© Aprh La forme d'Anthonin Favris ne se dément pas. Que soit comme entraîneur ou driver, le jeune professionnel normand connaît une belle réussite.
1.- L’écart triple zéro
Ses trois dernières courses en qualité de driver, aux commandes de ses pensionnaires, se sont soldées par une victoire. Écart triple zéro pour Anthonin Favris dont l’effectif affiche actuellement cinq victoires en quatorze sorties en 2026. Actif depuis 2022, l’entraîneur de 25 ans nous éclaire : "Les bons résultats actuels enchaînent sur notre très bonne année 2025 avec trente victoires avec moins de 300 partants. En fait les chevaux qui nous avions arrêtés l’été dernier pour l’hiver répondent présent, comme Look des Caillons et Morny de Trouville". C’est un choix nouveau pour l’entraîneur. "Auparavant, j’étais saisonnier en misant sur les hippodromes sur herbe et mes chevaux étaient arrêtés l’hiver. L’écurie a grandi, il a fallu s’organiser différemment."
2.- L’itinéraire d’un enfant de la balle
Petit-fils de Jean-Pierre et Jacqueline Hardy, les éleveurs des Caillons, Anthonin Favris a passé une part de sa jeunesse sur leur site où entraînait son oncle Hubert Hardy. "À 10 ans, je sortais des chevaux avec mon oncle (frère de la mère d’Anthonin, Sonia Favris)." Le décès accidentel du professionnel en 2015 est douloureux et change la vie. "Comme j’avais des facilités à l’école et compte tenu de la disparition de mon oncle, mes parents m’ont demandé de suivre un cursus général. J’ai fait un bac scientifique." Mais la passion reste chevillée au corps et Anthonin Favris drive en amateurs "grâce à la confiance de mon grand cousin Sébastien (Hardy)". Après son bac, il raccroche la filière des courses en suivant un BTS en alternance à l’AFASEC de Grosbois, avec Sylvain Roger comme employeur.
3.- La continuité familiale
Après plus de trois ans au service de Sylvain Roger, Anthonin Favris va reprendre le flambeau familial, sur le site des Caillons, à Boucé, dans l’Orne. La transition se fera en douceur. "Un jour, chez mes grands-parents, j’assiste au retour de quatre chevaux, renvoyés par leurs entraîneurs. Avec ma compagne, Camille Legrain, on a décidé de les reprendre. On travaillait tous les deux et on s’en occupait le soir. On a eu la chance de tomber sur Hypso des Caillons." La machine est lancée.
4.- Les "K" dorés
Également installé sur le site des Caillons, Damien Lecroq prodiguera aussi ses conseils. "Cela a duré un an et demi. Je travaillais alors à mi-temps pour l’Écurie Montesson, à cinq minutes de l’établissement de mes grands-parents. Et puis il y a eu la génération des "K"." Sur neuf débourrés, huit se qualifient et gagneront ensuite sous l’entraînement d’Anthonin Favris. "Cela m’a poussé à m’installer à plein temps." Ces "K" dorés se nomment Kash des Caillons (150.000 € de gains désormais), Kosca des Caillons, Kasa Djanga… Aujourd’hui à la tête d’un effectif d’une trentaine d’éléments, le professionnel évolue avec une autorisation d’entraîner, un statut plus subi que choisi : "J’aimerais bien devenir entraîneur public mais il faut pour cela suivre un stage qui dure environ huit semaines. Pour quelqu’un comme moi, déjà installé, ce n’est pas possible de quitter mon effectif aussi longtemps".
5.- Champion de France de golf
Anthonin Favris a grandi à Trouville. Et y a suivi dans le cadre scolaire une pratique intensive du golf, au club de Saint-Gatien-des-Bois. "J’ai suivi une classe Golf au lycée et ai été champion de France par équipe en moins de 16 ans." Anthonin Favris fait un lien entre le golf et les courses : "Je trouve qu’il y a des similitudes. Dans les deux, il faut être rigoureux et avoir le sens des détails. Et en terme psychologique, il faut savoir garder son calme et se concentrer à chaque trou comme un catch-driver doit le faire à chaque course, y compris après un échec".
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