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Actualité - 20.06.2020

Encore trois semaines à huis-clos : premières réactions et conséquences

L'info du jour sur le report au 11 juillet prochain de la réouverture des hippodromes fait beaucoup parler depuis ce matin. Quelles sont les premières réactions et les premières conséquences possibles ?

Les tribunes vont donc rester désespérément vides jusqu'au 11 juillet. Un vrai coup dur pour les petites sociétés de courses qui comptaient sur un assouplissement des règles pour organiser leurs réunions de début d'été mais aussi pour les nerfs des propriétaires et des organisateurs. 


Nous avons tout d'abord contacté Pascal Boey (Syndicat National des Propriétaires de Trot) pour connaître sa réaction : 
"En tant que président du Syndicat National des Propriétaires de Trotteurs, je prends acte de la décision de la non-ouverture au public à compter le 22 juin, une ouverture donc dorénavant programmée au 11 juillet. Je trouve cette décision dommageable et je regrette que les représentants des courses n'aient pas pu obtenir, au moins d'ici le 11 juillet, un assouplissement des règles pour permettre à ceux qui s'investissent dans les courses (les propriétaires, les éleveurs, les bénévoles) de ne pouvoir assister aux courses. Ce résultat est aussi et sans doute le résultat du peu de considération de nos dirigeants pour les courses. Les courses sont ballottées d'un bord à l'autre au gré des événements. Nous nous retrouvons dans la logique gouvernementale classés les sports sans en être pourtant officiellement. Et, dans le même temps, les courses n'ont pas non plus bénéficié des aides directes accordées aux poneys-clubs et centres équestres au titre de la filière cheval. Tout ceci est navrant et très dommageable."

On reste philosophe du côté de Craon
Craon accueillera lundi 148 partants lors d'une réunion 100% trot et espérait rouvrir ses portes à son public fidèle et nombreux. Il n'en sera rien mais le Président de la société des courses Hugues Crosnier s'est voulu pragmatique : "On est déçus forcément mais s'il faut encore attendre, on attendra ! On avait tout mis en oeuvre pour que ça colle car l'optimisme montait à 99% cette semaine. On avait gardé le plan B pour le pourcentage restant... Cela dit, gardons en tête que la santé prime sur tout le reste et que c'est pas une catastrophe en soi. C'est ennuyeux car cela nous prive de ressources potentielles utiles à notre fonctionnement. Si on veut créer une dynamique, il nous faut ces ressources, car les forfaits distribués par la Fédération à une société comme la nôtre servent à couvrir les frais fixes mais tout ce qui touche au développement est généré par les autres entrées financières. Il va falloir être patient mais j'encourage tout de même toute personne désireuse de mieux comprendre comment fonctionne un hippodrome à venir un jour car chez nous, on est en plein air, les sites sont vastes et la distanciation physique est très facile à organiser, contrairement à d'autres lieux autorisés à rouvrir. Comme quoi, on a encore beaucoup de travail pour mieux se faire connaître."

Douche froide à Lyon
Du côté de Lyon, en première ligne ces derniers jours pour communiquer sur une réouverture souhaitée lundi, c'est clairement la "douche froide" comme l'a imagé Yann Souillet-Désert, responsable de la communication des Hippodromes Lyonnais avant de préciser : "On était prêts pour lundi suite à la réception d'un projet de cahier des charges rédigé par la Fédération Nationale des Courses Hippiques. Les feux étaient plutôt au vert avant donc de passer au rouge ce matin. Je sais que la FNCH était assaillie de questions cette semaine car il convenait de tout mettre en place, notamment pour la prise de paris via le Groupe Carrus. On avait beaucoup de demandes de la part de nos habitués et on est forcément déçus pour eux ainsi que pour les propriétaires. En termes pratiques, le huis-clos n'est pas plus contraignant qu'une ouverture des portes avec protocole précis, au contraire même."

Parmi les conséquences de ce nouveau report, on peut d'ores-et-déjà citer les Assises du Trot qui devaient se dérouler le 1er juillet prochain sur l'hippodrome d'Enghien. La "dimension présentielle" était importante aux yeux de la société-mère et l'organisation à cette date semble donc très difficile à tenir.

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