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- 30.01.2026

Hokkaido Jiel sacré : chapeau Monsieur Luck !

Après avoir été deux fois deuxième de la Legend Race, en 1993, avec Ukir de Jemma, et en 2024, avec Hokkaido Jiel, Jean Luck et l’écurie qui porte son nom montent, cette fois, sur la plus haute marche du podium, où les propulse le même qui, deux ans plus tôt, n’avait trouvé que le crack Idao de Tillard pour l’empêcher de concrétiser. Il aura fallu trois décennies de patience –et même un peu plus, si l’on remonte aux origines de son engagement dans les courses et dans l’élevage– à l’industriel alsacien pour atteindre l’objectif suprême et pour que le rêve devienne réalité.

SAGA

Au milieu des années 1990, rencontré dans le cadre d’un reportage pour la revue « Trot Informations », Jean Luck, alors âgé de 62 ans et ayant commencé à élever quelque dix années plus tôt, nous avait confié attendre, de son haras, le champion, voire le crack : « C’est la part du rêve, nous avait-il dit en substance, un rêve qui, cependant, est susceptible de se réaliser. Mais allez savoir quand… Tout le charme est là, précisément. »

Hokkaido Jiel en « Monsieur Loyal »

Trente ans après, ces propos apparaissent prémonitoires, avec Hokkaido Jiel 1’09’’ (Brillantissime) en « Monsieur Loyal ». Un Hokkaido Jiel dont l’arrière-grand-mère, Playa (1981-Fakir du Vivier), fut achetée à Pierre-Désiré Allaire et est devenue l’une des matrones de l’élevage maison, ancêtre également des classiques Néoh Jiel (deuxième du « Président ») et Ezréal Jiel (placé du Prix de Vincennes et du Saint-Léger des Trotteurs), ainsi que de la semi-classique Eternal Star Jiel et de la toute bonne Elite de Jiel (plus d’un demi-million d’euros de gains).

La case Allaire

Avec Playa, on coche donc la case Allaire, tout comme avec Ukir de Jemma, qui fut deuxième de Queen L dans l’édition 1993 du Prix d’Amérique, sous les couleurs de Jean Luck, en association avec Pierre-Désiré Allaire et sous l’entraînement du fils de celui-ci, Philippe. Ce dernier n’est autre, de surcroît, que le mentor, en son haras de Bouttemont, de Brillantissime (Ready Cash), le père d’Hokkaido Jiel, auquel il fit accomplir la brillante carrière de compétiteur que l’on sait. « Je suis tombé amoureux de Brillantissime, lorsque je l’ai vu se qualifier, à Grosbois, dira Eric Frémiot, le petit-fils de Jean Luck, présent animateur de l’écurie familiale, dans les pas de son grand-père. La suite ne m’a pas détrompé. Du coup, quand le cheval a été syndiqué, nous avons acheté une part. C’était aussi une façon, pour nous, de poursuivre la saga Allaire. »

Quand le cheval a été syndiqué, nous avons acheté une part. C’était aussi une façon, pour nous, de poursuivre la saga Allaire - Eric Frémiot


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