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Impala de Val et son entourage
Actualité - 20.10.2026

Quel hiver pour Impala de Val, le meilleur trotteur monté ?

Ses faits d’armes sont nombreux lors des derniers mois et en font le meilleur performer monté de l’époque. Impala de Val est devenu le trotteur le plus rapide du monde sous la selle, lors de son succès dans le Prix Paul Delanoë, le 2 juin dernier, en signant la réduction kilométrique d'1'09''5. Puis il a gonflé son compteur de victoires pour le porter à sept en 2026. Il reste sur une passe de cinq dans les Groupes, une rareté à ce niveau. Et il est le trotteur monté ayant accumulé le plus de gains lors des douze derniers mois. Le meilleur trotteur monté du monde nous donne maintenant rendez-vous pour le meeting d’hiver. Rencontre avec son entraîneur Pierre-Edouard Mary.

Le numéro 1 mondial des trotteurs montés se prépare en Mayenne, comme toujours, dans l'agglomération lavalloise, chez son entraîneur Pierre-Edouard (dit Peter) Mary. Impala de Val (Viking de Val) doit refouler la cendrée parisienne vite, quelques jours après le lancement du meeting d'hiver 2026/2027. Il est en effet prévu qu'il dispute le Prix Reynolds (Groupe 2), le 5 novembre. Peter Mary nous parle de son champion, de son programme et se livre sur son "impossible" rêve.

24h au trot.- Comment abordez-vous le meeting d’hiver avec le trotteur numéro 1 du trot monté ?
Pierre-Edouard Mary.- C’est vrai qu’il a maintenant le statut de crack. Mon envie est évidemment de ne pas changer de dynamique et de tout faire pour que ça dure le plus longtemps possible. Après, tout l’enjeu est de l’avoir à chaque fois au mieux. Avec les chevaux normaux, tu les arrêtes souvent parce qu’ils sont arrivés dans leurs gains. Avec lui, on n’est pas dans le même cas. Il a des bonnes facultés de récupération et je fais mon boulot du mieux possible pour qu’il soit toujours à 100 % dans ses courses. Il a fait une semaine de promenade après sa dernière victoire.

Avez-vous fait son programme pour l’hiver ? Combien de fois le verra-t-on ?
P.E.M.- Je ne me suis pas encore projeté sur l’an prochain. Je sais qu’il a trois courses jusqu’à la fin de l’année, dont la première le 5 novembre (Prix Reynolds). Elles sont bien espacées, on a un mois de moyenne entre deux courses. Le laps de temps est bon. Il faut maintenant qu'il se mette bien à chaque fois.

Ses engagements à venir en 2026
■ 5 novembre : Prix Reynolds (Gr.2) - 2.175m. Grande Piste
■ 3 décembre : Prix Paul Buquet (Gr.2) - 2.850m. GP
■ 26 décembre : Prix Jules Lemonnier (Gr.2) - 2.175m. GP

Top 5 des trotteurs les plus riches lors des 12 derniers mois glissants au monté
(du 21/10/2025 au 20/10/2026)
1️⃣. Impala de Val (Viking de Val) – H8
12 courses – 9 victoires – 433.350 €
2️⃣. Munhoa Védaquaise (Ready Cash) – F4
14 courses – 7 victoires – 396.750 €
3️⃣. Lionheart (Falcao de Laurma) – M5
7 courses – 4 victoires – 383.600 €
4️⃣. Miss des Besaces (Memphis du Rib) – F4
14 courses – 2 victoires – 374.000 €
5️⃣. Iguski Sautonne (Village Mystic) – M8
2 courses – 1 victoire – 327.600 €

Son invincibilité actuelle est-elle une "obsession" ?
P.E.M.- Non car on reperdra, c'est la loi du sport. On ne peut pas rester invaincu ad vitam aeternam. Maintenant, c’est quand même important de réaliser une telle série pour un "vieux". Rester sur cinq victoires de Groupe à cet âge-là, à ce niveau-là, c'est extraordinaire. C'est vrai qu'il casse un peu toutes les statistiques.
→ Remarque : depuis les années 2000, Clegs des Champs (Legs du Clos) a réalisé une série de cinq victoires de Groupe sous la selle en 2021, sur la période de mars à août. Le record du genre au XXIème siècle est l’apanage de Quemeu d’Ecublei (Jet Fortuna) qui a gagné sept courses consécutives sous la selle de décembre 2009 à avril 2010 dans des épreuves de haut niveau mais pas toutes labellisées Groupe à l’époque.

Est-ce que le cheval a changé chez vous depuis un an ? Est-il meilleur au travail ?
P.E.M.- Non pas vraiment. Ce sont plutôt ses résultats qui prouvent qu’il est encore meilleur. En fait, je peux dire qu'il est arrivé à maturité. Il est peut-être encore plus beau qu'avant mais je ne peux pas parler de transformation. Il n'a pas repassé deux vitesses le matin à la maison. Il travaille toujours tout seul car il ne supporte pas de s'exercer avec les autres. De manière générale, j'aime travailler mes chevaux seuls et j’en ai énormément qui s’entraînent ainsi et lui en fait partie, a fortiori, car c’est une obligation avec lui. Autant il aime monter sur le ring et affronter ses adversaires en course, autant le matin il ne peut pas travailler avec un autre. Dans ce cas, il fait n'importe quoi. Il travaille peut-être à un rythme un tout petit peu plus élevé que d'autres chevaux, mais pas beaucoup. Je n'ai pas un gros écart avec un cheval comme Just Bird par exemple. Ils ont un style différent. Il va vite mais ce n'est pas lui qui va le plus vite chez moi.

Y a-t-il une course que vous avez cochée plus que d’autre cet hiver ? Une course qui serait l’objectif principal ?
P.E.M.- Non et je vais vous faire ici la même réponse qu'au début de notre entretien. En fait, toutes les courses d’Impala sont cochées, préparées spécifiquement et visées. Elles sont toutes d'importance équivalente. Ce qui me tient personnellement à cœur, ce sont des dates ou des occasions spéciales. Et des dates, on en a coché avec lui. Comme gagner le Prix Georges Dreux la dernière fois pour Eric (Lambertz, éleveur et copropriétaire). Ou gagner à Laval le jour de l'anniversaire d'un de ses copropriétaires, Hervé Lamy. Je l’ai fait aussi gagner à Craon en 2022, sur quasiment la terre natale de Jean-Pierre Derouet, dont il porte la casaque (Ecurie JP And Co), pour lui offrir sa première victoire sous ses couleurs. C’était un beau symbole pour un entrepreneur mayennais (cofondateur du groupe V&B), très impliqué dans le tissu local. Je l’ai aussi fait gagner à Laval le Prix Jean Mary (N.D.L.R. : grand-père de Peter Mary) le jour de l’anniversaire de ma maman. Beaucoup d’émotions encore. Voilà des dates qui me tiennent à cœur. Evidemment, il y a une course que je rêverais de cocher avec lui lors de l’hiver à Vincennes, c’est le Prix de Cornulier. J'ai le cheval pour la course mais il n’a pas le droit de la courir (N.D.L.R. : la course est fermée aux hongres).

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5 victoires consécutives dans les Groupes
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À l'image d'un slogan commercial, Impala de Val se mue en
Vous évoquez le Prix de Cornulier évidemment. Parlons-en. Comment vous situez-vous par rapport au règlement actuel -et de toujours ?
P.E.M.- Ce que j’aimerais ? C’est que dans la finale des Cornulier Races, on ait les meilleurs chevaux du monde. Et en fait, ce n’est pas le cas. J’aimerais évidemment qu’Impala puisse y participer dans cette logique. Il faudrait à mon sens un système de sélection via des paramètres objectifs. Je ne penche pas pour une invitation, on n’est pas en Suède. Mais il pourrait y avoir un système de qualification ouvert aux meilleurs hongres qui donnerait un billet pour le Prix de Cornulier. Ou mettre en place d’autres critères spécifiques. Bref, mettre des conditions de course drastiques pour laisser la possibilité à un top hongre de participer au rendez-vous des meilleurs. Il est hors de question de l’ouvrir à tous les hongres, je ne souhaite pas tout changer, tout métamorphoser. Il faut garder l’esprit du "Cornulier" mais en faire aussi la rencontre événement entre tous les meilleurs trotteurs montés.

Et en tant que professionnel, vous êtes bien sûr prêt à affronter tous les enjeux de la plus importante course montée du monde ?
P.E.M.- Le discours de beaucoup de gens, c'est de dire que c'est plus facile d'entraîner un hongre qu'un entier. Je ne trouve pas ça vrai dans mon cas, avec toute l’expérience dont je dispose à présent. Je prépare chaque course d’Impala de Val comme un "Cornulier" en fait. Et je n'ai jamais entraîné de crack entier ou une femelle équivalente d’Impala. Donc je ne sais pas vraiment ce que c'est que de préparer un Groupe 1 et d'arriver à 120 % le jour J. Ce que je sais en revanche, c’est qu’Impala doit être à 100 % toute l'année. Il y a des grands entraîneurs qui sont capables de vous amener un cheval à 120 % le jour du Groupe 1. Je ne possède pas cette expérience là mais l'aurais peut-être un jour avec une femelle ou un entier.

Est-ce qu’Impala pourrait avoir des ambitions à l’attelé ?
P.E.M.- Il pourrait mais il a un tel programme monté qu’il ne peut pas être partout. Il a beaucoup moins de maniabilité à l’attelé qu’au monté. Courir au Sulky, ce serait se mettre des bâtons dans les roues en fait, surtout pour affronter Idao de Tillard, Inexess Bleu et compagnie. Ce serait entre guillemets "contre-productif" de vouloir mettre mon cheval à l'attelage alors que, aujourd'hui, au niveau santé, il est cool et peut donc réaliser sa carrière sous la selle. À l’attelé, comme il a moins de maniabilité, notamment au départ, il lui faudrait faire le tour de ses opposants. J’ai l'impression que ce serait contre-productif même s’il a une belle classe d’attelage. Il l’a notamment prouvée lors d'une victoire à Meslay-du-Maine à l'âge de 6 ans dans la très bonne réduction kilométrique d'1'12''1 sur longue distance. Il était alors déferré des quatre pieds pour la première fois.

Votre effectif est limité avec une grosse vingtaine de chevaux à l’entraînement. Votre téléphone doit pourtant sonner ?
P.E.M.- Pas tant que cela. Mais, de toute façon, c’est une volonté de ma part de rester fidèle à mes convictions et de ne pas aller au-delà de mon nombre de chevaux actuels. Je ne veux pas dépasser les 25 chevaux avec le site dont je dispose. Je suis fidèle à ma façon de travailler et je ne veux pas tout bouleverser parce que j’aurais peur de tout "casser". Par contre, je sélectionne avec comme mot d’ordre qualité, qualité, qualité. Ma logique : le cas par cas et la qualité.
Le "Cornulier" devrait être la rencontre entre tous les meilleurs trotteurs montés.
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La machine à trotteur Impala de Val

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