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Actualité - 12.05.2022

Hippo'Fest : et Caen fait la fête avec les Ducs

La grande réunion du printemps de Caen, celle connue sous le label des Ducs de Normandie, connaît de nombreux changements cette année. Son jour d'abord qui passe de mercredi à samedi permet de coupler l’affiche à une opération festive vers la jeunesse. La communication joue à plein depuis plusieurs jours sur les codes étudiants, dans une ville justement qui compte un important effectif étudiant.
La réunion voit aussi sa composition évoluer. Le transfert à l’automne du Saint-Léger des Trotteurs (Gr.1) n’interdit pas aux meilleurs 3 ans montés de participer à la fête, dans un Groupe 2, alors qu’un Groupe 3 destiné aux meilleurs 4 ans vient s’ajouter à l’affiche. De fait, le casting de samedi à Caen aura vraiment fière allure avec de nombreux champions en piste.

Le concept de Fest (pour festival) fait florès un peu partout. Des grandes marques créent leur Fest, la musique avait lancé la manœuvre avec son HellFest en 2006, lui-même héritier du FuryFest. À Caen, la grande réunion du Prix des Ducs de Normandie se coule cette année dans l’Hippo’Fest. Promesse d’une longue séquence de loisir et plaisirs qui accompagneront les courses avec tout ce qui "ambiance" le Fest : les concerts, le beer village, de multiples offres de restauration. Tout cela est rendu possible par le déplacement de la journée du mercredi au samedi.
La journée de la fête par excellence
Pour faire rapide, la réunion des Ducs de Normandie passe du mercredi, le jour des enfants et retraités, au samedi, celui de la jeunesse, de ceux qui sortent et en fait de tout le monde. Gilles Ribot, régisseur des hippodromes de Caen et Cabourg, nous a confié ce mercredi lors de la séance de qualifications des 2 ans sur le site de la Prairie : "Je suis extrêmement heureux de voir cette réunion déplacée un samedi. Je pense que le positionnement au samedi va être très bénéfique pour faire découvrir notre sport. Le changement de jour va être propice pour changer la thématique de la journée."


Une forte réponse des étudiants
Avec une population étudiante qui dépasse les 30.000 membres, Caen est une ville de jeunesse, qui bouge et fait la fête. Les services de communication et de marketing de LeTROT ont communiqué sur les réseaux sociaux vers cette cible. Les comptes Facebook, Twitter, Instagram et autres ont fait le reste. Le concept d’Hippo’Fest s’est répandu comme une traînée de poudre auprès des BDE (bureaux des élèves) des écoles caennaises et autres universités. Beaucoup ont partagé l’info. Le BDE de l’Ensicaen et de l’Ecofac de Caen, parmi d’autres, l’ont relayé. Gilles Ribot nous a déclaré sur le sujet : "Le service Communication et Marketing de LeTROT a beaucoup travaillé sur l’accueil destiné aux jeunes, étudiants et élèves des grandes écoles. On sait déjà qu’il y a une réponse très forte de leur part. On attend beaucoup de monde mais on est aussi dans la nouveauté et l’expectative. On a réfléchi et travaillé pour accueillir beaucoup de monde. Les équipes ont été renforcées, que ce soit pour la prise de paris, aux entrées, dans les parkings. Cette année, la ville de Caen met à notre disposition en parking tout le boulevard Koenig."


Des partenaires qui parlent aux jeunes, sans oublier la municipalité
Gilles Ribot a évoqué le soutien des services municipaux caennais. Difficile d’envisager une réunion comme celle des Ducs, sur le site si particulier de la Prairie, véritable poumon de la ville, sans l’adhésion de la mairie. Mais cela va toujours mieux en le disant. Quant aux partenaires hors secteur hippique de l’Hippo’Fest, ils parlent aux jeunes et aux locaux : que ce soit V&B, le Big Band Café (BBC, une salle de concert d’Hérouville) et bien sûr France Bleu Normandie. Bref, tous les indicateurs se présentent bien pour samedi, avec l’annonce d’un grand beau temps au surplus, ce que confirme Gilles Ribot : "D’autres indicateurs sont aussi positifs comme la réservation du restaurant panoramique qui est presque complet (le mercredi). C’est mieux qu’en 2019 avant la période Covid par exemple."
Sessions samedi sur l'hippodrome de Bagboy, Indigo Birds et d'autres.


Le programme de l'Hippo-Fest

La semaine qui met Caen sous les sunlights
Avec une réunion en semi-nocturne lundi, la première séance de qualifications de 2 ans au planning de mercredi et la grande réunion des Ducs de Normandie de samedi, l’hippodrome de Caen n’a pas quitté le devant de l’actualité lors de la semaine. Gilles Ribot fait la synthèse de cette actualité : "C’est une très belle semaine qui poursuit un mois de mars très riche à Caen avec de nombreuses réunions Premium et deux Quintés+. La séance de 2 ans, avec la lettre K, a vu plus de 150 jeunes trotteurs en piste. La journée des Ducs est toujours une journée très attendue. Avec le Quinté+, quatre Groupes et neuf courses au total, elle s’annonce magnifique."


UNE AFFICHE - QUI GAGNE UN GROUPE ET PERD UN CLASSIQUE - ENCORE PLUS BELLE ?

Avec quatre Groupes (trois Groupes 2 et un Groupe 3) au programme, sans oublier les très bonnes épreuves satellitaires comme les courses européennes Prix du Calvados (au monté) et Georges Dreux (à l’attelé), l’affiche de Caen a été remaniée.

Le cas des 3 ans montés et du Saint-Léger des Trotteurs
D’un point de vue qualitatif, on perd le Saint-Léger des Trotteurs, qui était le Groupe 1 de la réunion (et le seul disputé à Caen) et l’épreuve classique qui renvoie aux origines du trotteur français par excellence. Il reste sur le site mais se voit déplacer à l’automne. Samedi, il est remplacé par le Prix Pierre Gamare, un Groupe 2 pour la même catégorie (les meilleurs 3 ans montés). L’impact de cet "échange" est difficile à mesurer. Les absences dans le Prix Pierre Gamare cette année de Joyeuse, Jubilé Prior et Junon du Léard auraient-elles aussi eu lieu avec l’offre de Groupe 1 proposée par le Saint-Léger ? Peut-être pas. Il reste que les meilleurs 3 ans montés ont donc toujours une épreuve à leur disposition à Caen dans la journée des Ducs. Quant au Saint-Léger des Trotteurs, Gilles Ribot nous ajoute : "Le déplacement du Saint-Léger des Trotteurs va donner une deuxième date importante à l’automne. Tant mieux car Caen est une place importante. C’est une piste importante pour les jeunes chevaux et possède aussi sa spécificité avec sa corde à droite et sa grande piste de deux mille mètres de tour et ses grands rayons."

Un Groupe en plus pour les meilleurs 4 ans : un potentiel exceptionnel
Si on retrouve les deux piliers caennais de la réunion avec le Prix des Ducs de Normandie (Gr.2) et le Prix Henri Ballière (Etrier 4 Ans Qualif 2), la création du Prix Guillaume le Conquérant (Gr.3) apparaît comme une véritable réussite. Le statut de Groupe 3 de l’épreuve ne doit pas cacher son ADN véritable d’un Groupe 2 déguisé qui prend sa place sur la route du Sulky 4 Ans Finale – Critérium des 4 Ans, positionné en septembre. L’affiche que propose d’emblée la première édition avec un nouveau clash entre Idao de Tillard (Sévérino) et Izoard Védaquais (Bird Parker) est le deuxième moment phare de la journée, avec les Ducs. Voilà un renfort de poids au programme caennais qui offre aussi une parité au meilleur niveau entre les épreuves attelées (2 Groupes) et montées (2 Groupes). La réception par les professionnels, en l’occurrence Thierry Duvaldestin (pour Idao de Tillard) et Philippe Allaire (pour Izoard Védaquais), tend à prouver qu’une telle épreuve, hors Vincennes, est une option intéressante pour les meilleurs 4 ans. Le challenge d'Izoard Védaquais est par ailleurs spécifique. Le fils de Bird Parker qui n'a jamais conclu plus loin que deuxième en seize sorties se produira pour la première fois sur une piste à main droite. Une considération supplémentaire pour disséquer le Prix Guillaume le Conquérant sous tous les angles samedi.

Voilà en tout cas ce qui rend le programme 2022 à la fois différent et encore plus intéressant que celui des précédentes années.

Izoard Védaquais, une première corde à droite samedi

© Aprh

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