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Actualité - 05.08.2025

Haras de Sassy, Antoine et Aurélie Lhérété

À l'approche des ventes de yearlings qui s’enchaîneront à l’initiative des différents organisateurs des ventes publiques, nous vous proposons de rencontrer quelques-uns des préparateurs et présentateurs les plus présents du marché. S'ils opèrent sur le même secteur, ils proposent souvent des approches différentes d’un métier à facettes multiples. Sixième des sept épisodes : le Haras de Sassy.

Depuis l’année dernière, le Haras de Sassy, initié et longtemps dirigé par Jean-Yves et Céline Lhérété, a été repris par leur fils Antoine et par l’épouse de celui-ci, Aurélie. Au nombre des activités proposées sur place est la préparation des yearlings pour les ventes, qui s’appuie sur la fonctionnalité du site et, notamment, sur le centre de balnéothérapie qui y est implanté. Alors que la préparation bat son plein, Aurélie Lhérété a bien voulu répondre à nos questions sur le sujet.

24h au trot - Quelle définition donner de votre activité ?
Aurélie Lhérété – C’est une activité d’apprentissage, de préparation. On récupère, parfois, des chevaux qui ont été assez peu manipulés et il y a d’abord un travail d’éducation à mettre en place. Après quoi, il s’agit de les amener au mieux,
les uns et les autres, pour le jour J. Pour ce faire, on les fait beaucoup marcher. On les fait nager, aussi, dans notre centre de balnéothérapie, où nous disposons d’un marcheur aquatique. Cela contribue grandement à leur développement.

Comment abordez-vous cette nouvelle saison de ventes ? Dans quel état d’esprit ?
L’année dernière, nous présentions douze yearlings à la vente européenne d’Arqana Trot. Cette année, il y a moins d’inscrits et nous n’en avons que trois. La donne est différente. Mais nous sommes bien armés lors des trois séances des ventes de sélection françaises, notamment avec les « Atout » de la famille Barbé, dont la clientèle est très fidèle au haras depuis longtemps. Nous présentons également une demi-douzaine de chevaux issus de l’élevage Rayon, à la vente d’Auctav, le 1er septembre. Nous sommes dans un état d’esprit serein et nous concentrons sur notre travail.

Comment a évolué votre portefeuille de clients vendeurs ces dernières années ?
Nous avons une ossature de clients réguliers et d’autres qui viennent au coup par coup. Cela fonctionne beaucoup par le « bouche-à-oreille ». La meilleure publicité que nous puissions avoir est le verdict, favorable, du ring.

Les attentes du marché, tant du côté des vendeurs que des acheteurs, ont-elles changé avec le temps ? Si oui, qu’avez-vous modifié à vos pratiques ?
Il y a une exigence de qualité de plus en plus grande. Tout doit être optimisé. Notre activité s’est extrêmement professionnalisée. Les attentes des vendeurs et celles des acheteurs sont les mêmes. Rien ne doit être laissé au hasard, jusqu’au moindre détail.
C’est de la pression pour nous, bien sûr, mais, lorsque le résultat est là, la satisfaction est d’autant plus vive.

Les attentes des vendeurs et celles des acheteurs sont les mêmes. Il y a une exigence de qualité de plus en plus grande
.
A ce propos, selon vous, pourrait-on faire sans les vidéos et les dossiers vétérinaires aujourd’hui ?
Non, ce sont des outils d’appréciation essentiels, qui se sont d’ailleurs généralisés dans le cadre des ventes de sélection.

Quels indicateurs vous permettent de dire que vos ventes sont réussies ?
Il n’y en a qu’un, en vérité, à savoir le nombre de yearlings vendus. C’est un point incontournable. Il faut que le pourcentage soit bon. On ne peut être satisfait d’une vente –même si elle recèle un gros prix– si la proportion de sujets adjugés n’est pas à la hauteur.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune éleveur qui se lance avec le projet de vendre sa production et celle des autres ?
Je ne sais pas si j’ai un conseil à donner et si je suis qualifiée pour le faire ! Mais je dirais qu’il doit se montrer aussi perfectionniste qu’il est possible de l’être, en sachant que son travail est un peu comme celui d’un entraîneur qui vise une course et doit faire en sorte que son cheval arrive au « top » pour celle-ci. D’une certaine manière, le jour de la vente est celui de la compétition et il est impératif que le yearling y soit amené à son meilleur.

Notre travail est comme celui d’un entraîneur qui vise une course et doit faire en sorte que son cheval arrive au « top » pour celle-ci.


Fiche d’identité
■ Début d’activité : commencée sous la houlette de Jean-Yves et Céline Lhérété, l’activité a été reprise par Antoine et Aurélie en 2024.
■ Nombre de yearlings présentés cette année : 30 en tout, soit 17 aux ventes d’Arqana Trot, à Deauville, 6 aux ventes d’Auctav et 7 aux ventes de Caen.
■ Estimation du nombre de visites d’inspection et façon de les gérer : de gré à gré, en fonction de la demande, en s’adaptant aux disponibilités des visiteurs, escomptés nombreux.
■ Mode de facturation : à la journée, avec une commission de 2 % sur le prix de vente, si celui-ci est supérieur à 10.000 euros.


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