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Actualité - 16.10.2026

L'Europe du trot veut faire masse commune

Réunis en Conseil d'administration de l'UET, en fin de semaine dernière à Turin, les membres de l'association ont réitéré leur souhait de voir leurs opérateurs de paris respectifs coopérer à l'établissement d'un programme de paris en masse commune sur les étapes de l'UET Elite Circuit.

Le succès de ce championnat européen, dont Go On Boy (Password) a été le leader encore cette saison, avait déjà conduit l'assemblée à exprimer ce souhait en mai, en Suède. Sa réitération souligne une volonté partagée par tous les pays hôtes du circuit. L'expérience du World Pool, mais aussi d'autres opérations de simulcast international menées par le PMU dans le monde entier, montre que l'élargissement d'une masse commune peut contribuer efficacement aux ressources des organisateurs. Le périmètre européen d'une telle entreprise au trot ne permettra certes pas de recueillir les masses d'enjeux supplémentaires originaires de l'Asie, en particulier, mais rien n'interdit de démarrer sur des bases existantes et éprouvées pour explorer ensuite d'autres frontières. Réunir des pays pratiquant en priorité le pari mutuel est un autre atout.
Selon Guillaume Maupas, secrétaire général de l'UET, la balle est désormais dans le camp des opérateurs de paris, et notamment du PMU, qui possède une grande expérience en matière de masse commune internationale. "Nous avons voulu leur dire que les membres de l'UET en faisaient une priorité", a-t-il précisé.
Seize étapes et une finale composent actuellement l'UET Elite Circuit. Une 17ème étape sera ajoutée pour l'édition 2027-2028 avec le Prix Gaetano Turilli, disputé en décembre à Rome, idéalement placé entre la première étape, le Prix des Nations, le 1er novembre à Milan, et la deuxième, qui n'est autre que le Prix d'Amérique Legend Race. Le premier "Turilli" intégré au championnat se déroulera donc en décembre 2027.
Guillaume Maupas s'est félicité, comme les autres membres de l'UET, du succès de l'UET Elite Circuit, dans lequel de nombreux concurrents jouent le jeu pour gagner leur place dans la finale, à l'image du Grand National du Trot. Le successeur de feu le Circuit Européen remplit donc son rôle fédérateur.
Rappelons que les 500.000 € alloués à la finale sont financés par le pays qui accueille cette dernière étape et les hôtes de chaque Grand Prix à parts égales, le budget précédemment alloué aux championnats des 3 et des 5 ans venant en complément.

L'élevage trotteur européen recule partout

Le point de situation réalisé par les pays membres de l'UET lors du dernier Conseil d'administration laisse apparaître un recul général du nombre de juments saillies. La proportion de cette baisse n'est pas la même partout : si elle se situe autour de 4 % en France et en Suède, par exemple, elle peut atteindre 20 % en Allemagne ou au Danemark, selon Guillaume Maupas.
L'assemblée s'est dite très préoccupée par ce phénomène, car il peut d'ores et déjà avoir des conséquences importantes dans les juridictions les plus exposées.
Les raisons invoquées pour l’expliquer à l’échelle continentale sont multiples. On peut néanmoins retenir trois points de convergence :
◆ L’augmentation des coûts de l’élevage, conjuguée à un volume de débouchés en baisse, faute d’un nombre suffisant de propriétaires. C’est la priorité retenue par la plupart des membres.
◆ Le manque de main-d’œuvre dans ce secteur, dans de nombreux pays.
◆ Une forte exigence des défenseurs de la cause animale, en particulier en Scandinavie.
Plusieurs pays, dont la Suède, ont aussi pris des initiatives pour relocaliser le plus possible leur production sur leur territoire. Cette piste serait également explorée par d’autres juridictions.
Le cas de la France est particulier. D’abord, le trot français gère son propre livre généalogique, ce qui lui permet de fixer les règles de production de la race. Ensuite, la production française est depuis longtemps en surproduction, et une baisse marginale du nombre de juments saillies n’est pas préoccupante en soi. La France produit, bon an mal an, environ 9.000 poulains par an, dont une moitié est absorbée par la compétition. Néanmoins, si les chiffres actuels sont en phase avec les orientations du Commission de l'élevage de la SETF, le fait qu'ils dépendent de facteurs extérieurs pose le problème de leur maîtrise. Une production devenue structurellement insuffisante pourrait vite enrayer la progression continue du Trotteur Français dans ses performances. La taille et la diversité d’un réservoir génétique sont parmi les garants de sa progression.

Une nouvelle fenêtre PMU pour les réunions secondaires
Dimanche dernier 11 octobre, le PMU a commencé une série de tests qui pourrait transformer le quotidien des parieurs traditionnels et optimiser les revenus de réunions secondaires. Jusqu’alors réservées aux seuls paris en ligne, ces réunions seraient proposées également sur le réseau principal de l’opérateur, en situation de monopole sur ce périmètre, sans pour autant diffuser les images du direct de ces réunions pour éviter de congestionner l’antenne d’Equidia. Pour suivre ces courses en direct, il faudra se connecter au service de Web TV Equidia Racing.
L’accueil du public semble positif. Jusqu’à présent, certaines réunions dites hybrides étaient en partie diffusées sur la chaîne TV, et en partie sur Racing, comme c’était encore le cas dimanche à la fin de la réunion Premium de Nancy, par exemple. Le procédé a aussi souvent été utilisé pour couvrir les réunions internationales de haut niveau, notamment en Angleterre en été.
Il est difficile de mesurer l’impact immédiat de cette nouveauté sur le chiffre d’affaires, d’autant que l’essai se fait sans tambour ni trompette. La course la plus populaire de cette réunion au trot à Rambouillet a généré plus de 43.000 € au simple gagnant, contre 142.000 € juste avant à Lyon la Soie, et 189.000 € ensuite à Auteuil. C’est toutefois bien supérieur au résultat sur le même pari d’une réunion en exclusivité sur le web à la même heure.
Les prochains tests auront lieu samedi 17 octobre à Dax (Plat/Obstacle), le lendemain à Tarbes (P), le dimanche suivant à Saint-Brieuc (P), puis le 31 octobre à Mauquenchy, au trot.
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Guillaume Maupas

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