
Danny Brouwer (28 ans) découvre les courses dès son plus jeune âge grâce à son père, driver amateur, qui possède alors un ou deux chevaux. Très vite, le jeune Néerlandais se dirige vers les courses de poney et sait rapidement quelle voie il souhaite emprunter, malgré les recommandations paternelles. « Mon père m’avait dit de faire des études et qu’ensuite, je verrais si j’avais envie de travailler avec les chevaux. Mais je ne l’ai pas trop écouté ». Après seulement trois mois d’études, il décide d’y mettre un terme pour se consacrer pleinement à sa passion. Dès l’âge de 16 ans, il entre ainsi au service de Bas Crebas.

2/ Un parcours riche en voyages et en rencontres
Après être ensuite passé chez Paul Hagoort, Danny Brouwer décide, à 18 ans, de tenter sa chance en France. « Je regardais souvent Equidia et je voyais que Yannick-Alain Briand avait beaucoup de chevaux et de partants. Je lui ai envoyé un message, mais il ne m’a pas répondu. Alors, un dimanche, j’ai pris ma voiture et je suis allé directement chez lui pour lui demander si je pouvais travailler dans son écurie ». Il y restera plus d’un an et demi avant de poursuivre chez Luc Roelens, en Belgique. Après une courte période durant laquelle il songe à arrêter les chevaux, un appel de Dominik Locqueneux lui donne un nouvel élan. Il rejoint alors son écurie pour le meeting d’hiver de Cagnes-sur-Mer. C’est justement sur la Côte d’Azur qu’il rencontre Clarisse Lelièvre, qui deviendra sa compagne. Une rencontre également déterminante sur le plan professionnel puisqu’il rejoint par la suite l’écurie de Pascal Lelièvre, le père de cette dernière. Autant d’expériences et de rencontres qui ont progressivement façonné sa manière de travailler. « Chez chacun d’entre eux, j’ai appris beaucoup de choses. J’ai pris un peu partout pour ensuite faire ma propre sauce ».

3/ Une réussite qui se conjugue en famille
Après avoir lancé seul son activité, Danny Brouwer a depuis été rejoint par son frère Micha. « Au début, je voulais faire ça tout seul. Nous avions été de bons apprentis et nous avions bien réussi en course, mais je ne savais pas encore si nous étions capables d’entraîner », explique-t-il. Après trois années en solitaire, l’arrivée de Micha, il y a maintenant deux ans, apporte un nouvel élan à la structure. « Il avait déjà gagné de belles courses et avait la confiance de certains propriétaires ». Aujourd’hui à la tête d’un effectif d’une cinquantaine de chevaux, le jeune professionnel ne cherche pourtant pas à faire du nombre. « Je ne veux pas en avoir plus. Je préférerais même rester entre 35 et 40 chevaux et avoir davantage de qualité. Quand on en a beaucoup, il y a toujours quelque chose qui ne va pas et cela procure beaucoup de stress ».

4/ Luuk Schermer, celui par qui tout a commencé
Si plusieurs chevaux de qualité ont désormais rejoint ses boxes, Danny Brouwer n’oublie pas celui qui lui a permis de changer de dimension : Luuk Schermer (Broadway Hall). « C’est vraiment le cheval qui m’a lancé dès mes débuts. Deux mois seulement après m’être installé comme entraîneur, je participais déjà à de belles courses ». Des performances précieuses pour un jeune professionnel encore en quête de reconnaissance. « Grâce à lui, j’ai ensuite rencontré d’autres bons propriétaires. Nous avons aujourd’hui de très bons chevaux à l’écurie, mais tout est parti de lui ». Depuis, les succès se sont multipliés aux Pays-Bas, mais également en France, en Belgique, en Allemagne ou encore en Suède. Danny Brouwer estime désormais son compteur à près de 200 victoires en tant qu’entraîneur, avec une moyenne comprise entre 30 et 40 succès par an.

5/ Des succès qui dépassent les frontières
Malgré son jeune âge, Danny Brouwer possède déjà une solide expérience internationale. Habitué à courir en Hollande, en Allemagne, en Belgique, en Suède et désormais de plus en plus en France, le Néerlandais a également tenté sa chance en Italie, où son écurie s’est notamment classée quatrième d’un Derby. Parmi ses meilleurs souvenirs d’entraîneur figure un Groupe 1 remporté en 2024, à Solvalla, grâce à Oriana Boko (Father Patrick), alors associée à Eric Raffin. Mais comme driver, c’est sur l’hippodrome de Cagnes-sur-Mer, le 27 juillet dernier, qu’il vient de vivre l’un des moments les plus marquants de sa jeune carrière. « J’ai gagné un Groupe 3 avec Neo Turbo (Varenne). Pour moi, c’est ma plus grande victoire comme driver, surtout que ce n’était pas du tout attendu ». Une réussite française qui prend de plus en plus de place dans le quotidien de celui qui avoue ne guère avoir le temps de cultiver d’autres passions. « On est à fond dedans. C’est tous les jours. Quand j’ai un peu de temps, j’aime simplement aller au restaurant avec mes copains, boire une petite bière et passer un bon moment ».

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