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Le Mag - 02.10.2026

La vermifugation : gestion raisonnée des parasites

Pendant longtemps, la vermifugation reposait sur un principe simple : traiter régulièrement tous les chevaux d’une écurie selon un calendrier prédéfini. Aujourd’hui, cette approche montre ses limites.

Hannah Cerieys,
DVM, résidente en médecine interne des équidés


L’utilisation répétée des antiparasitaires a favorisé l’apparition de résistances, rendant certaines molécules moins efficaces. Par ailleurs, les antiparasitaires ont également un impact important sur l’environnement.
La gestion du parasitisme doit donc désormais répondre à trois objectifs : prévenir les maladies parasitaires, ralentir le développement des résistances et limiter l’impact environnemental des traitements.
Cette démarche est particulièrement importante en élevage, où se côtoient des chevaux d’âges et d’origines différents, avec des historiques parasitaires variés et des mouvements fréquents entre pâtures et installations.

L’objectif n’est donc plus de « vermifuger les chevaux », mais de contrôler le parasitisme de manière raisonnée afin de préserver l’efficacité des traitements pour les années à venir.

L’utilisation répétée des antiparasitaires a favorisé l’apparition de résistances, rendant certaines molécules moins efficaces.


Rappel des principaux parasites digestifs


1-Les petits strongles
Les petits strongles, que l’on appelle aussi cyathostomes sont les parasites digestifs les plus communs et répandus. Ils sont présents dans tous les élevages. Ils peuvent être responsable de diarrhée, amaigrissement (image 1) et de coliques (image 2).
Les chevaux se contaminent par ingestion de larves présentes sur la pâture (image 3). Les larves se retrouvent par la suite dans le gros intestin et peuvent s’enkyster dans la paroi de ce dernier pour une longue période. La période d’enkystement ou de désenkystement massifs de larves de cyathostomes peut créer une inflammation fulgurante de la paroi du gros intestin et entrainer une maladie grave : la cyathostomose larvaire. Lorsque les larves sont enkystées, elles sont plus difficilement atteignables par les vermifuges. Les larves se transforment ensuite en adultes qui pondent des œufs. Les œufs seront excrétés dans les crottins. Les œufs sont sensibles aux conditions environnementales extrêmes (chaleurs, sècheresse, gels). Les vermifuges ayant une efficacité contre les cyathostomes adultes sont l’ivermectine, la moxidectine, en moindre mesure le pyrantel et le fenbendazole. Les larves sont plus difficilement traitables avec ces molécules.

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