© M. Kentell On ne présente plus la syndication en parts d’étalons. Au fils du temps, elle s’est imposée comme une composante de l’étalonnage et est devenue monnaie courante d’une économie susceptible d’attirer des investisseurs. C’est plus généralement la copropriété qui a le vent en poupe. On en veut pour preuve le développement des associations de propriétaires, tout comme les écuries de groupe qui doivent constituer un axe de prospection majeure du propriétariat moderne. Ce concept de copropriété commence à s’étendre aux reproductrices. Depuis plus d’un an, Club Elevage Trot a ainsi lancé les syndications de poulinières.
Partager les coûts, mutualiser les risques. Qui n’a jamais entendu ces phrases ? Elles sont quasiment devenues les préceptes des propriétaires de chevaux de courses du XXIème siècle. Au sein de la filière, les investisseurs d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier. Que l’on considère que cela est bien ou mal n’est pas le problème. La vérité est ainsi. C’est le monde des courses qui doit s’adapter à l’évolution de la société et non l’inverse. Dans ce domaine, les syndications en parts d’étalons ont montré la voie. Ce n’est pas un hasard si les associations de propriétaires autour d’un même cheval ou de plusieurs se sont multipliées ces dernières années.
Les écuries de groupe n’ont jamais été autant dans l’air du temps et surtout actives même si, dans ce domaine, le galop a un temps d'avance. C’est bien qu’elles répondent à des attentes et des envies de vivre à plusieurs les joies et les déceptions qui parsèment le chemin du propriétariat. Il n'y a qu'à se rappeler le jour du Critérium des 5 Ans (Groupe 1) l'émotion des copropriétaires venus du Nord de Josh Power (Offshore Dream) regroupés sous l'entité Ecurie BG TROT pour s'en convaincre. S’adapter passe par de nouvelles pratiques et de nouvelles offres. Après les étalons et les chevaux de courses, l'élevage commence à s'ouvrir à ce concept de copropriété. On en veut pour preuve le lancement par Club Elevage Trot au printemps de l'an dernier de syndications de poulinières.
Le fonctionnement repose sur une idée simple : permettre au plus grand nombre d’accéder à l’élite de l’élevage français. Comment ? En devenant propriétaire de parts de 10 % de juments aux grandes origines, saillies par les meilleurs étalons du stud-book. Ce modèle se veut un moyen de démocratiser l’élevage de haut niveau et veut participer à la dynamisation de la filière. Pour ses concepteurs de Club Elevage Trot, il offre "aux néophytes l’opportunité de s’initier en toute sécurité, avec un accès direct au très haut niveau et des risques financiers limités". Les frais liés à l’entretien, aux soins et à la reproduction sont en effet mutualisés. Par ailleurs, toute la partie administrative est prise en charge par Club Elevage Trot. Comme pour les parts d’étalons, une convention d’indivision est établie pour chaque poulinière et pour chacun de ses produits, garantissant une transparence juridique optimale.
© R. Ostrovskaya
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